Pirate à ses heures, le capitaine anglais Martin Frobisher (1535-1594) cherche dans le blanc des cartes, parmi les glaces du Grand Nord canadien, le mythique passage du Nord-Ouest vers la Chine. Il ne le trouvera pas. Ce qu'il découvre en revanche dépasse ses plus folles espérances : les gros blocs d'une pierre noire et brillante à fleur de toundra dont il fait remplir les soutes de son navire sont aurifères. Telle est du moins l'opinion de quelques alchimistes et orfèvres londoniens de renom dont John Dee, cosmographe et devin de la reine d'Angleterre. Dès lors, un vent de folie balaie la capitale. Lords, grands argentiers du royaume, Elisabeth Ire en personne, se bousculent pour investir dans les mines d'or de cette terre lointaine baptisée Meta Incognita, Frontière de l'Inconnu. Une flotte considérable est armée en hâte pour l'exploiter et la peupler. Ce chimérique Eldorado polaire, première bulle financière de l'Histoire, illustre à lui seul l'ère de l'exploitation coloniale, dont les abus et les violences s'étendront à tout le continent nord-américain. Les Inuit traités sans ménagement par Frobisher et ses hommes, capturés pour l'amusement des foules et de la Cour, en sont un avant-goût. Le face-à-face de deux mondes ne fait que commencer. A travers cet épisode méconnu, la journaliste Marie Hélène Fraïssé, spécialiste de l'histoire de l'Amérique coloniale, jette une lumière crue sur les débuts de la globalisation, au fil d'un captivant récit de voyage et d'aventures.
Nombre de pages
233
Date de parution
03/05/2017
Poids
346g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782226324849
Titre
L'Eldorado polaire de Martin Frobisher
Auteur
Fraïssé Marie-Hélène
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
150
Poids
346
Date de parution
20170503
Nombre de pages
233,00 €
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L'Indien demeure le thème exotique le plus inusable du cinéma et de la littérature dite d'aventure. En imaginant et en "imageant" les sociétés amérindiennes conformément à nos hantises et à nos rêves, nous avons oublié qu'elles n'étaient, et ne sont, ni meilleures ni pires que les autres: différentes, nées d'une autre histoire, évoluant dans une dynamique propre. L'Indien des Plaines, sous sa coiffe emplumée hollywoodienne, n'a que trop souvent contribué (malgré lui, certes) à cacher la foule des autres peuples: chasseurs de forêts boréales, nomades des déserts californiens ou du Grand Bassin, commerçants de la côte du Pacifique, mondes iroquoïens, puissances creeks ou cherokees? On trouvera dans cet ouvrage un aperçu des très riches productions matérielles nord-amérindiennes, on feuillettera le vaste catalogue d'images nées de la Rencontre, où l'Européen, troublé, trahit son effroi, son ravissement. L'Indien, en une galerie de portraits antinomiques, y joue le rôle du cannibale, du cruel barbare, du noble sauvage, du sage, de la victime?
Résumé : Au temps des "découvertes" et de l'exploration du monde, navigateurs et voyageurs européens rencontrent des peuples aux moeurs déboussolantes. Certains suscitent leur admiration. Ils en décrivent avec bonheur l'hospitalité, la générosité, l'élégance, la douceur... D'autres en revanche les horrifient : ils sont oisifs, malpropres, agressifs, se mangent entre eux, pratiquent la torture, ont une sexualité débridée... Au Nouveau Monde, continent "imprévu", qui ne figurait sur aucune carte, les visiteurs venus d'Europe s'avouent particulièrement troublés. La radicale étrangeté de ceux qu'ils nomment "Indiens" par erreur, les conduit à se demander s'il s'agit là de vrais humains. A moins qu'ils ne soient des démons ? Ou encore des rescapés de l'Age d'Or ? Le "Bon Sauvage" ne serait-il pas finalement un "affreux Barbare" ? Ces ambiguïtés s'expriment dans de nombreux textes hauts en couleurs, chroniques vécues de ces premiers regards : carnets de voyage, rapports d'expédition, ethnographies sommaires, relevés topographiques et naturalistes... Une même relation de voyage ou de terrain peut exprimer l'attirance, la répulsion, la réprobation indignée des moeurs "indigènes", sans perdre de vue les richesses sonnantes et trébuchantes dont ces êtres étranges semblent détenteurs. Rapacité, mais aussi malaise, flottement, impuissance à traverser l'océan de la différence...Un choix de textes qui permet de saisir les sociétés indiennes quasi intactes, à la veille d'une destruction de très grande ampleur, ainsi que la perplexité des Européens en Amérique du Nord, confrontés pendant quatre siècles d'expansion à diverses populations de ",Sauvages", ainsi qu'on les appelait encore, il y a peu. De Christophe Colomb et Samuel de Champlain à George Catlin et Edward S Curtis, c'est à un formidable voyage dans l'histoire de l'Amérique et de celle des mondes indiens que nous convie Marie-Hélène Fraïssé.
En 1992, lorsqu'on célébra les 500 ans du débarquement de Christophe Colomb aux Amériques, les Amérindiens prirent le deuil. Pour eux la "Découverte" n'était rien d'autre que le début de la grande "Invasion" . Car la grande épopée de l'Ouest et de la Frontière, telle que la raconte Hollywood, avec ses fiers cowboys et ses farouches Indiens à plumes, ne se lit pas du tout de la même manière quand on a été expulsé de chez soi, décimé par des maladies importées, et qu'on est désormais considéré comme indésirable sur le territoire de ses ancêtres. L'Indien demeure le thème exotique le plus inusable du cinéma et de la littérature dite d'aventure. En imaginant et en "imageant" les sociétés amérindiennes conformément à nos rêves, nous avons oublié qu'elles n'étaient, et ne sont, ni meilleures ni pires que les autres : différentes, nées d'une autre histoire, évoluant dans une dynamique propre. Heureusement l'Histoire ne s'arrête pas là...
Résumé : Par-delà l'imagerie traditionnelle (Christophe Colomb, le Mayflower, l'arrivée de Jacques Cartier au Québec ... ), Marie Hélène Fraïssé s'est intéressée aux premiers et essentiels acteurs de l'exploration du continent nord-américain, à leur personnalité et aux péripéties de leurs voyages. Mais aussi, dans une perspective plus vaste, aux situations économiques de chaque époque et aux relations serrées entre exigences commerciales et exploration. Au fil de ce récit très documenté, où surgissent quantité de personnages hauts en couleur, prend forme une tumultueuse et fascinante histoire, servie par une érudition et un enthousiasme communicatifs.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »