Dan Franck avait publié voici quelques années, un livre intitulé Bohèmes dont le projet visait à ressusciter les « années Montparnasse » du début du XX° siècle. Ce nouveau volume en est la suite naturelle et il est centré sur l'entre-deux guerres, cette période si féconde dans l'ordre des arts, de la politique, de la littérature... Pour Espoirs, l'auteur a donc suivi la même méthode, le même style de narration que pour Bohèmes : des chapitres brefs et chaque fois articulés sur un homme, une femme ou un événement ; un kaléidoscope très rigoureux - de circonstances, de choses vues, d'épisodes illustres ou secrets - dont l'ensemble compose une fresque étourdissant... D'abord le contexte : Espoirs, par sa chronologie propre, brasse les événements qui vont de la tentation communiste à la guerre d'Espagne, de l'après-guerre à l'avant-guerre. Ses héros sont illustres : Malraux, Gide, Hemingway, le photographe Frank Capa, Salavador Dali, Aragon, Breton, Georges Orwell, Georges Bataille, Gorki, Saint Exupéry et des dizaines d'autres... Ces premiers rôles, Dan Franck, les met en situation : ici, il surprend une conversation ; là, il détaille leur vanité ou leur courage. L'ensemble produit un mélange unique de grande et de petite histoire. On a l'impression de suivre un film monté comme une série de plans où l'époque se raconte, s'expose, se résume. Le talent de Dan Franck, si doué pour la formule sèche et brillante, fait le reste : cette fresque se dévore comme un roman. Le roman de toutes les folies, de tous les enthousiasmes, de toutes les illusions... Quelques scènes méritent d'être mentionnée : Malraux aux prises avec la guerre d'Espagne, et sa liaison avec Josette Clotis ; Hemingway se fâchant avec Dos Passos ; Gide à Moscou ; Aragon vendant (cher) son âme à Elsa Triolet et à Staline ; Jacques Prévert et le groupe « 'Octobre » ; André Breton giflant Ilya Erhenbourg ; Saint Exupéry essayant de battre le record de vitesse entre Paris et Saigon ; etc... Ces scènes, toujours fulgurantes de vérité, parviennent à nous faire comprendre ce que furent ces années-là : la matrice de notre modernité.
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Nombre de pages
424
Date de parution
31/03/2004
Poids
670g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782246613411
Titre
Libertad !
Auteur
Franck Dan
Editeur
GRASSET
Largeur
154
Poids
670
Date de parution
20040331
Nombre de pages
424,00 €
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DAN FRANCK Livre LE ROMAN DES ARTISTES Poche I. ROMANTISMES A la plume : Alexandre Dumas, Victor Hugo, George Sand, Marie d'Agoult, Balzac, Musset, Chateaubriand, Lamartine, Nerval, Baudelaire... Aux pinceaux : Delacroix, Ingres, Géricault, Daumier... Au piano : Beethoven, Berlioz, Liszt, Chopin, Marie Pleyel... Sur scène : Juliette Drouet, Marie Dorval, Mademoiselle Mars... Voici les personnages de ce Roman des artistes qui commence parla révolution romantique pour s'achever dans les pastels de l'impressionnisme. Trop souvent devenus des "classiques poussiéreux ", ces novateurs s'évadent ici des étagères pour s'ébrouer aux grands vents de l'Histoire, dans un tourbillon qui les voit aimer, se déchirer, s'émanciper des règles anciennes, inventer la presse et la littérature modernes, bousculer les canons de la peinture classique, monter sur les barricades des Trois Glorieuses... Ce premier tome d'une tétralogie se lit comme un roman d'aventures invitant à laisser le rideau se lever et à applaudir. Gilles Heuré, Télé rama. Une fresque passionnante qui nous rend ces génies très proches et touchants. Patrick Williams, Elle. 71/0426/3 ISBN : 982 3-25401-0 9,70 €Z„ II II II I II I II III 9 782253 254010
Lev Korine, peintre russe, est laissé pour mort dans une tranchée en 1914. A ses côtés, un camarade agonisant ne cesse de scander le nom d'une femme: Mareva. Revenu à la vie bouillonnante du Montparnasse des années folles, Lev se met en quête de cette femme dont le mystère le hante. Aidé de ses amis Apollinaire, Modigliani et Max Jacob, il tente de retrouver sa trace, et peut-être aussi de se réconcilier avec l'art et la vie. Biographie: Dan Franck est l'auteur d'une quinzaine de romans dont La Séparation, prix Renaudot 1991. Il est scénariste pour le cinéma et la télévision. Également parus en Points: Les Calendes grecques, Apolline, La Dame du soir, Les Adieux, Le Cimetière des fous, Une jeune fille.
Des artistes, on parle, on rêve, on dispute. On inventorie la vie privée en rêvant de zones obscures, merveilleuses ou scandaleuses, dans leur intimité. Mais, au fond, qui sont-ils ? Marginaux, pauvres, hantant les bistrots de Montmartre ou de Montparnasse ? Ou bien intégrés, respectables et propriétaires sur la Côte ? Et puis les peintres et les chanteurs ont-ils, seuls, le droit à l'appellation ? Ou bien les écrivains, les sculpteurs, les photographes, les comédiens, les danseurs... sont-ils aussi des artistes ? Quelle est leur place dans la société ? Quels rapports entretiennent-ils avec leur famille, l'argent, la politique ? Dan Franck, un jeune romancier, explore le monde, paradoxal on le verra, de l'Art. Il a sonné à toutes les portes. Se sont ouvertes celles de Simone Signoret, Michel Tournier, Yves Simon, Pierre Soulages, Pierre Henry et de beaucoup d'autres, connus et inconnus, heureux et malheureux, jeunes et vieux... Bref, les Têtes de l'Art.
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.
Je m'appelle Arthur Essebag. Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d'autre chose, car j'ai toujours considéré que ce n'était pas mon rôle. Jusqu'à ce matin où l'impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis. En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D'autres traînées dans des tunnels, en otages. Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j'ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s'est tue. C'était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j'ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j'ai pensé à ma mère. A mes racines. A cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s'est mis à hurler : j'ai dit "Je" et j'ai dit "juif" . Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge. Et j'ai écrit. Parce que je n'avais plus d'air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action. De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ? J'ai perdu un Bédouin dans Paris est mon premier livre. Et ce Bédouin, finalement... c'est moi.
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.