Peu de textes au monde, sans doute, sont plus célèbres que le journal d'Anne Frank. Publié aux Pays-Bas en 1947, traduit en français en 1950, il a paru depuis dans plus de trente pays et sa diffusion atteint aujourd'hui seize millions d'exemplaires. Pourtant, les pages rassemblées ici sous le titre les Journaux d'Anne Frank sont en grande partie inédites. Pour la première fois, un groupe de chercheurs néerlandais a reproduit avec une exactitude scientifique les notes écrites par Anne Frank du 12 juin 1942 au 1er août 1944. De son journal, Anne Frank rédigea en réalité deux versions : l'une, notée au jour le jour, constitue en quelque sorte le premier jet ; l'autre est une réécriture partielle à laquelle elle s'attela à partir du printemps de 1944 : elle se sentait en effet une vocation littéraire et espérait publier un jour ce compte-rendu de sa vie clandestine. Après la guerre, Otto Frank voulut exaucer le voeu de sa fille et opéra à cet effet une sélection ; c'est cette sélection que nous avons connue jusqu'à ce jour sous le nom de Journal d'Anne Frank. Ce livre rassemble pour la première fois les trois versions des écrits d'Anne Frank, sous une forme qui permet au lecteur de les comparer page par page. En outre, les historiens néerlandais de l'Institut national de documentation sur la guerre d'Amsterdam, qui ont établi le texte, se sont penchés sur l'histoire de la famille Frank, sur les conditions de son arrestation et de sa déportation, sur la genèse et la postérité du journal d'Anne Frank. Ils ont confié d'autre part aux spécialistes du Laboratoire judiciaire de Rijswijk (Pays-Bas) le soin d'analyser le support et l'écriture des manuscrits d'Anne Frank, qui établit avec éclat l'authenticité du journal. Ce qui se dégage de cette publication intégrale, c'est l'image d'une Anne Frank non pas différente, mais plus vraie. Pour la première fois, on suit avec émotion les tâtonnements de la pensée d'une adolescente, avec émerveillement ses progrès dans l'art d'écrire : on apprécie pleinement sa spontanéité, sa franchise, l'indépendance et la vivacité de son esprit, jointes à des dons d'observation satirique à la hauteur de ses ambitions littéraires ; on assiste avec mélancolie à son émoi devant les transformations de son corps et la découverte de l'amour. Anne Frank nous apparaît plus proche, plus réelle, plus vivante que jamais. Anne Frank était née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille émigra aux Pays-Bas en 1933. A Amsterdam, elle connut une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installaient clandestinement dans " l'Annexe " de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils étaient arrêtés sur dénonciation. Déportés à Auschwitz puis à Bergen-Belsen, Anne mourut du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot.
Nombre de pages
760
Date de parution
01/04/1994
Poids
1 560g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782702117682
Titre
Les Journaux d'Anne Frank
Auteur
Frank Anne
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
175
Poids
1560
Date de parution
19940401
Nombre de pages
760,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Annelies Marie Frank, plus connue sous le nom d'Anne Frank, née le 12 juin 1929 à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, sous la République de Weimar, ayant vécu la majeure partie de sa vie aux Pays-Bas et décédée en mars 1945 (environ deux mois avant la capitulation allemande) à Bergen-Belsen en Allemagne nazie, fut une adolescente allemande juive ayant écrit un journal intime, rapporté dans le livre « Journal d'Anne Frank », alors qu'elle se cachait avec sa famille et quatre amis à Amsterdam pendant l'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale dans le but d'éviter la Shoah.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
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