Le 2 juillet 1665, Bernin, 67 ans, familier des rois et des papes, arrive à Paris auréolé d'une gloire immense. Fréart de Chantelou, 56 ans, est chargé de l'accompagner et de le servir. C'est un gentilhomme de grande culture, parlant italien, ami et collectionneur de Poussin. Pendant cinq mois, il va noter jour après jour les faits et gestes de son hôte.?Nous voyons Bernin aux prises avec Colbert, luttant contre la cabale des architectes français, s'acharnant à séduire un Louis XIV de 27 ans fasciné par sa propre image. Il lui promet "le plus grand et le plus noble palais d'Europe" et s'écrie, dès leur première rencontre : "Qu'on ne me parle de rien qui soit petit !"?Chantelou nous conte par le menu les deux grandes affaires du voyage : le palais et le buste du roi. Bernin dessine quatre projets pour le Louvre. Nous assistons à toute l'entreprise - du plan à la première pierre. Son monument ne sera pas construit mais, de Hampton Court au palais royal de Stockholm, il influencera l'Europe pendant un siècle par le truchement de la gravure.?L'exécution du buste, telle que Chantelou nous la décrit, est un véritable traité de sculpture baroque : premiers crayons sur le vif ("pour s'imprimer le visage du roi dans l'esprit"), choix du bloc, ébauche... Puis vient, avec une virtuosité stupéfiante, l'attaque directe du marbre, poussée "jusqu'à la sueur" et au-delà...?Le Journal nous offre un éclairage précieux sur les mécanismes de la décision et sur les pratiques de la société de Cour - société d'influence où d'intenses rivalités s'affrontent sous le vernis d'une langue à l'économie sans pareille.
Nombre de pages
457
Date de parution
26/04/2001
Poids
820g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782865890668
Titre
Le journal de voyage du Cavalier Bernin en France
Auteur
Fréart de Chantelou Paul
Editeur
MACULA
Largeur
161
Poids
820
Date de parution
20010426
Nombre de pages
457,00 €
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Résumé : Roland Fréart de Chambray (1606-1674) lut l'une des figures essentielles de l'administration des arts en France dans les années 1636-1645. Commis de François Sublet de Noyers, son cousin et très puissant Surintendant des Bâtiments. il participa à des missions en France comme en Italie afin de valoriser et d'illustrer la magnificence du roi et de l'Etat. Il fut ainsi chargé de collectionner des antiquités italiennes et de commander des moulages de sculptures romaines pour décorer les maisons royales. Après une intense période d'activité, Chambray se consacra à la rédaction et l'édition d'ouvrages. Il écrivit le Parallèle de l'architecture antique avec la moderne en 1650 et L'Idée de la perfection de la peinture en 1662. deux textes fondamentaux pour la théorie de l'art au XVIIe siècle. Le Parallèle, illustré d'un corpus considérable de gravures et fondé sur l'utilisation des grands traités architecturaux de la Renaissance, se présente comme un véritable texte polémique d'architecture prônant la supériorité des Anciens sur les Modernes et fait de son auteur le défenseur moderne de l'architecture antique. Dans l'Idée de la perfection, Chambray définit les principes fondamentaux de la peinture, en se fondant sur une relecture des plus importants traités esthétiques et en cherchant à les confronter à des gravures des ?uvres de Raphaël ou de Michel-Ange. Il critique ainsi les " techniciens " de l'art de peindre mais aussi les maniéristes et fonde une théorie de l'art conçue comme une science rationnelle où pensée et géométrie l'emportent sur les sens. Frédérique Lemerle-Pauwels et Milovan Stanié introduisent cet ouvrage en rappelant le contexte politique. institutionnel. familial et artistique de l'élaboration des traités, ainsi que leurs enjeux esthétiques.
Résumé : L'intérêt de la médecine chinoise face aux risques de cancer, expliqué par le Docteur Jean-Luc Amouretti L'Europe concentre 23, 4 % des cas de cancer dans le monde, alors qu'elle ne représente que 9 % de la population mondiale. Les populations asiatiques, elles, développent peu de cancers, mais l'incidence de ces pathologies chez les migrants chinois et japonais dans les pays occidentaux rejoint très vite celle de leur pays d'adoption. Comprendre les conditions et le terrain qui favorisent l'apparition du cancer est le premier pas pour le prévenir. C'est que permet la médecine chinoise qui, depuis plus de 2 000 ans, propose cinq orientations essentielles de bonne santé : savoir manger, respirer, se reposer, bouger et aimer. En réajustant les processus de circulation et la qualité des liquides corporels (Yin) et du métabolisme (Yang), la médecine chinoise prévient les maladies et accompagne efficacement le traitement allopathique du cancer. Le Dr Amouretti, médecin généraliste diplômé en médecine chinoise, fort d'une expérience clinique de plus de trente ans, développe les grands principes de cette médecine millénaire et donne des conseils, notamment diététiques, pour les cas de cancers les plus fréquents : sein, prostate, poumon. Il construit, tout au long de ce livre accessible à tous, un pont entre médecine chinoise et médecine occidentale, pour nous aider à protéger notre équilibre physique, psychique et sprirituel.
Il n'y a pas si longtemps, le cinéaste Alan Parker lançait: "Avec l'industrie cinématographique britannique, il est souvent difficile de savoir si le nageur vous fait signe pour vous saluer ou bien s'il se noie". Faut-il le croire? D'outre-Manche nous parviennent régulièrement des films qui nous captivent, nous font rêver, nous font rire et même, réfléchir! Fresques historiques, épopées militaires, actrices et acteurs de première grandeur, histoires d'amour et d'humour mid Atlantic, films "shakespeariens", documentaires, ?uvres excentriques, dessins animés, polars, vampires et zombies: on trouve le pire comme le meilleur dans le fragile cinéma anglais dominé par la production et la distribution hollywoodiennes. Les cinéphiles ont en mémoire les noms d'Alexander Korda, d'Alfred Hitchcock, inventeur du "suspense", les comédies Ealing avec Alec Guinness, le Hamlet de Laurence Olivier, les films de David Lean (Lawrence d'Arabie), Le Troisième Homme de Carol Reed ou encore les Chaussons rouges de Powell et Pressburger. En 1986, The Mission, de Roland Joffé reçoit la Palme d'or à Cannes. "Le cinéma britannique est bien vivant à la télévision". C'est là, en effet, que se sont formés, entre autres, Ken Loach (Kes) et Stephen Frears (Talma Drewe) qui, aujourd'hui encore, occupent le devant de la scène. Ils sont rejoints par de nouveaux talents, Shane Meadows, Paul Greegrass, Lynne Ramsay, ou Andrea Arnold.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.