L'abbé Olivier Cayrou était de ceux que l'Église distingue très tôt et prépare aux premiers rôles. Il n'a pas pu se plier à ce qui lui semblait flatterie, mensonge, bassesse. Ce qui le révoltait au séminaire français à Rome, dans les milieux de la hiérarchie, il le retrouve au niveau de l'humble clergé du canton vosgien où on l'a exilé. Si parfois Olivier Cayrou s'amuse lucidement, cruellement au spectacle qu'il a sous les yeux, il en éprouve surtout du malaise. Un malaise qu'il prend à son compte. Olivier Cayrou se pose d'abord quelques-unes des questions que l'Église, dans sa volonté d'adaptation, se pose à elle-même, sous nos yeux. Que valent ses institutions, ses rites, que faut-il garder, abandonner ? Bientôt le jeune vicaire va plus loin. Nous le voyons, étape par étape, doute après doute, accéder à la vérité : en lui le prêtre et l'homme ne coïncident pas, ne coïncideront jamais. La conclusion pour lui ne peut être que le refus total et définitif. Sans théorie, ni abstraction, sans sortir du cadre concret du roman, ce livre éclaire, mieux que de longs traités, des problèmes très amples, très généraux, très actuels. Il peut irriter certains, mais parmi tant de témoignages analogues, plus ou moins habiles, déguisés, prudents, personne ne peut contester la sincérité exceptionnelle de celui-là.
Nombre de pages
256
Date de parution
30/08/1967
Poids
220g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782070224890
Titre
La défaillance
Auteur
Fournet Joseph
Editeur
GALLIMARD
Largeur
120
Poids
220
Date de parution
19670830
Nombre de pages
256,00 €
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Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.