Portrait de la France. Tome 1, Alsace - Midi-Pyrénées
Frémont Armand
FLAMMARION
12,00 €
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EAN :9782081226029
Comme le voyageur, comme le photographe, le géographe Armand Frémont propose avec son portrait de la France une lecture personnelle de nos villes et de nos régions - à la fois érudite et résolument impressionniste. Mêlant aux données scientifiques les saveurs et les cultures de l'Hexagone, il rappelle que les régions sont avant tout la somme des hommes qui y vivent, de leurs activités, de leur passé, de leur culture et de leurs passions, de leurs contradictions et de ce qui les rassemble. À l'heure de la mondialisation, ce maillon essentiel de l'Europe reste au coeur des interrogations les plus actuelles sur l'urbanisme, l'aménagement du territoire, l'immigration, l'écologie ou le patrimoine. Cette nouvelle édition, qui conserve la firme d'un dictionnaire, a été entièrement revue et enrichie (nouvelle introduction, mise a jour systématique de toutes les données chiffrées, ajout de nombreux encarts...). Le tome I traite des régions " Alsace " à " Midi-Pyrénées ". Le tome II traite des régions " Nord-Pas-de-Calais " à " Rhône-Alpes " ainsi que de l'outre-mer. On y trouvera également une bibliographie et un index commun aux deux volumes.
Nombre de pages
567
Date de parution
15/05/2011
Poids
402g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782081226029
Titre
Portrait de la France. Tome 1, Alsace - Midi-Pyrénées
Auteur
Frémont Armand
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
402
Date de parution
20110515
Nombre de pages
567,00 €
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Elle ne regarderait pas la télé. Trop nul. Elle ne téléphonerait pas à son copain de Würzburg. Trop tard. Elle ne chercherait pas à savoir ce que faisait Mathilde avec sa bande. Trop con. Elle se laissait envahir par sa solitude et par le bonheur inquiet de ses vingt ans. Sa mère lui racontait qu'elle avait toujours eu un peu peur lorsqu'elle rentrait le dimanche soir à Caen pour rejoindre sa petite chambre du Gaillon, tout près de la fac. Puis, elle avait peu à peu adopté la ville. Sa grand-mère jadis allait tirer les vaches en chantonnant dans la rosée du matin, pour se donner du courage et parce qu'il faisait bon. Il avait fallu des dizaines de milliers de femmes comme elles, la triolette du Contentin, l'étudiante du Gaillon, l'ouvrière de la Radiotechnique ou de Moulinex, pour faire une ville. Et des hommes pour les aimer de cette passion tranquille qui ressemblait au ciel lorsque les nuages jouent sans hâte avec le soleil. En sus, quelques drames, la misère, le dur travail, la guerre, la crise les avaient tous et toutes durcis jusqu'à ce qu'ils ne croient plus qu'en eux-mêmes." Biographie de l'auteur Armand Frémont, géographe, signe ici sa première oeuvre littéraire.
Ils sont nos grands-parents, nos arrière grands-parents ou nos voisins... Hommes et femmes de labeur, ces paysans ont été, pendant des siècles, le socle de nos civilisations. Le monde moderne les appelle aujourd'hui "agriculteurs" et parle essentiellement des difficultés qu'ils rencontrent, jusqu'à nous faire croire qu'ils ont disparu. Est-ce réellement le cas? Riche terre d'agriculture et d'élevage, la Normandie est une région emblématique du monde rural à plus d'un titre. Voit-elle la fin programmée de ses paysans? Si la révolution technologique a converti l'agriculteur normand en agronome et en informaticien, en gestionnaire rompu aux bilans comptables, la révolution par les femmes a ébranlé tout le système: le vieil adage "une bonne ferme, une bonne femme" ne vaut plus. Naguère occupées depuis la traite du matin jusqu'aux dernières braises du soir, les femmes sont désormais ailleurs: à la tête d'un tiers des exploitations, ou bien encore institutrices ou infirmières. Dépouillés de leurs vieilles casquettes, débarrassés d'un folklore dont beaucoup de citadins aimeraient encore les affubler, les paysans de Normandie, nos contemporains, n'en restent pas moins des paysans par leurs bonheurs comme par leurs inquiétudes. Ils ne manquent pas de l'affirmer. C'est à l'histoire de cette révolution tranquille qu'Armand Frémont nous invite dans ce livre-document.
Ils sont nos grands-parents, nos arrière grands-parents ou nos voisins... Hommes et femmes de labeur, ces paysans ont été, pendant des siècles, le socle de nos civilisations. Le monde moderne les appelle aujourd'hui "agriculteurs" et parle essentiellement des difficultés qu'ils rencontrent, jusqu'à nous faire croire qu'ils ont disparu. Est-ce réellement le cas? Riche terre d'agriculture et d'élevage, la Normandie est une région emblématique du monde rural à plus d'un titre. Voit-elle la fin programmée de ses paysans? Si la révolution technologique a converti l'agriculteur normand en agronome et en informaticien, en gestionnaire rompu aux bilans comptables, la révolution par les femmes a ébranlé tout le système: le vieil adage "une bonne ferme, une bonne femme" ne vaut plus. Naguère occupées depuis la traite du matin jusqu'aux dernières braises du soir, les femmes sont désormais ailleurs: à la tête d'un tiers des exploitations, ou bien encore institutrices ou infirmières. Dépouillés de leurs vieilles casquettes, débarrassés d'un folklore dont beaucoup de citadins aimeraient encore les affubler, les paysans de Normandie, nos contemporains, n'en restent pas moins des paysans par leurs bonheurs comme par leurs inquiétudes. Ils ne manquent pas de l'affirmer. C'est à l'histoire de cette révolution tranquille qu'Armand Frémont nous invite dans ce livre-document.
Résumé : Il y a trente-cinq ans, lors de la première édition de ce livre, il était devenu difficile de définir la région, alors que la géographie française s'émancipait à peine de ses schémas classiques et de ses visions européo-centristes. Il fallait trouver de nouveaux repères en inversant les perspectives habituelles et en donnant un nouveau sens à cette notion : la région, espace vécu, vue des hommes, espace intermédiaire entre les lieux de l'immédiateté quotidienne et les territoires plus lointains, entre l'ici qui retient et l'ailleurs qui appelle. Aujourd'hui, au temps de la mondialisation et des métropoles, la région se révèle encore moins aisément identifiable. Pour autant, dans tous les domaines de la vie, l'exigence demeure d'une entité intermédiaire entre l'enfermement local des citoyens et la puissance supérieure des États et du système Monde. C'est la condition d'une démocratie renouvelée. Plus que jamais la région doit être mieux comprise. Tel est le sens de cette nouvelle édition.