Voici le troisième roman de Jean-Marie Fonteneau. Ceux qui ont découvert ce véritable écrivain à la lecture des Champignons savent qu'ils ont affaire à un homme dont la mélancolie tonique est ouverte aux duvets les plus subtils de l'existence. Ses personnages sont toujours plus ou moins en rupture avec la civilisation où ils viennent s'inscrire mais la sensualité qui colore leur vocation d'exigence ne les prive pas de la manière de s'en servir. Ils possèdent le mode d'emploi des trésors et l'art d'accommoder la jouissance et le refus.Dans Phénix, le narrateur rencontre Afzal, le héros, au restaurant " La Cafetière ", qui semble fait pour cela. Nous sommes en 1974. Mais Jean-Marie Fonteneau n'ignore pas que la meilleure part de séduction d'un être tient dans la trajectoire mystérieuse et fatale qui l'a conduit jusqu'à nous, et dont nous ne connaissons qu'un pointillé, passé ombreux auquel les projecteurs de la ferveur ou de la jalousie n'arrachent que de minces clartés.Afzal porte en lui la mémoire de temps vertigineux, qui vont de l'Arabie prébiblique aux rivages contemporains de Marseille, en passant par Pompéi et la Corse de l'an mil. Fonteneau sait également que tout homme est à soi-même une histoire et une géographie. C'est pour lui l'occasion de céder à l'ivresse exquise des descriptions imaginaires : on songe à Virgile plus les envo-tements, à Gracq moins une quatrième dimension. Bref, pour ne pas en appeler à de trop grands noms, disons modestement que si Chateaubriand ou Flaubert avaient connu le Club Méditerranée, ils n'auraient pas écrit autrement.Au fil des âges, et parce que tous les jeunes gens sont contenus en un seul, Afzal se survit à travers toutes les aventures où il se br-le, renaissant de ses cendres, à l'image de l'oiseau fabuleux qui donne son nom au titre.La continuité dans le changement est une recette fortement préconisée. Jean-Marie Fonteneau l'utilise avec bonheur pour gouverner les quatre récits où il se propose d'affirmer que la beauté ne meurt jamais et où l'on perçoit les premiers accents de ce qui pourrait bien être l'Éternel Masculin.Il faut cueillir ce roman comme un trèfle à quatre feuilles.Antoine Blondin
Nombre de pages
380
Date de parution
01/04/1975
Poids
413g
Largeur
127mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782246001201
Titre
Phénix
Auteur
Fonteneau Jean-Marie
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
413
Date de parution
19750401
Nombre de pages
380,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Philippe reçoit un jour l'étrange missive d'un ancien camarade des Beaux-Arts, nommé Saddor. Timide malgré sa fortune, le jeune Arabe était jadis son compagnon d'élection ; à présent, bien que des années soient passées, il se souvient de lui et l'invite dans son royaume de Talahir, quelque part au Moyen-Orient. Déposé en plein désert par un Jet ultra-moderne, Philippe sera le premier étranger à pénétrer dans ce pays fabuleux, où règne le père de Saddor, monarque débonnaire et singulier, primitif autant que raffiné, droit sorti des légendes, avec sa cour, ses esclaves, ses faucons, ses chevaux, et son existence de souverain médiéval. Commence alors pour le jeune peintre, quand il achève d'exécuter le portrait du roi que son ami lui a commandé, un stupéfiant périple hors du temps, parmi les tribus patriarcales, les merveilles de cette nature sauvage, et de singuliers sanctuaires. Mais peut-on soustraire éternellement un peuple au vertige des idées nouvelles, au Mal et à la guerre ? Une sourde angoisse habite Saddor, et Philippe, premier visiteur de ce royaume interdit, pourrait bien être aussi le dernier témoin d'un paradis perdu. Renouant avec la grande tradition des conteurs, et des romanciers visionnaires, de Schéhérazade à Dino Buzzati, Jean-Marie Fonteneau nous convie au plus merveilleux des voyages, avec cet art qui est le sien de mêler le temps et l'espace, à travers la limpidité très originale d'une imagination de poète.
L'Afrique, la touffeur humide des marigots, les f-ts immenses des arbres, une rivière. Au bord de la rivière, une petite bourgade assoupie, Galao, et plus loin, au coeur de la forêt, une clairière où vivent cinq Blancs et leurs équipes de travailleurs indigènes : Malaka. Cinq hommes rudes, brutaux ; des ours perdus dans la solitude d'un labeur exténuant. Bertin, leur chef, essaie de maintenir au camp un semblant de discipline, de tenue, d'échange. Mais ses jeunes compagnons, moins " civilisés ", ne songent qu'à la prime finale, à la chaleur, aux moustiques ; leurs divertissements se bornent à l'alcool dont ils abusent, et aux filles trop rares qu'ils rencontrent de temps en temps à " l'Auberge Normande " de Galao. C'est la morne existence des pionniers sans gloire.Un soir survient au camp un garçon de dix-huit ans, débarqué d'Europe pour chasser les papillons. Blond, net, rayonnant, Antoine Fabert est comme une apparition insolite dans cette petite société virile, plus proche du bagne que du cabinet d'entomologiste. Mais la seule présence d'Antoine va révéler ces hommes à eux-mêmes.Sans le vouloir, et avec l'émerveillement d'une découverte où les sens, voire l'érotisme, ont leur part, le jeune homme les aura peut-être changés pour la vie, à moins que son bref passage, théorème sans solution, ne s'efface dans leur mémoire et dans la sienne comme s'oublient les rêves un peu troubles.
Résumé : Du bocage à la mer, la Vendée offre autant de diversité dans ses paysages que dans sa gastronomie. Cuisine de charme aux saveurs fines, que les vins joyeux des Chefs Vendéens accompagnent avec bonheur.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.