L'abbé Olivier Cayrou était de ceux que l'Eglise distingue très tôt et prépare aux premiers rôles. Il n'a pas pu se plier à ce qui lui semblait flatterie, mensonge, bassesse. Ce qui le révoltait au séminaire français à Rome, dans les milieux de la hiérarchie, il le retrouve au niveau de l'humble clergé du canton vosgien où on l'a exilé. Si parfois Olivier Cayrou s'amuse lucidement, cruellement au spectacle qu'il a sous les yeux, il en éprouve surtout du malaise. Un malaise qu'il prend à son compte. Olivier Cayrou se pose d'abord quelques-unes des questions que l'Eglise, dans sa volonté d'adaptation, se pose à elle-même, sous nos yeux. Que valent ses institutions, ses rites, que faut-il garder, abandonner ? Bientôt le jeune vicaire va plus loin. Nous le voyons, étape par étape, doute après doute, accéder à la vérité : en lui le prêtre et l'homme ne coïncident pas, ne coïncideront jamais. La conclusion pour lui ne peut être que le refus total et définitif. Sans théorie, ni abstraction, sans sortir du cadre concret du roman, ce livre éclaire, mieux que de longs traités, des problèmes très amples, très généraux, très actuels. Il peut irriter certains, mais parmi tant de témoignages analogues, plus ou moins habiles, déguisés, prudents, personne ne peut contester la sincérité exceptionnelle de celui-là.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
256
Date de parution
30/08/1967
Poids
220g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782070224890
Titre
La défaillance
Auteur
Fournet Joseph
Editeur
GALLIMARD
Largeur
120
Poids
220
Date de parution
19670830
Nombre de pages
256,00 €
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4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.