Génération offensée. De la police de la culture à la police de la pensée
Fourest Caroline
GRASSET
17,75 €
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EAN :9782246820185
C'est l'histoire de petits lynchages ordinaires, qui finissent par envahir notre intimité, assigner nos identités, et censurer nos échanges démocratiques. Une peste de la sensibilité. Chaque jour, un groupe, une minorité, un individu érigé en représentant d'une cause, exige, menace, et fait plier. Au Canada, des étudiants exigent la suppression d'un cours de yoga pour ne pas risquer de " s'approprier " la culture indienne. Aux Etats-Unis, la chasse aux sorcière traque les menus asiatiques dans les cantines et l'enseignement des grandes oeuvres classiques, jugées choquantes et normatives, de Flaubert à Dostoïevski. Des étudiants s'offusquent à la moindre contradiction, qu'ils considèrent comme des " micros-agression " , au point d'exiger des " safe space " . Où l'on apprend en réalité à fuir l'altérité et le débat. Selon l'origine géographique ou sociale, selon le genre et la couleur de peau, selon son histoire personnelle, la parole est confisquée. Une intimidation qui va jusqu'à la suppression d'aides à la création et au renvoi de professeurs. La France croyait résister à cette injonction, mais là aussi, des groupes tentent d'interdire des expositions ou des pièces de théâtre... souvent antiracistes ! La police de la culture tourne à la police de la pensée. Le procès en " offense " s'est ainsi répandu de façon fulgurante. " L'appropriation culturelle " est le nouveau blasphème qui ne connaît qu'une religion : celle des " origines " . " C. F. Sans jamais vouloir revenir à l'ancien temps, Caroline Fourest trace ici une voie authentiquement féministe et antiraciste, universaliste, qui permet de distinguer le pillage de l'hommage culturel.
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Nombre de pages
162
Date de parution
26/02/2020
Poids
185g
Largeur
130mm
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EAN
9782246820185
Titre
Génération offensée. De la police de la culture à la police de la pensée
Auteur
Fourest Caroline
Editeur
GRASSET
Largeur
130
Poids
185
Date de parution
20200226
Nombre de pages
162,00 €
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L'universalisme, cette ambition gravée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, semble à bout de souffle. Aux Nations unies, certains Etats invoquent des "circonstances nationales" pour ne pas appliquer les droits de l'homme, et le "respect des religions" pour limiter la liberté d'expression. Au nom de la "diversité", des politiques cultivent le droit à la différence contre le droit à l'égalité. Au nom de la tolérance, on tolère le fanatisme. Le multiculturalisme est partout en crise depuis le 11 septembre 2001. On se déchire pour savoir comment concilier respect des valeurs communes et respect des particularismes. Avec pédagogie, Caroline Fourest explique le "modèle français", le malentendu avec le monde anglo-saxon, tout en poursuivant sa quête intellectuelle: être antiraciste sans tolérer l'intégrisme, refuser à la fois la confusion multiculturaliste et la tentation monoculturaliste.
Résumé : Après l'immense émotion suscitée par l'attentat contre Charlie Hebdo, Caroline Fourest revient sur ces voix, ces "oui mais", qui, au nom de la "responsabilité", de la peur d'"offenser" ou du soupçon d'"islamophobie", n'ont pas voulu "être Charlie". Dans cet essai pédagogique sans concessions, elle recadre les débats sur la liberté d'expression et alerte sur les dangers d'une mondialisation de l'intimidation. Elle clarifie la ligne de fracture entre laïcité à la française et relativisme anglo-saxon. Entre droit au blasphème et incitation à la haine. Entre Charlie et Dieudonné. Entre rire du terrorisme, et rire avec les terroristes.
Résumé : Chaque jour, un groupe, une minorité, un individu érigé en représentant d'une cause menace et veut censurer parce qu'il se dit "offensé" . Souvent, le procès est mené en criant à l' "appropriation culturelle" , ce nouveau blasphème. Au Canada, des étudiants réclament la suppression d'un cours de yoga pour ne pas risquer de "s'approprier" la culture indienne. Aux Etats-Unis, des étudiants s'offusquent aux moindres contradictions, qu'ils considèrent comme des "micro-agressions" , exigent des safe spaces, dans lesquels on apprend à fuir le débat et l'altérité. La France elle-même n'y échappe pas, où des groupes tentent d'interdire des expositions ou des pièces de théâtre... souvent antiracistes ! Ce livre propose une autre voie, universaliste, qui permet de distinguer le pillage de l'hommage, tout en continuant à penser et à se parler. Le cri d'alarme d'une figure de la gauche qui ne reconnaît plus les combats des siens. Le Point.
Depuis l'effondrement du communisme, et malgré les attentats du 11 septembre, une certaine gauche semble fascinée par l'islamisme. Aveuglement tiers-mondiste? Goût pour une radicalité perdue? Haine de l'Amérique et d'Israël? Naïveté ou cynisme? Biographie de l'auteur Caroline Fourest est journaliste à Charlie Hebdo etrédactrice en chef de la revue ProChoix. On lui doit notamment Tirs croisés (Calmann-Lévy, 2003) et Frère Tariq (Grasset, 2004).
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.