Poèmes en prose, brouillons, réflexions sur la poésie, fragments de correspondance : l'auteur du Parti Pris des choses nous fait entrer dans son atelier de création. Comment décrire le monde qui nous entoure, trouver le mot juste pour transcrire notre expérience de la nature, du monde végétal, du règne animal ? L'écrivain nous dévoile sa méthode mais aussi son éthique : afin de renouer avec le monde, afin d'élargir nos existences, nos mots ne doivent pas dominer les choses mais les épouser. Splendide leçon de littérature pour notre temps, La Rage de l'expression nous montre que toute manière d'écrire est aussi une manière de vivre. A retenir : Repères chronologiques ; Francis Ponge et son temps ; La structure du recueil ; Les thèmes clés de La Rage de l'expression Dossier sur l'oeuvre et sur le parcours associé, "Emancipations créatrices" : - Pourquoi lire La Rage de l'expression aujourd'hui ? - Histoire littéraire et présentation de La Rage de l'expression - Les mots importants du recueil - Deux groupements de textes - Prolongements artistiques - Exercices d'appropriation - Points de méthode De nombreux exercices rédigés et guidées pour préparer l'écrit (le commentaire, la dissertation, la contraction de texte) et l'oral du Bac (les analyses linéaires et la grammaire).Notes Biographiques : Né le 27 mars 1899 à Montpellier, Francis Ponge rencontre Jacques Rivière et Jean Paulhan et entre à l'Alliance française en 1952. Il a reçu le Prix international de Poésie en 1959 et ses divers recueils lui ont valu une audience de premier ordre, en particulier auprès de la jeune littérature. Francis Ponge est mort à Bar-sur-Loup le 6 août 1988.
Nombre de pages
240
Date de parution
06/04/2023
Poids
210g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782073009227
Titre
La Rage de l'expression
Auteur
Ponge Francis ; Zurlo-Truche Corentin
Editeur
FOLIO
Largeur
125
Poids
210
Date de parution
20230406
Nombre de pages
240,00 €
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C'est de plain-pied que je voudrais qu'on entre dans ce que j'écris. Qu'on s'y trouve à l'aise. Qu'on y trouve tout simple. Et cependant que tout y soit neuf, inouï : uniment éclairé, un nouveau matin. " On voit que Francis Ponge parle de son art. Mais, inévitablement, ce grand poète ne parle pas seulement de son art, mais de tout l'art, et en particulier de tous les problèmes qui se présentent à tous les artistes contemporains.
Collection "les essentiels" Un nom de collection peut avoir de multiples sources et ce faisant diverses significations. Il peut être un symbole, un signe, un sigle ; il peut être un logo, un graphisme. Mais parfois il arrive qu'il porte sens, très simplement : celui du mot qui le désigne. Les essentiels, donc. Le nom de la collection s'est imposé simplement, dans la plus grande évidence. Parce que, condensé en un texte court, le propos d'un auteur qu'il importe de connaître peut devenir tel. Parce que cet "essentiel" là, s'il ne suffit pas à parcourir l'entièreté d'une oeuvre, remplit néanmoins son office : témoigner fortement d'une vision ou d'une pensée. Parce qu'enfin, à parcourir une collection "d'essentiels" , ce que l'on arpente c'est un chemin sûr dans l'histoire de la littérature. Les textes qui ont vocation à exister dans les essentiels ont un dénominateur commun. Ils ont pour origine et pour inspiration un même fil rouge : une plongée fascinante dans cet âge d'or de la littérature que représentent cinquante années des plus prestigieuses revues littéraires européennes, entre 1920 et 1970. Des textes alors choisis ou écrits par les plus grands écrivains du XXème siècle. Ces pépites de la littérature étaient jusqu'alors voués à rester celés dans ces écrins éphémères que sont les revues littéraires. Avec les essentiels, elles retrouvent vie. De fait, c'est à une pérennité retrouvée que nous convie cette nouvelle collection des essentiels. "L'opinion changée quant aux fleurs" En 1954, en liminaire du texte éponyme, Ponge annonce son propos : "provoquer une modification de l'idée de fleurs, en y faisant rentrer bien des choses tenues à l'écart jusqu'ici". Dans cette perspective, il réunit sous ce titre singulier divers écrits consacrés aux végétaux, ou plutôt au végétal, depuis 1926. L'entreprise poétique de l'auteur du Parti pris des choses se double ici d'une recherche philosophique, pourrait-on dire encore accrue. Il s'en explique en évoquant le projet de "faire adopter une idée philosophique de cet objet (ou plutôt, de ce moment de tout individu, de tout être". Nous ne sommes plus là en face de ces courts moments d'éblouissement poétique consacrés aux "choses" auxquels Francis Ponge nous a accoutumés, mais bien dans la traque méthodique, patiente, exhaustive, organisée d'une essence. Ce texte à part dans l'oeuvre de Ponge, particulièrement magnifique, profondément philosophique, a été publié au printemps 1968 dans la revue L'éphémère (n° 5), puis à fait l'objet d'une nouvelle publication par Gallimard en 1992 dans l'ouvrage Nouveau nouveau recueil
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Douze petits écrits - Le Parti pris des choses - Liasse - Le Peintre à l'étude - Proêmes - La Seine - L'Araignée - La Rage de l'expression - Le Grand Recueil: Lyres - Méthodes - Pièces - À la rêveuse matière. Avec, pour ce volume, la collaboration de Michel Collot, Gérard Farasse, Jean-Marie Gleize, Jacinthe Martel, Robert Melançon et Bernard Veck. Édition publiée sous la direction de Bernard Beugnot.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys