La place accrue des images dans notre société ne s'accompagne pas, jusqu'ici, d'une réflexion critique sur la nature du signe figuratif. On considère trop volontiers que les différents arts n'offrent que des procédés techniques destinés à fixer des représentations acquises en dehors d'eux, ce qui autoriserait à les étudier en fonction des théories à la mode de la re-présentation automatique du réel et de l'information.L'auteur de Peinture et société se livre ici à une pédagogie de l'?il en partant de l'étude d'un cas historique précis : le Quattrocento. Il examine le «milieu visuel», puis l'ensemble des conditions, sociales et mentales, qui, de Giotto et de Masaccio à Botticelli, Bellini et Giorgione, contribuent à l'éclosion d'un nouvel ordre visuel, d'une nouvelle géométrie de l'?il et d'un nouveau pouvoir d'association combinatoire des formes.Ainsi se dégage l'idée que la peinture, loin de n'être qu'un doublet des langages, constitue un système autonome de signes conventionnels qui, de façon active et non passive, organise un champ déterminé et limité de l'expérience pour constituer un des modes permanents de la raison sélective.
Nombre de pages
368
Date de parution
05/05/1967
Poids
490g
Largeur
140mm
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EAN
9782070224968
Titre
Figure et le lieu
Auteur
Francastel Pierre
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
490
Date de parution
19670505
Nombre de pages
368,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis un siècle, les arts plastiques ont accompli leur révolution. Durant la même période, les progrès des sciences et des techniques ont abouti à une transformation complète de notre connaissance de l'homme et de l'univers. Comprendre cette période, en décrire les différentes phases et en dénombrer les forces créatrices, telle est l'ambition profonde d'Art et technique. Qu'il s'agisse d'esthétique industrielle ou d'architecture, de sculpture, de peinture abstraite, l'ouvrage de Pierre Francastel est irremplaçable. Il constitue à ce jour la seule analyse conséquente de la fonction artistique moderne et de son insertion dans notre société.
A la Renaissance comme aujourd'hui, la peinture a toujours été un système de signification ; chaque époque y projette ses mythes, sa réalité socio-historique, les relations des hommes avec la science, l'économie, la politique, la religion, etc. Cette thèse qui est au centre de tous ses livres, le sociologue Pierre Francastel la développe dans les remarquables études qui forment le présent volume. Dans une longue préface, il définit également sa méthode face au structuralisme et à la linguistique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.