
Herculine Barbin dite Alexina B.
En 1868, à Paris, un homme se donne la mort en laissant à la postérité un manuscrit autobiographique. C'est l'"Histoire d'Alexina B" que publiera en 1874 le médecin légiste Ambroise Tardieu. Pour celui-ci, il s'agit des "souvenirs et impressions d'un individu dont le sexe avait été méconnu ", bref, d'un "pseudo-hermaphrodite". A plus de vingt et un ans, Herculine Adélaide Barbin, surnommée Alexina, devenait en effet Abel en changeant de sexe à l'état civil. Sa plume passionnée raconte les tourments et les émois de la jeune fille, et son récit s'achève sur l'amer désespoir de l'homme. En 1978, Michel Foucault publie ce document remarquable, assorti d'un dossier historique. A l'assignation médicale d'un "vrai sexe", le philosophe de l'Histoire de la sexualité répond, dans la préface qu'il donne à la traduction américaine en 1980, en invoquant les "délices" d'une vie "sans sexe certain". Outre cette préface et la nouvelle Un scandale au couvent du médecin allemand Oscar Panizza, l'ouvrage est enrichi d'une postface d'Eric Fassin qui souligne combien le développement des gender studies mais aussi celui du mouvement "intersexe" engagent aujourd'hui à relire ce récit remarquable où Herculine/ Abel s'invente un "vrai genre".
| EAN | 9782072918049 |
|---|---|
| Titre | Herculine Barbin dite Alexina B. |
| Auteur | Foucault Michel ; Fassin Eric |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 125 |
| Poids | 262 |
| Date de parution | 20210415 |
| Nombre de pages | 257,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les Mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines
Foucault MichelLes Mots et les Choses valut à Michel Foucault une réputation internationale. Ensuite, ses autres ouvrages ne feront que développer une seule et même thèse : celle de la mort de l'homme et de l'humanisme classique qui concevait le sujet pensant comme une exception dans l'ordre de la nature. Avec l'avènement des sciences humaines, l'homme est devenu un objet d'étude au même titre que les phénomènes naturels. Cette objectivation de l'homme a en même temps rendu possible sa maîtrise. Ainsi, Michel Foucault, parce qu'il nous a délivrés de l'illusion de leur "naïveté positive", a été la mauvaise conscience des sciences de l'homme. Leur élaboration a en effet accompagné le triomphe de cette technique du pouvoir qui consiste à classifier les comportements humains pour mieux les manipuler. D'un abord plus difficile que la plupart des autres livres de Michel Foucault, Les Mots et les Choses constitue de toute évidence un des grands textes de la philosophie contemporaine dont un lecteur averti ne saurait faire l'économie. --Paul KleinEN STOCKCOMMANDER14,50 € -

L'archéologie du savoir
Foucault MichelArchéologie: mot dangereux puisqu'il semble évoquer des traces tombées hors du temps et figées maintenant dans leur mutisme. En fait, il s'agit pour Michel Foucault de décrire des discours. Non point des livres (dans leur rapport à leur auteur), non point des théories (avec leurs structures et leur cohérence), mais ces ensembles à la fois familiers et énigmatiques qui, à travers le temps, se donnent comme la médecine, ou l'économie politique, ou la biologie. Ces unités forment autant de domaines autonomes, bien qu'ils ne soient pas indépendants, réglés, bien qu'ils soient en perpétuelle transformation, anonymes et sans sujet, bien qu'ils traversent tant d'?uvres individuelles. Et là où l'histoire des idées cherchait à déceler, en déchiffrant les textes, les mouvements secrets de la pensée, apparaît alors, dans sa spécificité, le niveau des "choses dites": leur condition d'apparition, les formes de leur cumul et de leur enchaînement, les règles de leur transformation, les discontinuités qui les scandent. Le domaine des choses dites, c'est ce qu'on appelle l'archive; l'archéologie est destinée à en faire l'analyse.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,50 € -

Histoire de la sexualité. Tome 1, La volonté de savoir
Foucault MichelNommé au Collège de France, Michel Foucault a entrepris, durant la fin des années soixante-dix, un cycle de cours consacré à la place de la sexualité dans la culture occidentale : l'Histoire de la sexualité, articulée en trois volumes (La volonté de savoir, L'usage des plaisirs et Le souci de soi). Il y prolonge les recherches entreprises avec L'archéologie du savoir et Surveiller et punir, mais en concentrant ses analyses sur la constellation de phénomènes que nous désignons par le "sexe" et la sexualité. L'axe de cette entreprise n'est pas de s'ériger contre une "répression" de la sexualité afin de la "libérer", mais de montrer comment la vie sexuelle a enclenché une volonté systématique de tout savoir sur le sexe qui s'est systématisée en une "science de la sexualité", laquelle, à son tour, ouvre la voie à une administration de la vie sexuelle sociale, de plus en plus présente dans notre existence. Foucault fait ainsi l'archéologie des discours sur la sexualité (littérature érotique, pratique de la confession, médecine, anthropologie, psychanalyse, théorie politique, droit, etc.) depuis le XVIIème siècle et, surtout, au XIXème, dont nous héritons jusque dans les postures récentes de "libération sexuelle", l'attitude de censure et celle d'affranchissement se rencontrant finalement dans le même type de présupposé : le sexe serait cause de tous les phénomènes de notre vie comme il commanderait l'ensemble de l'existence sociale.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

L'homme révolté
Camus AlbertEssai majeur de l'oeuvre d'Albert Camus, L'Homme révolté est un livre prophétique sur la situation politique et sociale de la France des années cinquante. Marquant l'engagement philosophique de Camus, cet ouvrage est une relecture personnelle des grandes étapes de l'esprit de révolte, de la Révolution française à la Révolution russe. Les grands penseurs, de Sade à Nietzsche en passant par Marx ou Saint-Just sont évoqués et analysés, de même que les grands courants de pensée à la marge ou aux extrêmes, des nihilistes aux surréalistes en passant par les anarchistes ou les royalistes. Grand essai érudit et cultivé, dans l'esprit de l'honnête homme, cet ouvrage aborde la révolte sous ses aspects métaphysique, historique, et artistique. Plus que de toutes autres de ses oeuvres, on retrouve ici exprimée l'évolution de l'esprit contestataire de Camus, qui fait de cet essai un classique absolu. L'Homme révolté est une sorte de Lipstick Traces avant l'heure, en moins rock'n'roll certes mais tout aussi remarquable. --Florent MazzoleniEN STOCKCOMMANDER10,00 € -

L'existentialisme est un humanisme
Sartre Jean-Paul ; Elkaïm-Sartre ArletteBeaucoup pourront s'étonner de ce qu'on parle ici d'humanisme. [...] Nous entendons par existentialisme une doctrine qui rend la vie humaine possible et qui, par ailleurs, déclare que toute vérité et toute action impliquent un milieu et une subjectivité humaine. [...]L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente. Elle ne cherche pas du tout à plonger l'homme dans le désespoir. Mais si l'on appelle, comme les chrétiens, désespoir toute attitude d'incroyance, elle part du désespoir originel. L'existentialisme, n'est pas tellement un athéisme au sens où il s'épuiserait à démontrer que Dieu n'existe pas. Il déclare plutôt : même si Dieu existait, ça ne changerait rien ; voilà notre point de vue. Non pas que nous croyions que Dieu existe, mais nous pensons que le problème n'est pas celui de son existence ; il faut que l'homme se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l'existence de Dieu. En ce sens, l'existentialisme est un optimisme, une doctrine d'action."EN STOCKCOMMANDER8,10 € -

Parler de Dieu. Un dialogue avec Simone Weil
Han Byung-Chul ; Mannoni OlivierEN STOCKCOMMANDER16,00 €





