Penser en acte : et l'homme préfère considérer la formule comme simple juxtaposition de mots, quand il fait le constat d'une " pensée séparée de la vie ". Cela viendrait-il de ce qu'il ne pense qu'avec des mots, qui le tirent le plus souvent vers ce qu'ils veulent communément dire, et non plus vers ce qu'il voudrait, lui, penser ... Comment chercher, alors, une façon acceptable d'être et de penser ... Tout au long de ses carnets d'Ouessant, de postfaces tardives à Croire devoir penser, d'essais parallèles de transcriptions à l'infinitif de Descartes, Nietzsche, Wittgenstein, Kant, Aristote ou Heidegger, et d'annotations au " chantier de la philosophie ", Emmanuel Fournier détaille avec une grande honnêteté et un sens minutieux de l'humour ce qu'il entend par " penser à l'infinitif ". Croire devoir penser était paru en 1996 dans cette même collection.
Date de parution
27/03/2000
Poids
357g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841620425
Titre
L'INFINITIF DES PENSEES
Auteur
FOURNIER EMMANUEL
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
357
Date de parution
20000327
Disponibilité
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« Pourquoi demandons-nous avec tant d'empressement au cerveau d'expliquer ce qui nous arrive et ce que nous devons faire? Nos questions de vie sont-elles résolues une fois que nous les avons reportées dans le système nerveux? Avons-nous éclairci notre monde et nos facultés en les enracinant dans nos cerveaux? A-t-on rendu la conscience moins mystérieuse? »Le livre s'interroge avec une douce ironie sur les espoirs et les fragilités qui s'expriment dans notre quête de fondement cérébral. Des chapitres brefs exposent sans jargon mais avec précision les problèmes philosophiques qui surgissent dès lors qu'on interpose l'idée de cerveau entre nous et le monde. L'objectif incessant est de gagner des libertés à l'égard de l'organe dont on a parfois le sentiment qu'il pourrait devenir une prison pour la pensée. Le questionnement montre le cerveau comme une occasion inédite de penser.
La langue n'est pas tout, mais si ça cloche avec la langue, comment cela pourrait-il aller ailleurs ? Eventre quelques phrases et enfonce-toi avec les verbes dans la chair même de nos inquiétudes. Tu verras les questions qui se trament, tout ce que nous machinons avec trois fois rien, si nous avons besoin de plus, s'il y a de quoi rire, jouir ou souffrir.
Depuis quelques années, avec le développement de la neuroscience, de la neuroimagerie, la neuropsychologie, on accorde une place toujours plus grande au cerveau, qui régenterait non seulement notre pensée, mais aussi nos émotions, nos doutes, nos amours, etc. , au point que ce n'est plus tant l'humain qui pense, est ému, doute, aime etc. , mais la "matière cérébrale", promue au rang d'ordonnatrice de nos vies et de nos espérances. La médecine neuroenthousiaste emboîte le pas et dresse une carte du cerveau qui ressemble de plus en plus à la carte du T endre d'une Melle de Scudéry devenue neurologienne. Après Creuser la cervelle, E. Fournier dresse un réquisitoire sans appel contre ce nouvel ordre cérébral qui nous prépare un monde d'écervelés à la merci des Pères Ubu de la neuroquelquechose.