La logique des situations. Nouveaux regards sur l'écologie des activités sociales
FORNEL M
EHESS
21,00 €
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EAN :9782713213397
La problématique de la situation qui a longtemps prévalu en sciences sociales s'articulait autour de l'idée de " définition de la situation " : pour agir efficacement, un sujet rationnel doit sélectionner et analyser les conditions de son action, interpréter son environnement et ses circonstances, et ordonner ses impulsions et ses attitudes. Les recherches en cours dans différents domaines et disciplines (logique, sémantique, psychologie écologique, intelligence artificielle...) montrent qu'une telle problématique ne permet pas de rendre compte de la logique effective des situations ni de la forme de contrôle qu'elles exercent sur l'expérience, et que, pour saisir l'une et l'autre, il convient de renouveler l'analyse de l'écologie des activités sociales et de mieux comprendre la part prise par l'environnement d'un côté, par la perception de l'autre, à leur organisation. De telles exigences guidaient déjà la réflexion des pragmatistes américains, J. Dewey et G. H. Mead en particulier. Elles constituaient aussi l'horizon des travaux d'E. Goffman. Les oeuvres de ces auteurs contiennent donc des outils permettant de clarifier et d'approfondir les principales intuitions guidant les tentatives actuelles pour " situer l'activité et la cognition, ainsi que de les acclimater dans les sciences sociales. Outre qu'il présente et discute ces outils, cet ouvrage s'efforce de les éprouver empiriquement, sur des objets sociaux aussi ordinaires que l'improvisation dans le chant, le déplacement des piétons dans la ville, la réception de la télévision ou l'accueil et l'orientation des voyageurs dans une gare SNCF.
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Nombre de pages
358
Date de parution
21/12/1999
Poids
513g
Largeur
160mm
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EAN
9782713213397
Titre
La logique des situations. Nouveaux regards sur l'écologie des activités sociales
Auteur
FORNEL M
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
513
Date de parution
19991221
Nombre de pages
358,00 €
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Résumé : L'ethnométhodologie est un programme de recherche qui se propose d'aborder les phénomènes sociaux différemment des approches dominantes en sciences sociales. Il s'agit pour l'essentiel de revenir au concret, d'arriver, comme le disait Marcel Mauss, " à voir les choses sociales elles-mêmes comme elles sont ", c'est-à-dire telles qu'elles émergent et s'organisent dans l'expérience des agents sociaux, sans préjuger de leur définition. Ce parti pris s'accompagne d'une réorientation de l'analyse : l'explication théorique cède la place à la simple description. Un tel programme, qui implique de rompre tant avec l'intellectualisme qu'avec l'empirisme, a été à l'origine d'approches novatrices dans plusieurs domaines de recherche : l'étude des organisations, l'analyse du travail et de la coopération dans le travail, la sociologie des sciences et des techniques, l'étude de la communication sociale, l'analyse du discours, etc. Cet ouvrage collectif s'efforce de présenter l'état actuel de la recherche en ethnométhodologie, et tente d'évaluer, de façon raisonnée, l'importance de sa contribution aux sciences sociales, trente années après la parution de son ouvrage fondateur, Studies in Ethnomethodology, de Harold Garfinkel. Il poursuit ainsi une double ambition : approfondir la réflexion sur les difficultés théoriques, conceptuelles, méthodologiques - rencontrées par ceux qui ont inscrit leurs recherches dans la perspective tracée par Garfinkel et ses collègues ; confronter les acquis des travaux en ethnométhodologie aux réactions qu'ils ont suscitées dans la sociologie française.
Dans la métaphore, on voit ordinairement un usage particulier, "figuratif", du langage, propre à la poésie et à la rhétorique. Lakoff et Johnson critiquent ce point de vue ; ils montrent que notre langage tout entier, dans son usage le plus quotidien et terre à terre, est traversé par la métaphore. Il y a des aspects fondamentaux de notre expérience dont nous ne pouvons pas ne pas parler de façon métaphorique, tout simplement parce que les concepts au moyen desquels nous appréhendons ces aspects de l'expérience sont d'emblée métaphoriques. Il y a métaphore, selon Lakoff et Johnson, lorsque nous appréhendons quelque chose - un aspect de la réalité - en termes d'autre chose. L'étude minutieuse de notre langage quotidien révèle que nous traitons le temps sur le modèle de l'espace, la discussion sur le modèle de la guerre, etc. Ces métaphores (largement culturelles) ne sont pas de simples façons de parler : elles sont constitutives de notre pensée, de notre expérience du monde, et informent ce que nous appelons la "réalité".
A défaut de pouvoir expérimenter, le chercheur en sciences sociales construit ses objets : il les collecte, les classe et les compare, comme l'adepte des sciences de la nature, et s'efforce ainsi de transcender la singularité historique et psychologique de ses observations initiales. Mais dans quelle mesure peut-il généraliser à partir d'un ou de plusieurs faits, et en quoi cette généralisation, qui revient a énoncer une loi, équivaut-elle à une règle universelle ? Et s'il cède à la tentation de l'universalisation, ne risque-t-il pas d'oublier le stade du spécifique ? Les textes rassemblés ici reflètent des positionnements radicalement différents, allant du pessimisme à l'optimisme, quant à la possibilité même de généraliser. Or, dans un monde dont le mouvement vers l'entropie semble s'accélérer toujours davantage et dont les archives sont chaque jour plus ouvertes, généraliser demeure plus nécessaire que jamais, fût-ce au risque de l'erreur ou, plutôt, au prix du dépassement perpétuel.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.