Avant d'être le titre de ce recueil, Charleston 1974 est le titre d'une magnifique photographie de l'américain John McWilliams. C'est une image qui a longuement hanté Hélène Frédérick jusqu'à faire naître cette série de poèmes troublants qui ouvrent sur tout un monde d'échos, qui va de l'enfance de l'autrice à notre propre regard fasciné par le mystère immortalisé par cette image. "Sur le terrain de balle molle, personne. Installées devant rien, dans les gradins, le monde d'en bas aimantait nos jambes ouvertes. Les noyaux de cerise crachés le plus loin possible, je les vois dans Charleston". Il arrive qu'une image nous transporte dans un monde qu'on croyait oublié. Lieu de métamorphose, le corps du passé devient paysage à déchiffrer, à condition de se pencher sur lui longuement. On peut lui tendre les yeux comme on tend une oreille à l'écoute d'un secret : il se met alors à parler. "Sur le terrain de balle molle, personne. Installées devant rien, dans les gradins, le monde d'en bas aimantait nos jambes ouvertes. Les noyaux de cerise crachés le plus loin possible, je les vois dans Charleston". Il arrive qu'une image nous transporte dans un monde qu'on croyait oublié. Lieu de métamorphose, le corps du passé devient paysage à déchiffrer, à condition de se pencher sur lui longuement. On peut lui tendre les yeux comme on tend une oreille à l'écoute d'un secret : il se met alors à parler.
Nombre de pages
68
Date de parution
01/03/2024
Poids
168g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782924652558
Titre
Charleston 1974
Auteur
Frédérick Hélène
Editeur
OIE DE CRAVAN
Largeur
151
Poids
168
Date de parution
20240301
Nombre de pages
68,00 €
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Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande: fabriquer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Mahler, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "maître" ne semblent connaître aucune limite... Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon cède bientôt la place à l'auto-portrait d'une artiste bohème dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant d'une histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen d'une langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession.
Je ne marchais plus droit, et j'avais la liberté qui me brûlait entre les jambes." La jeune femme qui habite intensément ce roman choisit de fuir Paris, sa ville d'adoption, pour rejoindre la forêt d'Inverness, au Québec. Elle s'installe incognito dans le chalet familial à l'abandon, peuplé d'absents, de cicatrices, de silences. Installée dans ce refuge provisoire, elle fait la connaissance d'André, un ancien comédien, et travestit son passé sous un prénom d'emprunt, Sophie. Au hasard de ses lectures, remonte à la surface le souvenir d'un intellectuel allemand d'extrême gauche, croisé à Montréal, puis disparu avant que Sophie n'ait pu approfondir ce qui l'attirait vers lui. Un troublant jeu de masques fait alors surgir entre ces êtres l'ambiguïté de la fiction. Dans une langue nerveuse, imprégnée de son expérience du déracinement, Hélène Frédérick retranscrit avec finesse l'intériorité fluctuante de l'héroïne, entre révolte à fleur de peau et reconquête de sa sensualité.
Résumé : Hélène Frédérick a grandi à Saint-Ours, au Québec, et vit à Paris. Entre les deux, une distance, parcourue ici par l'écriture, pour découvrir que rien n'est perdu de la vie sauvage.
Au fil des jours, entre 2016 et le début de l'année dernière, Hélène Frédérick a noté dans son carnets de petites "notes obliques" abordant le réel avec juste ce qu'il faut de sensibilité et de distance pour qu'une poésie peu banale se dégage de l'ensemble. Entre le journal, le recueil d'aphorismes et la notation poétique, ces notes nous ouvrent à une autre perception du monde où nous vivons. A cet ensemble nous avons joint les chroniques qu'Hélène a publiées de 2007 à 2015 dans le journal culturel hors normes Le Bathyscaphe auquel L'Oie de Cravan était étroitement associée. Ces articles, qui évoquent autant l'atelier du père que la fameuse poupée de Kokoshka qui fit naître le premier roman de l'auteure, sont écrits avec finesse et participent de la même perspective que la première partie de la publication. Le long titre que nous avons donné au livre est l'une de ces notes obliques qui nous a semblé résumer l'esprit du recueil.
Il y a des livres qu'on ne referme jamais. De ces livres qui restent ouverts parce qu'ils nous font perdre le souffle et dont on reprend la lecture par manque d'air. Les poèmes de Geneviève Desrosiers sont de cet ordre très rare qui fait basculer l'art du côté de la vie". Maxime Catellier.
C'est vers l'année 2011, au salon Expozine, que l'éditeur de L'Oie de Cravan a fait la connaissance d'une bande de jeunes allumés qui s'apprêtaient à fonder une maison d'édition. La coopérative d'édition la Jachère est née peu de temps après, dans la foulée des manifestions et révoltes de 2012, et s'est révélée un lieu riche en productions et découvertes de toutes sortes. Jonas Fortier, un des animateurs principaux du groupe y a publié sous de nombreux pseudonymes (dont Jacques-Brigitte Custo et Joni Jacusto) des publications au tirage confidentiel. Sa poésie est marquée par des images à haut risque, excessives et baroques. Il propose ici avec ces "Chansons transparentes" le résultat de trois années d'écriture, une réflexion sur le thème du désir. Il en dit ceci : "En relisant aujourd'hui ces chansons, je me rappelle ce que j'ai lu de poésie coréenne, chinoise et japonaise. On pourra peut-être parler d'un esprit zen, d'une sensibilité méditative ou d'un regard métaphysique, mais on peut toujours rattacher les petites choses à de plus grandes et plus solides. Alors je préfère parler de chansons. J'ai fredonné dans ma tête tous ces petits poèmes, je les ai chantés sans musique, sans mélodie, sans chant, juste pour qu'ils vivent".
On va rencontrer ici nombre de personnages prisonniers d'un labyrinthe matériel, mental ou virtuel. Et voir se brouiller inextricablement les frontières du vrai et du faux, du réel et de la fiction. Ce livre est un piège, si délicieux que le lecteur se surprendra à souhaiter ne jamais en sortir.