Politique africaine N° 116 : Gouverner la mer. Etats, pirates, sociétés
Fourchard Laurent
KARTHALA
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EAN :9782811103279
La multiplication des actes de piraterie au large de la Somalie ou du Nigeria suscite une attention grandissante des grandes puissances. De nouveaux dispositifs internationaux de gouvernement maritime se mettent en place à leur initiative. Face à ces évolutions, comment les États africains exercent-ils leur souveraineté sur les zones marines? Quels rapports cette gouvernance maritime entretient-elle avec l'évolution des Etats et des sociétés ?Pour répondre à ces questions, ce dossier analyse l'expansion du gouvernement de la mer à plusieurs échelles et sous divers angles: les accords de pêche internationaux et les rapports entre Etats et pêcheries ; l'économie politique des espaces portuaires ; le problème de la piraterie et son traitement global. Il avance l'hypothèse que, derrière la multiplication des conflits sur les espaces marins, se jouent des processus de pouvoir inédits qui redéfinissent non seulement les rapports entre public et privé, mais aussi entre frontières spatiales et représentations de la souveraineté.
Nombre de pages
204
Date de parution
29/01/2010
Poids
330g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811103279
Auteur
Fourchard Laurent
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20100129
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204,00 €
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Les métropoles d'Afrique du Sud et du Nigeria sont réputées dangereuses, bidonvillisées et dominées par l'économie informelle. Peu est su en revanche de la manière dont les populations y sont triées, catégorisées et policées, en droite ligne avec les méthodes de réification ethnique et sociale de l'apartheid et de la période coloniale.À Johannesburg, au Cap, à Lagos et à Ibadan, les quatre villes où l'auteur a enquêté, un gouvernement du tri et de l'exclusion assigne des droits, des peines et des interdits à des catégories considérées comme problématiques (délinquants, jeunes, migrants, femmes seules, vendeuses de rue) ; des organisations non étatiques surveillent au quotidien les quartiers populaires, les gouvernent la nuit et usent de violence contre les jeunes ou les étrangers.De la rue au marché, de la gare routière au guichet de l'administration, s'instaure un maquis de petits arrangements qui contournent exclusions et discriminations. L'accès à ces lieux est en permanence contesté et négocié auprès d'individus en posture d'autorité (fonctionnaires, responsables syndicaux, parrains politiques, gouverneurs) par des habitants à la recherche d'un service, d'une autorisation, d'un document, d'un soutien, d'une place sur un marché ou à l'université.Dans cette réalité urbaine imprévisible qui échappe à la planification, individus et groupes sociaux modifient des pans essentiels de l'action publique par l'exclusion et la violence autant que par la négociation.
Répressions violentes, engagements guerriers, mutineries, coups d'Etat : les "corps habillés" apparaissent régulièrement avec fracas dans l'actualité africaine. Avec la multiplication des programmes de "réforme du système de la sécurité" (RSS), les professionnels de l'ordre font désormais l'objet d'une grande attention sur la scène internationale. On sait pourtant peu de choses des militaires, des policiers ou des gardes forestiers qui exercent leur métier en uniforme ou en civil, dans la rue ou dans un bureau. Quels sont les savoirs, les pratiques et les conflits propres à ce champ professionnel ? En se défaisant de la perspective du "professionnalisme" qui marque les expertises de la RSS, ce dossier montre que les forces de l'ordre sont à la fois des instruments centraux de la surveillance et de la répression des populations, et de la contestation du pouvoir d'Etat. A partir d'études de cas au Sénégal, au Nigeria et en Sierra Leone, il invite à penser les rapports des métiers de l'ordre à l'Etat en étudiant ensemble leur fonctionnement ordinaire et les expressions les plus spectaculaires de l'action politique.
Ce travail d'histoire urbaine a placé au centre de son analyse la notion d'espace. Partir de l'espace permet de saisir les logiques de contrôle et de ségrégation mises en ?uvre par l'administration coloniale dans deux villes moyennes de la périphérie de l'empire français et de faire surgir des groupes sociaux, des clivages religieux, des compétitions commerciales, des enjeux fonciers, des lieux de pouvoir et de contre-pouvoir, autrement imperceptibles. De fait, les différentes échelles étudiées (du voisinage à la ville, de la cour à la rue) font apparaître une multiplicité de territoires et une complexité de la ville africaine.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.