Claire et Marianne, deux femmes nées de l'après-guerre, se sont rencontrées par hasard, au bord d'un trottoir en mai 68. De leur attachement réciproque naissent de longues conversations, des paroles feutrées, des amours intellectuels. Ce récit sans énigmes et sans péripéties, où se mêlent Histoire, Littérature et Peinture, déroule patiemment l'angoisse et l'amertume d'une génération dont les rêves se trouvent pris au piège dans la nasse de la loi des grands nombres et de ses idées reçues. La courbe de Gauss n'est que la forme d'une cloche sous laquelle étouffe tout un siècle. Chacun cherche son Passage. Et ni l'Histoire, ni la Littérature, ni la Peinture nous ont indiqué la route. Le romantisme du XIXe siècle et avec lui l'idée de l'individu éclate. Mais les éclats qu'il nous laisse sont ceux dont on fait les mosaïques.
Nombre de pages
173
Date de parution
20/08/2001
Poids
240g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782908527711
Titre
La courbe de Gauss
Auteur
Fouks Bernadette
Editeur
TIRESIAS
Largeur
0
Poids
240
Date de parution
20010820
Nombre de pages
173,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Coronavirus : la crise est née des erreurs de nos dirigeants. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, un événement n'avait occupé la totalité de l'espace médiatique mondial pendant aussi longtemps. La Covid-19 a révélé la forme d'un monde dans lequel nous vivions sans encore le savoir. Une nouvelle société, dont on pressentait jusqu'alors les contours, est apparue au grand jour - une société de l'image, de l'émotion, de l'angoisse. Une nouvelle société que nos gouvernants n'ont pas comprise, et à laquelle ils n'ont pas su s'adapter. Leurs erreurs ont amplifié la crise, en même temps qu'elles révélaient le fond d'un mal français : l'incapacité de ceux qui nous dirigent à communiquer, leur incompréhension du rôle crucial que joue la communication dans les démocraties actuelles. Ce décryptage d'expert décortique ce que nous avons collectivement vécu sans l'avoir compris. Il offre des clés pour décrypter les méthodes de la communication et cerner son rôle dans le monde de demain. Car ce livre est aussi un cri d'alerte : au-delà des dommages sanitaires et économiques que cause la pandémie, elle porte en elle le risque d'une crise démocratique de grande ampleur. Seule une nouvelle communication pourra nous permettre d'y échapper. Analyser la communication de la crise, et dans la crise, est une urgence collective.
Il y a des matins rivières où je marche sur les rêves qui parlent de mots. Il y a comme ça des faims d'avant qui ne font pas d'histoires. Ma fugue est solitaire. Il y a des oublis, il y a de l'incertitude, il y a le murmure des flots, il y a une fourmi qui se crapahute sur une feuille froissée, il y a que je ne renonce pas à l'encre de mes désirs.
C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les s?urs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.
Ces pages ouvrent un nouveau chantier de recherches et d'investigations sur notre Histoire du XXe siècle. Nous proposons d'ouvrir le dossier sur les prisonniers de guerre de 14-18 pour découvrir le petit peuple des prisonniers poilus, du deuxième classe au sous-officier, ce combattant devenu prisonnier dont on parle trop peu souvent, et le mépris qu'on lui porte fait en sorte qu'on ignore la tragédie de sa condition. Plus terriblement, sont mis à jour les sévices et l'horreur qu'ont subis les populations civiles - enfants, femmes, invalides, vieillards. Jean-Claude Auriol fait appel tant à la littérature qu'aux correspondances, travaux de la Croix-Rouge, rapports administratifs pour relater l'horreur des faits vécus. L'auteur écrit : " Sans doute est-il bien tard pour parler encore de la guerre... Cependant un chapitre reste encore trop ignoré, celui des prisonniers de guerre français en Allemagne... certains témoignages furent détruits par les Allemands en 1940, à leur arrivée en France... à l'époque, être prisonnier était avilissant. " Citons cet exemple : en plein Sénat en 1916, un général déclarait : " Les prisonniers ne sont pas intéressants, ce sont des chevaliers de la crosse en l'air et des embusqués. " La mémoire collective a oublié que le prisonnier de guerre est passé par le front. Ces hommes partirent vers le nord, l'est ou le sud de l'Allemagne. Ils connurent la faim, la soif, l'insomnie et la plupart en ont gardé un souvenir pénible d'ennui, de privations et de rigueurs. Travail et devoir de mémoire, mais œuvre de Justice.