Ce livre résulte d'une collaboration entre une photographe, une danseuse et un écrivain. Isabelle Waternaux a photographié Mathilde Monnier dansant, simplement nue, deux heures durant, dans un studio à Paris en mars 2001. De cette improvisation ininterrompue une centaine de photographies ont été prises, dont 38 sont réunies ici en une séquence accompagnée d'un essai-poème de Dominique Fourcade. Isabelle Waternaux, photographe, dont plusieurs oeuvres ont été achetées par le Fonds National d'Art Contemporain, ou la Bibliothèque Nationale de France, lauréate de la bourse "Villa Médicis hors les murs" expose sans interruption depuis 1991. Un ouvrage lui a été consacré par la Bibliothèque Nationale : "La confusion des genres", sous la direction de Philippe Arbaïzar, avec des textes de Thierry de Duve, Valérie Picaudé, Monique Sicard... Née à Mulhouse, Mathilde Monnier entre en danse "sur le tard" et se voit engagée à 19 ans chez Viola Farber, alors directrice du Centre national de danse contemporaine d'Angers. Partenaire de François Verret, au début des années 80, puis de Jean-François Duroure, avec qui elle fonde la Compagnie de Hexe, en 1985, elle entame une carrière solo en 1988 avec sa création "Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt". Parmi ses oeuvres clés, rappelons "Chinoiserie", création conçue avec le clarinettiste de jazz Louis Sclavis, "Pour Antigone", en 1993, et "Nuit", en 1994, placées sous l'influence de l'Afrique. C'est en 1993 que Mathilde Monnier est nommée directrice du Centre chorégraphique national de Montpellier. Ses recherches sur l'inconscient la conduisent à travailler sur l'autisme (Bruit blanc) et la folie (L'atelier en pièces). Elle reçoit en juin 1999 le grand prix national des Arts du spectacle vivant par le ministère de la Culture et de la Communication... Dominique Fourcade a publié chez nous huit livres dont, tout récemment, "Est-ce que j'peux placer un mot ?".
Nombre de pages
64
Date de parution
07/11/2001
Poids
470g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782867448522
Titre
MW
Auteur
Fourcade Dominique ; Monnier Mathilde ; Waternaux
Editeur
POL
Largeur
200
Poids
470
Date de parution
20011107
Nombre de pages
64,00 €
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Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Dans ce livre il y a plus de lèvres que dans d'autres livres. Destraces de mots sur les lèvres, et bien sûr il y a aussi des tracesde lèvres sur les mots. Un tel livre on ne sait pas qu'on l'écrit.Chacun de ceux qui sont ici, figurantes et figurants, qui sont làde toute part, ici dans manque, sait de moi ceci: en amour,comme dans la mort, j'ai deux sortes de cri, l'un où je simuleque je suis proche, l'autre où je simule le lointain.
Résumé : "Dans le livre quelque part il y a le mot minuterie, qui, lorsqu'il s'est relu, a voulu faire venir le mot mutinerie. mais trop tard, il n'y avait plus de place dans le livre. quandmême, à cette occasion je me suis souvenu d'une enfance, je vérifie que c'est bien la mienne, où tout en moi s'étaitmutiné, longuement, au point que les structures mêmesde l'enfance en furent mises en cause. je comprends quele livre est le résultat de cet épisode, auquel s'est ajoutéela violence d'une transe adulte qui passait à grande vitessesur les rails tandis que je ne m'attendais à rien sur le quai".
De l'ensemble des oeuvres de Matisse conservées en France,Intérieur aux aubergines est certainement l'une des plusimportantes. C'est à l'automne agis que l'artiste peint l'intérieurde son atelier, avec une vue sur la montagne à Collioure. Unetoile éblouissante, d'une incroyable modernité. DominiqueFourcade, poète et connaisseur sensible et reconnu, racontetout d'abord, dans un essai publié en 1973 dans la revueCritique, la singulière histoire de cette oeuvre dont les Steinferont l'acquisition avant que l'artiste ne la rachète pour enfaire don au Musée de Grenoble. Mais c'est surtout un texteessentiel pour comprendre que cet Intérieur aux aubergines estune clé pour saisir la nouveauté révolutionnaire du travail dupeintre.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.