PHILIA LA NOTION D'AMITIE DANS LA PHILOSOPHIE ANTIQUE ESSAI SUR UN PROBLEME PERDU ET RETROUVE
FRAISSE
VRIN
77,99 €
Epuisé
EAN :9782711680740
L'intérêt qu'accorde la philosophie moderne et contemporaine au problème d'autrui est souvent, et à juste titre, considéré comme l'une de ses principales caractéristiques. Peut-on néanmoins croire que cette question de l'intersubjectivité ou de l'interpersonnalité, telle que la posèrent Fichte ou Husserl, soit une pure invention ex nihilo de l'époque contemporaine ? Ou bien l'historien de la philosophie, s'il se veut philosophe, ne doit-il pas au contraire postuler l'existence d'une continuité de la réflexion philosophique, et discerner par là comment une question qui se présente comme radicalement neuve manifeste en fait la résurgence d'une méditation et d'un problème plus anciens ? Que les systèmes et les réponses changent mais que les questions et les problèmes auxquels ils répondent demeurent, telle est la conviction première qui anime cet essai. Ainsi, loin que le problème des rapports avec autrui ait été absent de la philosophie antique, l'auteur montre dans ce livre comment cette interrogation fut longtemps présente chez les Grecs, sous l'aspect d'une réflexion sur la nature et les conditions de la philia. Cette analyse du thème de l'amitié, indissociable chez les Grecs de leur métaphysique et de leur morale, révèle ainsi une pensée du rapport entre les consciences qui, faisant éclater les oppositions factices issues du dualisme classique entre raison et sentiment ou encore entre amour de soi et amour d'autrui, permet d'élaborer une " représentation plus unitive, plus dynamique aussi, du moi lui-même ".
Date de parution
03/05/2000
Poids
600g
Largeur
204mm
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EAN
9782711680740
Titre
PHILIA LA NOTION D'AMITIE DANS LA PHILOSOPHIE ANTIQUE ESSAI SUR UN PROBLEME PERDU ET RETROUVE
ISBN
2711680746
Auteur
FRAISSE
Editeur
VRIN
Largeur
204
Poids
600
Date de parution
20000503
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'émancipation des femmes a suivi deux chemins parallèles et distincts au lendemain de la Révolution française, et au commencement du débat démocratique : celui du "pour toutes' et celui du "pour chacune'. Le premier menait aux droits civils et civiques, citoyenneté, éducation, emploi, responsabilité individuelle, autonomie sociale. Le second ouvrait la voie à la liberté de créer, de penser, d'écrire, de partager avec les hommes les lieux de la jouissance intellectuelle et artistique. C'est sur le deuxième chemin, emprunté par ce livre, que j'ai voulu arpenter la suite de l'Histoire. La suite de l'Histoire, pour une femme artiste, ce n'est pas seulement la conquête de droits et la transgression des contraintes établies, c'est aussi la construction de pratiques nouvelles et le déplacement des repères obligés. L'égalité, c'est encore la liberté de trouver de nouvelles formes de création. Et c'est pourquoi, sans s'arrêter à l'identité sexuelle ou à la visibilité sociale, ce qui est en jeu, ici, c'est d'abord et avant tout leur production. " Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS. Ancienne députée européenne, elle est l'autrice de livres sur la généalogie de l'égalité des sexes et la problématique sexe/genre, tels Du consentement (Seuil, 2007, édition augmentée 2017), et La Sexuation du monde. Réflexions sur l'émancipation (Presses de Sciences Po, 2016).
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.