
Une société en quête de sens
Foucauld Jean-Baptiste de ; Piveteau Denis
JACOB
25,71 €
Epuisé
EAN :
9782738103529
| Nombre de pages | 301 |
|---|---|
| Date de parution | 21/10/1995 |
| Poids | 460g |
| Largeur | 152mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782738103529 |
|---|---|
| Titre | UNE SOCIETE EN QUETE DE SENS |
| Auteur | Foucauld Jean-Baptiste de ; Piveteau Denis |
| Editeur | JACOB |
| Largeur | 152 |
| Poids | 460 |
| Date de parution | 19951021 |
| Nombre de pages | 301,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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Ca nétonne pas parce quil semble naturel quun haut fonctionnaire français nenvisage les solutions que sous langle dimpulsions à prendre par les organismes sociaux et lEtat - instaurer un cadre réglementaire au temps partiel et choisi, organiser la représentation des exclus, créer des postes de médiation et un service national civil de solidarité, puis une caisse nationale dassurance-temps. Mais cela étonne parce il nest guère fait référence à tout ce que le corps social génère par lui-même, et qui il est vrai, nest pas toujours "officiellement" perceptible. Comme les journalistes qui ne retiennent des "banlieues difficiles" que la misère et la déprime, sans rapporter la convivialité relationnelle et lentraide au quotidien au sein de communautés notamment dorigine étrangère qui peuvent y rendre la vie chaleureuse. Et face à lexclusion économique et psychologique, le risque est grand de se défausser entièrement sur les structures pour régler les problèmes. En complément aux propositions de lauteur, je pense que cest moins des "structures et des lois" quil faut pour accompagner ce mouvement, quune dynamique du sens qui déclenche chez chacun des modifications même légères des attitudes et comportements, qui mis bout à bout, ajouteront ce supplément dâme que quête le corps social en crise du sens. Cest moins une question de structure que de desseins proclamés, des comportements affichés et cohérents de personnes emblématiques. Dire et incarner, plus que réglementer et prescrire. Dans lentreprise, on est toujours surpris de la capacité de mobilisation des énergies liée au projet partagé plus quà loptimisation de lorganisation ou du système de rémunération. Mais là aussi, pour que les choses aient un sens, il faut dabord affirmer sa vision de lobjectif, du but commun, et indiquer quels sont les attitudes et comportements valorisés pour y parvenir. Alors, chacun pourra penser et agir par rapport à ces objectifs, et prendre les initiatives cohérentes avec le but de sa communauté. Ainsi, le Management de lInitiative commence t-il par affirmer la vocation de lentreprise, puis de chacun, et les attitudes et comportements valorisés[ ]: par exemple la valorisation de léchange, de la transparence, de la prise de risque, et de la primauté en interne de la coopération sur la compétition, du "don" qui suscite le "contre-don". Et cest là que la décrédibilisation des " porte-parole" politiques, au niveau national, est désastreuse. Mais une génération nouvelle de porteurs de sens pourra sappuyer sur une évolution du modèle de performance vécu notamment dans lentreprise, et irradiant progressivement, avec dautres sources de sens associatives, toute la société. Et là, notre impression est quaprès des années valorisant la réussite individuelle, emblématique dans le modèle scolaire, le modèle de la promotion administrative (le concours), ou encore le turbo-cadre compétitif, (les années Tapie), ou le "prendre" lemporte sur le "donner" , on assiste à un tournant où lair du temps donne la prime au "collectif" sur lindividu, ou "légoïsme corporatiste". Les années Jacquet en quelque sorte. Amplifié par la diffusion des nouvelles technologies, lethos dInternet, fondant désormais lefficacité sur la capacité à coopérer, à co-apprendre à échanger, face aux changements plus rapide, cette évolution valorise les comportements de respect et dintégration, par rapport à lindividualisme et la confrontation. Lindividu performant nest plus tant celui qui sait prendre, mais celui qui sait donner. 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Durant les Trente Glorieuses, la production de masse taylorisée absorbait toute la main-d'oeuvre disponible, dans des postes peu différenciés et à apprentissage relativement facile. Aujourd'hui, le mécanisme inverse fonctionne, mais son jeu est beaucoup plus malaisé: l'emploi baisse dans les grandes entreprises, et celui qui se crée dans les PME et les services est beaucoup plus dispersé. Surtout, il demande des qualités relationnelles, des efforts d'adaptation beaucoup plus grands que l'emploi massifié d'autrefois. Pour fonctionner efficacement, un tel modèle suppose un niveau élevé de coopération, de connaissance réciproque, de proximité des personnes. Or - deuxième tendance lourde - le lien social a changé de nature. Les grands systèmes de sens (idéologies, religions, valeurs familiales, etc.) périclitent. 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