Véritable vision fragmentaire, et fragmentée, Les Mains heureuses bouscule nos représentations et propose d'observer le monde à travers un regard nouveau : celui des mains. Il répond à la question suivante : quelles sont les mains heureuses ? Le coeur du recueil, davantage naturaliste, offre de belles méditations sur les arbres, les ombres et les couleurs de la nature... Mêlant à la fois réflexions philosophiques et expressions poétiques, ce recueil de poèmes, écrits en vers libres, mêle métonymies, aphorismes, notes éparses, cris du coeur et chants profonds. Cinq feuillets, intitulés successivement, Saisons qui portez tout, Bleu jusqu'au noir, L'heure de l'éclair, Le temps de Madame, Ciel déchiré bleu s'intercalent entre Mains heureuses I et Mains heureuses II qui forment les pierres angulaires de cet ouvrage. Le recueil est suivi d'un entretien avec le poète.
Nombre de pages
99
Date de parution
01/06/2022
Poids
140g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782355772559
Titre
Les mains heureuses
Auteur
Freixe Alain
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
140
Poids
140
Date de parution
20220601
Nombre de pages
99,00 €
Disponibilité
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Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.
Jean-Marie Barnaud (né en 1937) est un poète discret, même s'il est largement reconnu dans le monde de la poésie (prix Apollinaire, prix Georges Perros, exposition rétrospective à la Bibliothèque de Charleville, chroniqueur éminent de remue. net). Il a bâti au fil des décennies, dans la proche parenté de Jaccottet et Bonnefoy, au reste très attentifs à son travail, une oeuvre d'une cohérence et d'une constance rares. Riche de seize livres tous publiés à Cheyne, cette oeuvre poétique, qui s'est accompagnée de romans et récits chez Gallimard et Deyrolle notamment, est toute entière vouée à formuler les arguments de la beauté subsistante au coeur des incessants démentis et des inévitables cruautés de l'existence individuelle et de l'histoire collective. On y entend d'un bout à l'autre une voix sobre, pudique, d'une bouleversante humanité dans sa retenue même et qui parle d'emblée intimement au lecteur. Le geste littéraire ici est étroitement tributaire d'une exigence éthique sans faille, comme la manifestaient un Paul Celan ou un Claude Simon, avec lequel le poète a correspondu. Le présent volume qui reprend des poèmes extraits de plusieurs des recueils majeurs de l'auteur et qui est préfacé par le poète et critique Alain Freixe, doit permettre de mieux distinguer la voix haute et singulière de Jean-Marie Barnaud dans la génération des Noël, Venaille, Bancquart ou Deguy.
La scène contemporaine est friande d'interactions venant renouveler son langage. Cet ouvrage interroge les multiples pratiques scéniques qui mettent en jeu théâtre et musique, dans leur complémentarité ou leur affrontement dynamique. Ces interactions sont envisagées ici d'un point de vue diachronique - le recours à l'histoire montre en effet que ces pratiques sont extrêmement fluctuantes et souvent tributaires d'un contexte social - et sous l'angle du travail spécifique à l'auteur, au metteur en scène et à l'acteur-interprète. Il ressort de ces études que la musique en intégrant la scène, et en prenant le risque de se frotter à son "impureté" - car les corps en scène "émettent" aussi leur musique - se trouve enrichie et dynamisée par ces expériences où voir et entendre tissent des liens féconds.
De Copeau à Mnouchkine, une lignée du jeu de l'acteur se dessine. Elle passe par Lecoq, qui reprend l'héritage de l'Ecole du Vieux-Colombier, reçu à travers Jean Dasté. Ces liens de filiation, parfois enfouis comme peut l'être le courant d'une rivière souterraine, sont importants à retracer aujourd'hui car ils permettent de comprendre l'évolution d'un type de jeu associant étroitement esthétique et éthique théâtrales. Ce refus d'un jeu psychologique au profit d'un jeu masqué prend la forme d'une résistance au non-jeu télévisuel et à l'individualisme de notre temps. Comme le remarque Georges Banu dans sa préface, cette lignée se caractérise par la mise en place d'un couple antinomique : l'athlète et l'improvisateur, le corps éduqué et le corps libéré. Dans ce paradoxe se tissent la volonté d'une écriture scénique chorale, le goût pour les contours plus que l'épaisseur du personnage, et, sous diverses formes, la quête de l'enfance.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.