
Les candidats du système. Sociologie du conflit d'intérêts en politique
La défiance envers la classe politique monte et ses liens multiples avec les puissances de l'argent posent problème à nombre de citoyens. Pourtant, le débat public n'en parle guère : les commentateurs s'attardent plus souvent sur le caractère et les ambitions de tel ou tel politicien, sur les petites rivalités qui l'opposent à d'autres plutôt que sur son appartenance de classe. La description des liens d'intérêts et de connivence entre élite politique et élite économique est quant à elle largement oubliée. Or, l'absence d'analyse des causes de la défiance permet sa récupération opportuniste par nombre de politiques : tous accusent leurs adversaires d'incarner cette élite tant détestée, tandis que certains mettent à profit ce discrédit pour justifier un projet identitaire ou ultralibéral. En l'absence de description rigoureuse du phénomène, n'importe qui finit par pouvoir se dire "anti-système". Pour redonner un sens à ces mots trop souvent dévoyés, ce livre fait état des liens d'intérêts et d'affinités entre la classe politique ? y compris les plus "anti-systèmes" de ses membres ? et les puissances de l'argent. Il se base sur les travaux sociologiques et journalistiques qui ont mis au jour une réalité glaçante : la plupart des représentants du peuple sont dans un conflit d'intérêts permanent vis-à-vis de l'élite économique. Liens familiaux et d'amitié, "pantouflage" et mode de vie similaire contribuent à faire de nos dirigeants politiques les représentants de la classe supérieure avant d'être ceux de l'ensemble de la société. L'auteur réalise une synthèse des nombreux faits qui attestent de l'existence de ce conflit d'intérêts pour forger des outils d'analyse du monde politique accessibles et critiques. Il insiste sur la nécessité démocratique de mettre fin à cette monopolisation de la chose publique ? La République ? par une oligarchie.
| EAN | 9782356875211 |
|---|---|
| Titre | Les candidats du système. Sociologie du conflit d'intérêts en politique |
| Auteur | Framont Nicolas |
| Editeur | BORD DE L EAU |
| Largeur | 131 |
| Poids | 190 |
| Date de parution | 20170309 |
| Nombre de pages | 157,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Parasites
Framont Nicolas«Parasite : nom masculin. « Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'un organisme hôte d'une espèce différente ».»Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit.La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.En retour, cette classe ne nous apporte rien. Pire, elle nous coûte bien plus cher qu'elle ne nous rapporte. Elle nuit plus qu'elle brille. Elle nous mène au désastre écologique car elle est incapable de vivre sans accumuler. Moralement, elle est un naufrage. Pourtant chaque jour, elle est décrite sur nos radios, nos chaînes de télévision et dans nos journaux comme un groupe social indispensable à notre survie.Foutaise : ce livre le démontre clairement. Non, les 500 familles les plus riches de France ne sont pas composées de dynamiques entrepreneurs qui ont pris des risques. Non, elles ne créent pas d'emploi.Non, elles ne nous font pas du bien. Oui, on pourrait vivre sans leur règne. N4e de couverture : «Parasite : nom masculin. « Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'un organisme hôte d'une espèce différente ».»Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit.La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.En retour, cette classe ne nous apporte rien. Pire, elle nous coûte bien plus cher qu'elle ne nous rapporte. Elle nuit plus qu'elle brille. Elle nous mène au désastre écologique car elle est incapable de vivre sans accumuler. Moralement, elle est un naufrage. Pourtant chaque jour, elle est décrite sur nos radios, nos chaînes de télévision et dans nos journaux comme un groupe social indispensable à notre survie.Foutaise : ce livre le démontre clairement. Non, les 500 familles les plus riches de France ne sont pas composées de dynamiques entrepreneurs qui ont pris des risques. Non, elles ne créent pas d'emploi.Non, elles ne nous font pas du bien. Oui, on pourrait vivre sans leur règne. NEpuiséVOIR PRODUIT19,50 € -

Frustration 2024 : Et maintenant, on fait quoi ?
Framont NicolasAprès le succès de leur numéro pilote, autodiffusé et pourtant écoulé à plusieurs milliers d'exemplaires, LLL a décidé de s'associer à Frustration pour lancer ce Mook engagé, le magazine de la guerre des classe. Car il faut prendre au sérieux la révolution. Elle n'est ni un caprice ni une abstraction. Les riches sont trop riches pour rester calme ; il est trop tard pour en rester aux politesses. Les classes laborieuses doivent maintenant établir un rapport de force par la grève, le blocage et la désobéissance. Loin de la caricature de l'insurrection soudaine, prenons le parti d'une révolution profonde pour mettre un terme aux injustices. Faisons de notre frustration et notre impatience une force d'émancipation durable.EpuiséVOIR PRODUIT17,90 € -

Parasites
Framont NicolasParasite : nom masculin. "Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'un organisme hôte d'une espèce différente" . Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit. La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.En stockCOMMANDER9,90 € -

Saint Luigi. Comment répondre à la violence du capitalisme ?
Framont NicolasFormidable essai qui, partant de l’affaire Luigi Magione (suspecté d’avoir assassiné un PDG d’assurances privées aux USA), décrypte la violence du capitalisme sur les classes moins aisées et l’exercice de cette violence au sein des sphères de pouvoir. Nicolas Framont propose ici une réflexion sur la lutte contre cette dernière, du non-effet du pacifisme aux pertes des objectifs dans la professionnalisation du militantisme. Il interroge la nécessité du recours à la violence elle-même avec beaucoup de justesse dans un livre intense qui donne parfois envie de tout renverser.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,90 €
Du même éditeur
-

Femmes et drogues. Trajectoires d'usagères-revendeuses insérées socialement à Bordeaux et Montréal
Perrin SarahTout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Le corps à l'oeuvre. Créer, vivre, interagir
Dirkx Paul ; Glesener Jeanne ; Trentini BrunoC'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

De la discrétion. Etre ou ne pas être socialement visible
Merlier Philippe ; Le Blanc GuillaumeCet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Penser le conservatisme à gauche. Entre socialisme antimoderne, populisme démocratique et critique d
Giraud AmauryUne historiographie inédite d'une philosophie politique singulière du XIXe jusqu'au XXIe siècle.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 €
De la même catégorie
-

Fragments d'un discours amoureux
Barthes RolandS'abîmer Absence Adorable Affirmation Altération Angoisse Annulation Ascèse Atopos Attente Cacher Casés Catastrophe Circonscrire C'ur Comblement Compassion Comprendre Conduite Connivence Contacts Contingences Corps Déclaration Dédicace Démons Dépendance Dépense Déréalité Drame Ecorché Ecrire Errance Etreinte Exil Fâcheux Fading Fautes Fête Fou Gêne Gradiva Habit Identification Image Inconnaissable Induction Informateur Insupportable Issues Jalousie Je-t-aime Langueur Lettre Loquèle Magie Monstrueux Mutisme Nuages Nuit Objets Obscène Pleurer Potin Pourquoi Ravissement Regretté Rencontre Retentissement Réveil Scène Seul Signes Souvenir Suicide Tel Tendresse Union Vérité Vouloir-saisirSur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,90 € -

Le Langage silencieux
Hall Edward-TEdward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.EpuiséVOIR PRODUIT9,90 € -

Et boire ma vie jusqu'à l'oubli
Galliègue CathyBetty s'efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s'abrutit et s'effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l'enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges... et cette question lancinante : " Elle est où, maman ? " Cathy Galliègue aborde dans Et boire ma vie jusqu'à l'oubli un sujet tabou, celui de l'alcoolisme féminin, et nous offre un roman sans filtre sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d'humanité et d'espoir. Après une carrière dans l'industrie pharmaceutique en France, elle est partie vivre en Guyane, où elle a animé pendant un saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère et où elle se consacre désormais à l'écriture. Son premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017), a remporté un succès d'estime, il est sélectionné pour le Prix Senghor 2018. Et boire ma vie jusqu'à l'oubli est son deuxième roman.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -
Pleurs blancs, marques sombres
Hamad Ruby ; Harchi Kaoutar ; Selle-Delavaud LorraQuel est le point commun entre Hunger Games et les suffragettes ? Alexandria Ocasio-Cortez et la réception du film Aladdin ? Le placement forcé des enfants autochtones et la vidéo virale de BBQ Becky ... Réponse : leur analyse politique et socio-culturelle permet de retracer une histoire occultée, celle de la complicité des femmes blanches dans la perpétuation du système raciste et suprémaciste blanc. Des plantations esclavagistes aux colonies jusque dans les couloirs des entreprises aujourd'hui, voici une démonstration implacable que la blanchité est toujours passée avant la sororité. Et qu'il serait temps, pour les femmes blanches, d??uvrer à devenir de véritables alliées. Ruby Hamad est journaliste et universitaire. Son article « Comment les femmes blanches utilisent stratégiquement leurs larmes pour faire taire les femmes de couleur », paru dans le Guardian en 2018, a provoqué des débats à l'échelle mondiale. Dans ce livre dérangeant, salué dès sa parution en Australie comme un classique des bibliothèques féministes, elle déconstruit avec brio le mythe de l'innocence blanche. C'est une claque et une lecture obligée, notamment pour quiconque se réclame du féminisme intersectionnel. Préfacé par Kaoutar Harchi Vous reversez 1 euro à l'UNRWA pour les réfugié·es palestinien·nesEn stockCOMMANDER22,50 €
