Parmi les concepts en usage dans le langage moral, certains s'avèrent être plus nocifs que féconds. Quels sont alors ceux dont nous pourrons nous servir dans jeu de la recherche du bien humain sans craindre de nous égarer ? Comment préserver et promouvoir l'héritage, la vitalité et la pertinence de la morale chrétienne dans un contexte qui s'en est éloignée ? Entre la défense apologétique et la recherche de compromis biaisés, quelle attitude le moraliste chrétien doit-il adopter pour faire entendre sa voix ? La philosophe britannique Elizabeth Anscombe (1919 2001), élève et amie de Wittgenstein, aristotélicienne et convertie au catholicisme, nous a laissé une contribution majeure pour répondre à ces enjeux éthiques contemporains. Son itinéraire intellectuel, par sa sobriété, son honnêteté et son réalisme, demeure exemplaire en la matière. En effet, elle a non seulement permis un renouveau de la « philosophie de l'action » suite la publication de son maître ouvrage, L'intention (1957), mais elle a aussi développé des réflexions originales en philosophie et théologie morales. Celles-ci, dispersées dans de nombreux essais, sont aujourd'hui accessibles grâce au remarquable travail d'édition de Mary Geach et Luke Gormally. Ce travail doctoral présente le premier essai de synthèse, en langue française, de l'apport anscombien sur la critique du langage déontologique et sa grammaire profonde.Luká? Jan Fo?um (1977) est un dominicain tchèque. Il est docteur en médecine, il a étudié la théologie chez les dominicains à Bordeaux et à Toulouse, il a obtenu le doctorat à Fribourg. Depuis 2018, il est provincial des dominicains en Tchèquie et il enseigne la théologie morale à Prague.
Nombre de pages
283
Date de parution
09/07/2020
Poids
358g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782204138796
Titre
Quelle grammaire de l'obligation morale ?
Auteur
Fosum Lukas J.
Editeur
CERF
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155
Poids
358
Date de parution
20200709
Nombre de pages
283,00 €
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La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...