Camille Albert. Une architecture entre éclectisme, historicisme et régionalisme
Fréret-Filippi Manolita ; Loyer François
CREAPHIS
25,35 €
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EAN :9782354280192
Ce livre retrace la carrière spectaculaire de Camille Albert, né en 1852 dans les Hautes-Alpes et mort en 1942 à Fécamp, formé à l'Ecole des beaux-arts de Genève, installé à Paris mais véritablement "lancé" à Fécamp grâce à la confiance que lui ont accordée les édiles locaux, dont l'industriel Alexandre Le Grand, "inventeur" de la Bénédictine, palais-usine, aujourd'hui l'un des monuments les plus visités de France. L'irrésistible ascension sociale de Camille Albert est également due à son statut d'architecte municipal: auteur de nombreux bâtiments publics et privés, il a recomposé, sous la Troisième République, le paysage urbain de Fécamp et le paysage balnéaire des alentours (villas, châteaux). Ce livre décrit la rencontre de trois personnages aux destinées exceptionnelles: un architecte (Camille Albert), un industriel (Alexandre Le Grand) et un élu local (Charles Le Borgne, maire de Fécamp jusqu'en 1900), dans ce moment particulier de la fin du XIXe siècle et des premières décennies du XXe siècle (1880-1920). Le "personnage" principal de cet ouvrage est surtout la ville de Fécamp, port maritime, qui a vécu à cette époque une transformation exemplaire. L'iconographie riche en plans et dessins provient de sources inédites pour la plupart, et de fonds privés et publics exceptionnels. Des photographies contemporaines des oeuvres de Camille Albert à Fécamp et dans les environs complètent l'illustration de l'ouvrage. Biographie de l'auteur Manolita Fréret-Filippi est historienne et historienne d'art. Elle a soutenu en 2004, sous la direction de François Loyer, sa thèse de doctorat en histoire et civilisation du monde moderne (université de Versailles / Saint-Quentin-en-Yvelines et ENSAV) intitulée "Un historicisme régional sous la IIIe République. Camille Albert (1852-1942), architecte de la ville de Fécamp". Chargée de mission de 2004 à 2008 pour le secrétariat de la Commission du vieux Paris (DHAAP, mairie de Paris), elle enseigne l'histoire de l'art et de l'architecture depuis 2000, notamment à l'Ecole d'architecture de Normandie et à l'ENS-Cachan, département design. François Loyer est historien d'art et d'architecture, spécialiste des XIXe et XXe siècles, et directeur honoraire de recherche au CNRS. Il est notamment l'auteur de: Le Siècle de l'Industrie (Skira, 1983), L'Immeuble et la Rue, Paris, XIXe siècle (Hazan, 1987). Histoire de l'architecture française. De la Révolution à nos jours, (Mengès / Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, 1999), Le Régionalisme, architecture et identité (Fr. Loyer et B. Toulier dir., éd. du Patrimoine, 2001).
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Nombre de pages
236
Date de parution
05/02/2009
Poids
558g
Largeur
165mm
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EAN
9782354280192
Titre
Camille Albert. Une architecture entre éclectisme, historicisme et régionalisme
Auteur
Fréret-Filippi Manolita ; Loyer François
Editeur
CREAPHIS
Largeur
165
Poids
558
Date de parution
20090205
Nombre de pages
236,00 €
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Résumé : A travers le parcours d'une interne en psychiatrie, ce texte témoigne d'une pratique médicale et d'une vision du soin en train de se forger. Il interroge la genèse du métier de psychiatre et tente de définir des notions centrales dans la formation : l'intime, l'écoute, le rôle. Dans une mise en récit de rencontres et de consultations psychiatriques, l'auteur rend compte de sa subjectivité dans le lien avec le patient et aborde la relation de soin comme des intimes en présence. Une écriture vive et rafraichissante, non dénuée d'humour, qui vient déjouer la tendance standardisée de la médecine et de la psychiatrie.
Soixante-quinze ans avant la Révolution française et l'ultime réunion des états généraux en mai 1789, Nicolas Fréret (1688-1749), historien des "temps reculés", rédige un Mémoire sur les états généraux, manuscrit conservé à l'Institut de France et demeuré inédit. Embastillé durant la dernière année du règne de Louis XIV (1714-1715), Nicolas Fréret se veut soucieux d'échapper aux "fables" qui, selon lui, obscurcissent les origines, le développement et la nature même de la monarchie française. L'historien s'attache à montrer le caractère essentiel des états généraux. Il affirme que la mise en sommeil depuis plus d'un siècle (la dernière réunion des états a eu lieu à Paris en 1614) d'une institution indissociable, selon lui, de la monarchie révèle une dangereuse dérive despotique de l'Etat. Si, au fil des règnes successifs, les états généraux n'ont pas cessé de ressurgir à l'initiative des peuples, les tentatives de refoulement ou d'occultation n'ont jamais cessé de la part de rois attachés à leur pouvoir personnel et souvent mal conseillés. Mais l'oubli des états généraux dans les "derniers temps" est le signe majeur d'un triomphe durable du "pouvoir arbitraire" qui redoute le frein que pourrait exercer une instance qui a su s'ouvrir depuis la fin du Moyen Age à des mutations sociales et juridiques riches d'avenir : l'essor des "communes" et la reconnaissance d'un troisième ordre - le tiers état - égal en droits avec les deux premiers ordres (le clergé et la noblesse). Consacré à la longue histoire de la résistance de la nation française à la fiscalité royale et au despotisme, le Mémoire sur les états généraux de Nicolas Fréret marque une étape décisive dans la pensée politique du siècle des Lumières.
Kazmierczak Hervé - Roland Christophe - Fréret Jér
100 sujets expliqués et corrigés dans trois matières à fort coefficient du bac S : maths, physique-chimie et SVT. Dans chaque matière : des sujets couvrant tout le programme, dont les derniers sujets 2019 ; des corrigés détaillés et commentés ; les bons conseils pour aborder l'épreuve. A la fin de l'ouvrage, les outils du bac pour chaque matière : formulaires, mémentos, lexiques... Notez qu'avec ce livre, vous bénéficiez d'un accès gratuit à toutes les ressources de niveau Terminale du site (annabac.com) : fiches, podcasts et vidéos de cours, quiz, exercices et annales corrigés...
Résumé : Sur l'archipel irlandais d'Aran, surexposé aux éléments, les habitants ont construit des milliers de murets de pierre sèche pour délimiter des parcelles cultivables. Que révèlent ces paysages témoins d'une histoire ancestrale qui interroge notre relation complexe à la terre ? Ce livre est une sorte de guide de voyage porté par les regards d'une photographe et d'un philosophe. Si L'Homme d'Aran (1934) de Robert J. Flaherty a rendu mondialement célèbre la puissance d'évocation de ces paysages, Aran prête autant à l'étude scientifique et à la rêverie poétique qu'à la méditation philosophique : ses surfaces témoignent d'une domestication du monde, d'un man's land précaire, à jamais provisoire. L'archipel d'Aran, dans la baie de Galway en Irlande, est un bout du monde occidental surexposé aux éléments. L'érosion a restreint la formation naturelle d'un sol fertile sur ces îles calcaires : leurs habitants ont dû créer de minces parcelles cultivables, délimitées par des milliers de murets de pierre sèche assemblés par gravité. Par un harassant effort collectif, à la seule force de l'énergie musculaire, humaine et animale, et avec très peu d'outils. Ce plateau de maillage de pierres est bordé par de hautes falaises. Le pourtour est ponctué d'énigmatiques " forts " d'architecture préchrétienne. La photographe Beatrix von Conta a fait le voyage d'Aran en 2019. Elle y a poursuivi son travail au long cours sur des " paysages contradictoires ", scrutant la permanence des traces du passé, relevant les signes de résistance et de ruptures inscrits dans les surfaces matérielles. Attentive aux transformations des lieux dans la durée historique, la série se confronte à la mémoire diffuse et involontaire du travail humain, omniprésente, sur cette " île faite main ". Ce livre poursuit le " questionnement sans jugement " de la photographe dans un rapport complexe à une réalité où se mêlent herbe, pierre, air et eau. Le paysage est aussi pour elle une fiction que l'image photographique rend possible. Une réalité nouvelle, offerte par le cadrage et le point de vue. Ces pierres assemblées dans un apparent déséquilibre, auto-bloquées sans liant ni joints, sont autant des obstacles visuels que des voies de franchissement du pas et du regard. Qu'est-ce qui émeut tant dans ses photographies, et de quelle beauté s'agit-il ? Que révèlent ces paysages fabriqués de main d'homme, témoins d'une histoire ancestrale qui interroge notre relation complexe à la terre ? En parallèle du parcours visuel, le philosophe Olivier Gaudin interroge la lente formation du territoire d'Aran, de sa géologie à ses architectures et à ses paysages. La pierre calcaire sombre se retrouve dans toutes les constructions anciennes, sans exception - habitations, églises, tours de guet, phares. Les formes des paysages sont issues d'une très longue hybridation des activités humaines avec les processus spontanés appelés aujourd'hui " naturels ", mais que l'on associait tout aussi volontiers, par le passé, aux intentions de puissances autrement sauvages. Les éditions Créaphis poursuivent avec ce livre une réflexion sur les caractères des paysages et leurs potentialités de résistance face aux menaces qui les environnent. Ce livre est un " vrai faux " guide de voyage nécessaire autant aux futurs arpenteurs qu'à ceux déjà amoureux de l'île, grâce à ces regards d'auteurs à hauteur d'oeil et pas à pas.
Tremper serait-il une spécificité française de l'art de se mettre à table pour le petit déjeuner, le goûter ou le souper ? Que signifient " tremper sa chemise ", " tremper la soupe ", un acier " trempé ", prendre une " trempe " ? Exercice littéraire jubilatoire, foisonnement baroque sur un geste quotidien, un presque rien appétissant où les mots se savourent. " Alors que nous quittions la cuisine, George posa sa dernière question : - ; Is there any book about dipping ? Qu'il ne se soit pas exprimé en français, langue qu'il parle couramment, donnait du poids à sa parole. Je répondis "Non, il n'existe pas de livre sur le trempage' et décidai d'en écrire un. " Dès cet extrait reproduit en quatrième de couverture, le ton est donné : l'auteur a pris beaucoup de plaisir à composer cet essai original. Les problématiques de l'acte de tremper surgissent dès le début de l'ouvrage en un faisceau de questions : " Trempe-t-on différemment à Paris, en province, à l'étranger ? Assembler, est-ce cuisiner ? Tremper, est-ce de la gastronomie ? Existe-t-il des recettes de trempage ? Si vous êtes insensible à ces questions et les considérez futiles, vous ne tremperez jamais. " " Cette pratique humaine et quotidienne concerne davantage les collations que les repas ; les trempeurs exercent le matin au petit-déjeuner et au goûter vers dix-sept heures. " De quoi est donc fait ce petit ouvrage en forme de digressions, dans une pâte quasi mangeable tant sa forme incite à le saisir comme une tartine ? De mots solubles dans des boissons chaudes ou froides ? Tremper serait-il une spécificité française de l'art de se mettre à table pour le petit déjeuner, le goûter ou le souper ? Moins franchement pour le déjeuner ou le dîner. Café, madeleine, soupe. Que signifient des expressions comme " tremper sa chemise ", " tremper la soupe ", un acier " trempé ", prendre une " trempe ", etc. L'auteur nous entraîne dans un voyage étymologique et s'interroge sur un mot qui s'est forgé au cours des siècles. Tantôt invitation à la juste mesure : tremper pourrait signifier tempérer, tantôt affirmation virile (un caractère bien trempé), le mot a évolué dans son sens et son genre, passant du féminin au masculin. " Dans ce dictionnaire, les records de solidité et de liquidité appartiennent pour un extrême à " Acier trempé " (quoi de plus solide ? ) et pour l'autre à " Tremper son vin, par exemple avec de l'eau ", car rien de plus liquide que le trempage d'un liquide dans un autre ". " Le plus dérangeant pour un non-Français, même francophone, restant l'expression " Tremper sa soupe ", qui consiste à verser du bouillon sur des tranches de pain ; c'est alors le liquide qui est plongé dans le solide et non l'inverse ". Est ce une réponse à Perec qui s'interroge malicieusement sur cette expression dans son Je me souviens ? Le texte vante les mérites des matières : de la baguette à la biscotte et n'hésite pas à philosopher sur le boudoir. Le style est vif. Parlant des croissants, Roy les qualifie d'un trait : " droit au beurre ou arqué ordinaire " ; " le chocolat fait penser à un marigot exotique, dont la tartine serait le crocodile ". Sur la madeleine de Proust (rien ne lui échappe), l'auteur considère l'art du repêchage des miettes et on pourra se reporter au passage de La Recherche concernant l'effritement de la madeleine. C'est un exercice littéraire jubilatoire, foisonnement baroque sur un geste quotidien, un presque rien appétissant où les mots se savourent et qui fait appel à tous les sens : la vue (cf. " le contrôle optique ! "), le goût, l'odorat, le toucher et l'ouïe. " Son ouïe enregistre le ruissellement en cascade dans le récipient. Son toucher identifie la température, brûlante, tiède ou glacée. Son odorat décèle l'arôme du café, le fumet du chocolat, la vapeur du thé, le parfum du vin, l'odeur de la soupe. Enfin sa vue autorise l'imaginaire, car semblable à la Pierre de Rêve du lettré chinois, chaque liquide libère les mondes engloutis. " Subtil, l'auteur esquisse une anthropologie de l'acte de tremper (dont il rappelle l'anagramme : " permet ") comme un fait social total et un marqueur de distinction. Ainsi le trempage se différencie du sauçage (acte pour lequel le trempeur " a pied " dans un récipient de faible profondeur). S'il évoque la mouillette, c'est pour la mettre entre parenthèses car n'est pas tartine qui veut et la coque de l'oeuf n'a " pas de bol ". Sucré, salé ou sacré, l'art du trempage appelle une observation fine et ne peut être assimilé sans une technique classificatoire pouvant aller jusqu'à l'esquisse typologique. Certains barèmes sont appliqués : pas de véritable trempage si l'action se fait au bout d'une pique (comme dans la fondue, mêmes les croûtons ou les morceaux de viande sont bel et bien immergés). Le livre se poursuit par des conseils à un jeune public de trempeurs et un cours serré d'apprentissage auprès des jeunes publics. Le livre est enfin et surtout un pastiche de ce que serait une publication universitaire et académique et il en a pourtant la teneur. Très réussi l'exercice tord le texte sur lui-même et se retourne sur plusieurs registres jusqu'à plus soif. Le jeu s'arrête ainsi comme dans un générique (de faim ? ) avec des acteurs qu'on sait proches de l'auteur et qu'on imagine attablés autour de lui pour des séances en forme de leçons. Défense et illustration de l'art de tremper à la française - l'auteur est aussi architecte et collectionneur - et il se dévoile dans une pseudo intimité comme grand amateur des manières de faire et comme grand gourmand. Joyeuse dissertation sur l'origine et l'art de goûter, ce petit livre malheureusement inclassable mais très classieux se déguste du bout des doigts comme un mets précieux. Les chapitres : George O. / Quid ? / Supports / Stabilisateurs / Garnitures / Liquides / Récipients / Invitation au trempage / Basse école / Haute école / Le trempage pour tous / Happy épilogue.