
Violence souveraines au Moyen Age. Travaux d'une Ecole historique
Souvent tenu pour violent et désordonné, le Moyen Âge ne lest cependant pas comme nos contemporains se limaginent. Car la violence un terme alors rarement utilisé, une réalité aux manifestations extrêmement variées fonde un rapport et un ordre social, sur lesquels lÉtat impose progressivement son contrôle, mais sans jamais en renier le principe. À la suite des travaux de lhistorienne Claude Gauvard, qui constituent un tournant dans la définition de la violence comme objet historique à part entière, ses nombreux élèves se saisissent du sujet pour lui rendre hommage dans cet ouvrage. Leurs riches contributions témoignent de la vigueur dune approche extrêmement sensible aux apports de lanthropologie, de la sociologie et du droit, qui oblige à regarder autrement le jeu social et politique au Moyen Âge.
| Nombre de pages | 284 |
|---|---|
| Date de parution | 13/03/2010 |
| Poids | 442g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782130573630 |
|---|---|
| Titre | Violence souveraines au Moyen Age. Travaux d'une Ecole historique |
| Auteur | Foronda François ; Barralis Christine ; Sère Bénéd |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 150 |
| Poids | 442 |
| Date de parution | 20100313 |
| Nombre de pages | 284,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Privauté, gouvernement et souveraineté. Castille, XIIIe-XIVe siècle
Foronda FrançoisAvant le temps des ministres-favoris de l'époque baroque, les rois de l'Europe médiévale ont compté dans leur proximité sur l'assistance de personnages souvent vus comme leur préfiguration. Appelé "privauté" (privanza), ce phénomène a pour fondement le choix de l'amitié contre la parenté. Ainsi, pour se libérer de ses parents et de ses barons, qui entendent exercer une emprise sur sa royauté, le roi lance ses privados. Néanmoins, si ceux-ci oeuvrent donc à une expulsion, ils organisent dans le même temps une participation alternative et plus large au gouvernement du roi. Dans la Castille de la fin du Moyen Age, ce phénomène se distingue par une continuité particulièrement propice pour interroger sons sens historique : réalisé sur le terrain idéologique à partir du milieu du XIIIe siècle et devenu stratégique à partir du début du XIVe siècle, le choix de la privauté est à la base d'un régime politique marqué par la distinction entre gouvernement et souveraineté. Cet essai envisage à nouveaux frais ce moment fondateur de l'expérience médiévale du pouvoir d'Etat.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,00 € -

Coups d'état à la fin du Moyen Age ? Aux fondements du pouvoir politique en Europe occidentale
Foronda François ; Genet Jean-Philippe ; Nieto SorForgé par Gabriel Naudé, au temps baroque d'une raison d'État triomphante, le concept de "coup d'État" peut-il s'appliquer à des âges antérieurs, en particulier à celui de la genèse médiévale de l'État moderne? C'est à cette question d'histoire rétrospective qu'ont tenté de répondre les auteurs de cet ouvrage. Leurs réponses, qui dessinent un vaste panorama occidental et comparatiste - de l'Angleterre à la péninsule italienne et de la péninsule Ibérique à la Suède - tendent à démontrer que, bien avant de devenir un concept, le coup d'État a d'abord été une pratique généralisée. Car, quelle que soit la nature du régime politique en vigueur ici ou là, que le coup d'État vienne du dedans ou du dehors, qu'il soit perpétré par ceux qui ont le pouvoir ou par ceux qui le contestent et projettent de s'en emparer, il ramène aux fondements même d'une construction étatique en quête d'assurance et de réassurance. En d'autres termes, le coup d'État est comme une pratique constituante.ÉPUISÉVOIR PRODUIT40,00 € -

AVANT LE CONTRAT SOCIAL LE CONTRAT POLITIQUE DANS L OCCIDENT MEDIEVAL XIIIE XVE
FORONDARésumé : Dans son Contrat social, Rousseau noue définitivement l'articulation entre société, souveraineté et sujétion. Simplement l'évoquer, c'est d'un seul trait mettre en place tout un champ d'analyse : la production sociétale de l'Etat. Même s'il porte sur des situations et des expériences antérieures au moment du contrat rousseauiste, et qu'il ne prétende aucunement établir entre celui-ci et celles-là un quelconque lien généalogique, cet ouvrage prend bien place dans ce champ. Mais davantage à la manière d'un rappel : le Moyen Age a connu lui aussi une certaine articulation entre société, souveraineté et sujétion. Elle est obtenue dans la plupart des cas, y compris dans les régimes politiques a priori les plus réfractaires à cette idée et à cette pratique, par le contrat. C'est ce passage obligé, qui fait continuum dans la société et la structure de manière proprement politique, que désigne l'expression "contrat politique". Elle pointe aussi un rapport de stricte synonymie entre société politique et société contractuelle. Elle signale enfin un temps d'ouverture et d'expérience des possibles, dont l'historien doit tenir compte s'il ne veut pas manquer un maillon fondamental de l'histoire de la souveraineté. Ce sont ce passage, ce rapport et ce temps, dont la conjonction produit parfois une virtualité politique du nom de République, qu'entreprend d'analyser ce livre collectif. Il est le dernier acte de l'enquête lancée en 2004 par François Foronda. Jusqu'à présent centrée sur la Castille et la péninsule Ibérique - Du contrat d'alliance au contrat politique. Cultures et sociétés politiques dans la péninsule Ibérique de la fin du Moyen Age, Toulouse, Méridiennes, 2007 ; El contrato politico en la Corona de Castilla. Cultura y sociedad politicas entre los siglos X al XVI, Madrid, Dykinson, 2008 -, cette enquête prend ici toute sa dimension européenne, grâce à la collaboration d'une trentaine d'historiens, spécialistes de l'Italie, de l'Empire, de la France, de l'Angleterre et des Espagnes au Moyen Age.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER45,00 € -

Récits verticaux
Foronda Luis ; Taillandier IsabelleRécits verticaux nous ouvre un monde à part, grâce à un regard plein d'humour et une grande sensibilité humaine. Quand on lit ces contes, on a l'impression qu'il existe un monde immergé qui bat sous la peau du quotidien. De temps en temps, par un effet d'osmose, ce monde arrive à inonder l'ordre de la vie et à renverser les principes prévisibles. Les personnages semblent avoir conscience qu'ils vivent dans le recoin d'une réalité incomplète, mais aussi que cette réalité n'est pas un système homogène : au contraire, elle possède des fissures qui conduisent à des champs de liberté dans lesquels les gens peuvent récupérer l'innocence et la plénitude originelle. De la sorte, il arrive un moment où le récit abandonne l'ennui des habitudes et étincelle avec l'étrange vivacité de l'imprévu, des émotions, de la poésie. La réalité et son contraire, la norme et la perplexité se mêlent pour former la matière de Récits verticaux où tout est possible tant que la dérive que prennent les événements répond à la logique interne d'un principe bienfaisant qui favorise l'empathie, adoucit la solitude et soigne les êtres vulnérables". Salvador CompanÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 €
Du même éditeur
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyEN STOCKCOMMANDER19,90 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Du FN au RN. Les raisons d'un succès
Lehingue Patrick ; Pudal BernardAnatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussiteEN STOCKCOMMANDER24,99 € -

La démocratie des crédules
Bronner GéraldComment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !EN STOCKCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

Héros et merveilles du Moyen Age
Le Goff JacquesRésumé : L'ouvrage explore l'imaginaire médiéval au travers de ses deux composantes majeures : les héros, comme Charlemagne, le roi Arthur, Robin des Bois, mais aussi le renard et la licorne ; et, les merveilles, trois édifices ou puissances qui dominent la société, à savoir la cathédrale, le château fort et le cloître. L'iconographie médiévale ignore les frontières entre le naturel et le surnaturel, l'ici-bas et l'au-delà, et couvre un large espace géographique. Cette histoire de l'imaginaire est aussi une histoire dans la longue durée, présentant ces héros et merveilles tels que le Moyen Age les a construits, vénérés, puis légués aux siècles futurs.EN STOCKCOMMANDER10,20 € -

Y a-t-il des leçons de l'Histoire ?
Morin EdgarRésumé : L'histoire n'a cessé d'être pour Edgar Morin un sujet de réflexion - y compris l'Histoire à laquelle il a participé. Témoin des atrocités de la guerre, des bouleversements économiques et écologiques, penseur des civilisations, Edgar Morin en a tiré des leçons fondamentales qui éclairent le passé et nous aident à construire l'avenir. Depuis son poste de vigie, il nous apprend que l'improbable peut advenir, que les destructeurs peuvent être aussi de grands civilisateurs, que les mythes influent puissamment sur le réel, qu'un seul individu peut parfois changer le cours de l'Histoire... Dans un esprit de synthèse particulièrement vif, Edgar Morin nous entraîne dans le grand voyage de l'humanité, de l'Antiquité à nos jours. Une réflexion profonde et personnelle sur le temps long, nourrie d'une expérience humaine et intellectuelle incomparable.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Vie des seigneurs au Moyen Age
Meuleau MauriceRefonte de Vie des seigneurs au Moyen Age 97827373-63245 - La vie quotidienne des Seigneurs - Les croisades, les guerres, la vie au château, la chasse, les tournois - La féodalitéÉPUISÉVOIR PRODUIT5,50 € -

Les rythmes au Moyen Age
Schmitt Jean-ClaudeRésumé : Les rythmes entraînent dans leur mouvement la vie tout entière des individus et des sociétés : les comportements quotidiens et les expériences esthétiques, les déplacements dans l'espace aussi bien que l'ordre du temps. Il n'y a pas de vie sans rythme, c'est-à-dire - comme dans un air de jazz ou une toile abstraite de Mondrian - sans une mise en ordre variable de faits qui se répètent en combinant indéfiniment périodicité et rupture. Philosophes, sociologues, anthropologues, musicologues s'interrogent parmi d'autres depuis deux siècles sur les rythmes sociaux, dont Marcel Mauss disait qu'ils commandent les représentations du temps. Pourtant, il n'existe pas à ce jour une histoire des rythmes qui confronte nos conceptions et expériences du rythme à celles du passé. Or, le contraste est fort entre notre monde moderne, où les rythmes sont partout, mais sont observés dans des champs séparés (rythmes scolaires, arythmie cardiaque, tempo musical, croissance économique en dents de scie...) et la civilisation holiste de l'Europe médiévale : ici, la notion de rythme, héritée de l'Antiquité gréco-romaine, paraît ne concerner que la musique, la poésie et la danse, mais elle entre en fait en résonance avec la totalité de la Création, que Dieu aurait façonnée en six jours. C'est à ce rythme fondateur que le présent livre emprunte sa propre scansion, en explorant successivement les significations du rhythmus médiéval, les rythmes du corps et du monde, ceux du temps, de l'espace et du récit, avant de s'interroger sur la fonction des rythmes dans le changement social et la marche de l'histoire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER35,00 €
