De Versailles à Potsdam. La France et le problème allemand contemporain 1919-1945
François-Poncet André
METVOX
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EAN :9791094787366
André François-Poncet, homme d'Etat, diplomate et écrivain, possède un sens du récit allié à une grande rigueur d'analyse qui fait de son ouvrage une référence en matière historique. En fin psychologue et en grand connaisseur de la nature humaine, l'auteur nous brosse les portraits des différents intervenants qui rendent ce livre authentique et vivant. Il est vrai qu'André François-Poncet fut pendant les années trente, ambassadeur de France à Berlin. Du fait de sa fonction, il eut l'occasion de se retrouver au coeur de l'Histoire en marche et d'en être tout à la fois le témoin et le protagoniste. André François-Poncet fut affecté en Allemagne en raison de l'excellente connaissance qu'il avait de ce pays, de sa culture et de l'âme de son peuple. De plus, il était germanophone, ce qui lui permettait de communiquer sans l'aide d'un traducteur. On mesure l'importance de cette capacité lorsque l'on sait qu'à une langue correspond une vision du monde. Pour cet homme avisé, il fut donc aisé de pénétrer l'esprit de ceux qui allaient devenir les responsables de l'un des plus terribles drames que l'Humanité ait jamais connu. L'énergie qu'il a déployée pour mettre en garde des dangers qui menaçaient ne fut malheureusement pas suffisante à faire cesser une certaine forme d'aveuglement. Mais, après les terribles épreuves de la Première Guerre mondiale, la France vivait dans un climat pacifiste et redoutait plus que tout un nouveau conflit avec l'Allemagne. Il n'en allait pas de même du peuple allemand qui, dans sa grande majorité, refusait le Diktat de Versailles. Grâce à une habile manipulation de l'opinion publique, les chefs de la Reichswehr avaient fait oublié que la défaite de leur pays était avant tout militaire en lui substituant le mythe du coup de poignard dans le dos. La crise économique propulsa Adolf Hitler au pouvoir en 1933 et le cycle infernal qui allait amener l'Allemagne à la catastrophe de 1945 était enclenché. Potsdam, capitale du Brandebourg, résidence d'été de Frédéric le Grand était un haut lieu du pouvoir prussien. C'est dans cette ville que le sort de l'Allemagne allait se jouer pour les décennies à venir. La Prusse, elle, allait totalement disparaître à l'issue du redécoupage des territoires et des déplacements de populations décidés lors de la conférence. Cet ouvrage reste riche d'enseignement pour l'époque actuelle, car si les situations changent, les ressorts de l'âme humaine restent constants.
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Nombre de pages
336
Date de parution
15/07/2018
Poids
454g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791094787366
Titre
De Versailles à Potsdam. La France et le problème allemand contemporain 1919-1945
Auteur
François-Poncet André
Editeur
METVOX
Largeur
152
Poids
454
Date de parution
20180715
Nombre de pages
336,00 €
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Que s'est-il réellement passé dans le bunker de la chancellerie du Reich, entre la mi-avril et le 8 mai 1945 ? Dès septembre 1945, les rumeurs les plus folles commencèrent à circuler au sujet des circonstances de la mort de Hitler : assassinat, évasion ? L'auteur soumet à l'enquête la plus minutieuse les derniers jours d'Adolf Hitler, jusqu'au moment où sa trace s'évanouit. A partir de documents divers, interrogatoires de témoins, télégrammes, il rétablit la vérité historique.
Le présent ouvrage fait suite à un ouvrage analogue, paru il y a quatre ans, et qui portait essentiellement sur les années 56-62. Celui-ci se réfère aux années 62-65. Ce n'est pas, à proprement parler, un journal. Nombreux sont les événements qu'il passe sous silence. Il retient seulement ceux qui ont frappé l'auteur, provoqué ses réflexions et ses commentaires et inspiré les articles écrits par lui pour le Figaro. François-Poncet s'intitule un "libéral". Ses propos sont ceux d'un libéral. Ils ne sont pas toujours, ils ne sont pas souvent conformistes. Ils ne sont ceux d'un homme totalement indépendant, d'un "modéré" ou, comme on dit aujourd'hui, d'un "Centriste", attaché à définir et à suivre la "juste mesure". Cet ouvrage est celui d'un moraliste, plus que d'un journaliste. C'est pourquoi l'intérêt qu'il offre dépasse l'actualité. Il sera un document précieux pour l'historien qui avec le recul du temps étudiera l'état de l'opinion publique, telle qu'elle est de nos jours.
Résumé : Au début du XXe siècle, l'Allemagne connaît la prospérité, elle est la première puissance mondiale. Sa production industrielle a dépassé celle de la Grande-Bretagne. Un cinquième de son PNB provient des exportations, le volume de son commerce extérieur a été multiplié par quatre depuis 1860. Sur le plan démographique, aucun des grands Etats européens ne peut rivaliser avec ce géant qui compte 68 ? millions d'habitants, alors que la France n'en compte que 40 millions et le Royaume-Uni 46 millions. Le dynamisme de ce pays fait qu'une majeure partie de la population et notamment sa jeunesse estudiantine pensent que la suprématie allemande sur le monde, doit être étendue et renforcée, car celle-ci leur paraît naturelle et légitime. Dans ce but, il pourra être fait appel, si nécessaire, aux forces armées, terrestres et maritimes, en constant développement depuis l'avènement de l'empereur Guillaume II et le départ du chancelier Bismarck. C'est au cours d'un séjour effectué en Allemagne en 1913 dans le milieu des corporations d'étudiants très fortement imprégné par les idées pangermanistes, qu'André François réalisa cette étude à caractère sociologique et politique pour le compte du journal L'Opinion. Reçu major à l'Agrégation d'allemand, c'est grâce à sa parfaite connaissance de la langue de Goethe qu'il a pu rédiger, non seulement, cet ouvrage prémonitoire, mais surtout de connaître un destin hors pair qui allait l'amener à occuper à deux reprises les fonctions d'ambassadeur de France à Berlin de 1931 à 1938, puis à Bonn de 1949 à 1955. Sans l'aide d'un interprète, il s'entretiendra quasi quotidiennement avec Adolf Hitler et les hauts dignitaires du régime nazi. Cette position lui permettra d'alerter le Gouvernement français des dangers que représentait le IIIe Reich pour la France. Lors de sa deuxième ambassade, il se liera d'amitié avec le chancelier Konrad Adenauer et sera l'un des initiateurs du couple franco-allemand qui allait devenir le moteur de l'Europe. Afin de faciliter la compréhension du lecteur, cette parution est une édition augmentée de l'édition originale avec l'apport de nombreuses notes en bas de page ainsi que d'encadrés.
Nul doute que Friedrich Nietzsche compte parmi les esprits les plus brillants du xixe siècle et certainement de tous les temps. Sa pensée repose sur la raison et sa méthode d'analyse est de nature scientifique. Ceci correspond à l'état d'esprit ambiant de l'époque à laquelle il a vécu, une époque où le progrès scientifique était perçu de manière positive et non pas avec le scepticisme actuel. Ce qui est frappant dans la pensée de Nietzsche, hormis le fait qu'elle repose sur la raison, c'est qu'elle est de nature concrète quel que soit le domaine de l'activité humaine traité. On y trouve peu ou pas de concepts abstraits. C'est une pensée claire et intense. La philosophie de Nietzsche repose sur des bases historiques, sociologique voire psychologique qui viennent étayer ses thèses. Le philosophe garde en permanence, un certain recul vis-à-vis de l'humanité qu'il n'accable pas par de vains commentaires moralisants notamment lorsqu'il traite de questions religieuses. Il garde aussi un certain recul vis vis-à-vis de sa pensée propre où nulles traces d'exaltation ou d'émotivité n'y sont décelables. Le philosophe allemand met en avant la connaissance scientifique qui apporte la liberté de l'esprit, gage de progrès, qu'il oppose à la superstition qu'entretiennent les religions. Pourtant, il constate que les deux phénomènes, le religieux et le scientifique, possèdent les mêmes ressorts : le besoin humain de donner un sens à la vie et à l'univers qui l'entoure et qui lui paraît chaotique. Il y a de l'utopie dans la philosophie de Nietzsche, ce qui ne l'empêche pas de rester conscient de la fragilité de la condition humaine. Il sait que l'homme civilisé peut aisément retourner à la barbarie.
Napoléon le petit" tel que le surnommait Victor Hugo était-il aussi petit que cette formule à l'emporte-pièce peut laisser penser. Il ne semble pas. L'homme est complexe voire contradictoire dans ses idées. Ses débuts en politique sont ceux d'un aventurier qui n'hésite pas à utiliser la force pour atteindre ses objectifs. Ces expériences se solderont pour lui par de la prison, notamment au fort de Ham situé dans le nord de la France. Après de multiples vicissitudes, il optera temporairement pour des méthodes plus légalistes. Il finira par attendre son but. Le 10 décembre 1848, il est élu Président de la République avec 74 % des suffrages. Reprenant ses "bonnes habitudes" , les 21 et 22 novembre 1852, faisant suite à un coup d'Etat, il proposera aux Français de valider ce dernier et d'accepter la restauration de l'Empire, ce qui sera fait suite à un plébiscite avec lequel il obtiendra 76 % de suffrages favorables. De tels agissements ne lui vaudront pas que des amis et Napoléon III fera l'objet de nombreuses tentatives d'attentats dans la plus terrible sera celle du 14 janvier 1858 perpétré par Félix Orisini ; un républicain. Sur le plan intérieur Napoléon III mènera une politique sociale éclairée car il est très sensible aux problèmes de pauvreté. Il favorisera les Sociétés de secours et le développement du logement populaires. C'est sous son règne que l'enseignement primaire devient obligatoire. En matière économique, il mènera une politique de développement résolument moderne en favorisant notamment le développement du réseau ferroviaire, l'essor de l'agriculture et de l'industrie qui fit de la France de l'époque une nation dynamique. C'est malheureusement en politique étrangère qu'il enregistra ses plus sévères revers ce qui finira par entraîner sa perte.
Ce deuxième tome analyse la chute inexorable du Second Empire et donc de Napoléon III. La raison essentielle à ce désastre, il faut la rechercher dans les idéaux qui servirent de fondement à la pensée politique de l'Empereur et qui reposent sur le principe de la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Dans l'absolu, ce principe est plein de noblesse, mais l'appliquer sans discernement et sans tenir compte des réalités géopolitiques peut se révéler toxique voire mortel. Tout débuta lorsque Napoléon III se lança dans l'aventure de l'indépendance italienne. Une fois celle-ci réalisée, l'Empereur n'en retira pas les bénéfices escomptés. Il comptait sur une reconnaissance éternelle de l'Italie vis-à-vis de la France pour l'aide précieuse fournie. Bien au contraire, à la place d'un pays censé être un allié, Napoléon avait créé une puissante entité sur son flanc gauche alors que déjà l'unité allemande était en marche sur la frontière du Rhin. Il est réaliste de dire que l'unité italienne facilita l'unité allemande. Pour sa plus grande déveine, l'Empereur des Français eut pour adversaire le chancelier de Prusse Otto von Bismarck. Ce dernier, à l'inverse de Napoléon III, ne se complaisait pas dans des idéaux abstraits. Il avait les pieds sur terre même si les rêves qu'il nourrissait pour l'Allemagne étaient des plus élevés. Bismarck était un fin stratège à la pensée souple et adaptative. Il était, au besoin, capable de fourberie et même de manipulation. Le plus bel exemple de cette manière d'agir on le trouve dans ce que l'on appelle l'histoire de la dépêche d'Ems qui aboutit à la déclaration de guerre de la France à la Prusse, ce qui était le but recherché. Un désastre militaire s'ensuivit qui mit fin au règne de l'Empereur. Napoléon III méritait-il cette déchéance ? Oui au regard de son manque de réalisme et non si l'on tient compte de ses indéniables qualités humaines.
De par l'histoire de sa familiale, Théodore Muet est pleinement en mesure de comprendre ce que peuvent éprouver les insurgés vendéens, car les siens ont eu à subir, en leur temps, les perséuctions religieuses qu'entraînèrent les Guerres de Religions. Théodore Muret prend le soin de préciser : "S'étonnera-t-on de ma sympathie pour les Français qui se levèrent, pendant la Révolution, sous le drapeau blanc et la croix ? Cette surprise serait mal fondée". "Pourquoi les persécutions exercées contre notre Eglise par les gouvernements de Louis XIV et de Louis XV, me rendraient-elles hostile à Louis XVI, qui prit à tâche de les réparer ; à la Restauration, qui inscrivit la liberté religieuse dans le pacte fondamental, et qui tint si loyalement sa promesse ? " Il ajoute ensuite : "Petit-fils de protestants qui émigrèrent par fidélité à leurs convictions, je déteste également tous les oppresseurs". C'est donc sous un angle essentiellement humain et non point idéologique ou religieux que Théodore Muret nous relate l'histoire de ces Guerres de l'Ouest.