En immersion à Molenbeek. L'enquête qui aurait dû nous alerter !
Fraihi Hind ; Dewolf Philippe
DIFFERENCE
17,00 €
En stock
EAN :9782729122591
Molem? : ainsi disent les jeunes d?origine maghrébine à Molenbeek Saint-Jean. Ainsi se sont-ils approprié le nom de la commune bruxelloise où souvent ils sont nés. Le faubourg au passé populaire, et demeuré populeux, s?est retrouvé placé sous les feux de l?actualité après les attentats de Paris du 13 novembre 2015, en raison des attaches molenbeekoises de certains terroristes. Oui, il existe des zones de non-droit à Molenbeek, oui, la commune souffre d?un chômage endémique. Mais les médias ont fait mine de tomber des nues en ce novembre noir, alors que les ferments de la radicalisation d?une partie de la jeunesse étaient déjà connus voici plus de dix ans. La jeunesse n?y est pas si déconnectée que cela du monde et du mode occidental, mais l?oisiveté forcée la conduit parfois à des actes de forcenés. C?est cet arrêt sur image que la jeune journaliste Hind Fraihi, attachée au quotidien Flamand Het Laaste Nieuws, a dépeint dans Undercover Molenbeek (En immersion à Molenbeek). Au moment de la rédaction de son livre, qui se lit comme un roman, Theo Van Gogh venait de payer de sa vie sa critique de l?Islam. Du fait de ses origines marocaines, Hind Fraihi était à même de décrire une jeunesse ballottée entre errance dans la rue et prêches enflammés. Côté obscurantiste, c?est la loi du silence sous la burqa, la sourde mainmise de l?Arabie saoudite sur des consciences déboussolées, côté plus rose et punk, les fashionistas musulmanes, la poupée, un aimable fantôme. Infiltrée dans Molenbeek, Hind Fraihi a écrit son témoignage dans un néerlandais tel que le parle une partie de la population immigrée, une langue réinventée, avec ses raccourcis, son sens du direct, comme cela se passe pour l?anglo-américain des ghettos noirs de Chicago.
Des rues de Marseille aux contrées hostiles de l'opium, du cannabis et de la coca, ce livre raconte le parcours hors du commun d'un homme qui a choisi de consacrer sa vie à la lutte contre le trafic de drogues et la criminalité organisée. Né dans un quartier populaire, l'auteur découvre très jeune les réalités de la rue avant de s'engager dans un combat où se mêlent courage, doutes et espoir. Son histoire est celle d'une ascension, d'un engagement, mais aussi d'une conviction : l'égalité des chances peut changer des destins. A travers des récits forts et des moments vécus, ce témoignage nous plonge dans les coulisses d'un combat quotidien contre le crime organisé, tout en offrant une réflexion sur la justice, la résilience et la solidarité humaine. Un livre sincère et captivant, qui nous rappelle que, même face à l'adversité, il est toujours possible de se relever et de faire la différence.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Voyage à Charleroi retrace le périple à vélo de trois Carolos qui aiment leur ville. En quête d'une réponse à la question "Charleroi que nous dis-tu du monde ? " , ils témoignent de leurs rencontres avec des gens bienveillants, dans une ville en lutte pour son existence. Ce journal de bord se compose du reportage de Marcel, des réflexions de Paul et des photos d'Axel. Cette histoire, déclinée en un collage d'instantanés et de commentaires, témoigne des efforts d'une communauté confrontée à la violence de l'économie bousculée par la mondialisation. Ce livre invite à la découverte de la ville en roue libre, pour en capter l'énergie, le blues, l'humour et les beautés inattendues. Bref, des éclats de vie.
La Belgique est une construction politique improbable et relativement récente (1830). Petit Etat prospère au coeur de l'Europe du nord-ouest, elle est certes tiraillée par des forces centrifuges, mais elle perdure, notamment grâce à des compromis permanents. Situation pour le moins étonnante aux yeux d'un étranger habitué à la centralisation. Au coeur du dispositif belge : Bruxelles, à la fois pomme de discorde et lieu de coexistence des deux grandes communautés linguistiques, wallonne et flamande. Là se concentre le pouvoir économique, condition nécessaire à la survie d'un pays éclaté et fédéral. Ce sont ces dynamiques et cette réalité que Christian Vandermotten se propose d'étudier au travers d'une approche globale mêlant géographie, politique, économie, histoire des arts et des idées. Un vrai petit traité de " belgitude " à l'usage de voisins incrédules...
Le 22 mars 2016, Tanguy et Sandrine étaient au mauvais endroit au mauvais moment. Le premier, dès 7 heures 30, à l'aéroport de Bruxelles-National ; la seconde, dans le métro qui roulait vers la station de Maelbeek aux alentours de 9 heures. Tous deux blessés dans les attentats qui, à Bruxelles, ont tué 32 personnes et en ont atteint des centaines d'autres, ils ont tout mis en oeuvre pour se reconstruire. Après avoir guéri de leurs blessures visibles, ils se sont attaqués aux autres, si difficiles à panser. Depuis lors, leur parcours, sur les plans médical, administratif, judiciaire, professionnel, familial et social, est semé, sinon d'embûches, au moins de questions. A travers leurs histoires croisées, racontées durant un an dans ce touchant journal de bord, le lecteur prend toute la mesure de l'impréparation d'un pays à l'horreur dont il se croyait à l'abri. Et de la force qu'il faut pour se relever. Qu'avons nous appris de ces tragédies ? Plus de méfiance, de rejet et de mesures de sécurité ou plus de conscience, de responsabilité et de mesures de solidarité ? Avons-nous accepté la remise en question courageuse - tant personnelle que collective - des systèmes de pensée qui créent une société capable de générer un tel torrent de haine ? La connaissance de soi est un enjeu de santé publique, si ce n'est pas de sécurité publique. On ne parle plus de développement "personnel" mais de développement social durable. Nous n'éviterons pas les conflits, ni la colère et la peur qui les génèrent. Il s'agit aujourd'hui de faire les apprentissages nécessaires pour vivre et transformer ces situations en rencontres si pas fécondes du moins respectueuses. Car la paix, ça s'apprend !