Monumentalbum. Et autres expériences hors les murs du musée Nicéphore Niépce, Edition bilingue franç
Fontcuberta Joan ; Cheval François ; Bleton Claude
BEC EN AIR
18,00 €
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EAN :9782367440460
Biographie de l'auteur Joan Fontcuberta est né à Barcelone en 1955. Hormis son travail d'artiste visuel orienté vers le champ de la photographie, il développe une activité plurielle comme enseignant, critique, commissaire d'exposition et historien. Après des études en sciences de l'information, il travaille dans le journalisme et la publicité, et entre 1978 et 1986 enseigne à l'Ecole de beaux-arts de Barcelone. Il sera ensuite professeur invité dans différents centres et universités en Europe et aux Etats-Unis (Universitat Pompeu Fabra à Barcelone, Harvard University de Cambridge aux Etats-Unis, University of Wales au Royaume-Uni, Le Fresnoy en France). Dès lors, à travers la manipulation de l'image photographique, il développe une oeuvre qui s'interroge sur les effets du réel et la capacité de vérité produits par l'image technologique. Dans une volonté de dénonciation des discours autoritaires dans le contexte de l'information, il démonte, à travers différentes séries - Herbarium, Fauna, Spoutnik, Les Sirènes de Digne, Miracles et cie - le langage propre aux disciplines de la science, de l'information et autres vecteurs de la connaissance. Dans ses derniers projets, il s'intéresse à la nature et à la fonction de l'image dans la culture numérique. Il collabore régulièrement à des publications consacrées à l'art et à l'image. En 1980, il est cofondateur de la revue Photovision, qu'il dirige jusqu'en 2002. Chercheur en histoire de la photographie espagnole du XXe siècle, il collabore avec des institutions comme le ministère de la Culture en tant que commissaire de nombreuses expositions. Il est conseiller pour la collection "FotoGGrafia" des éditions Gustavo Gili (Barcelone). Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'histoire, l'esthétique et la pédagogie de la photographie. Entre autres distinctions pour l'ensemble de son activité phot
Nombre de pages
128
Date de parution
07/03/2014
Poids
330g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782367440460
Titre
Monumentalbum. Et autres expériences hors les murs du musée Nicéphore Niépce, Edition bilingue franç
Auteur
Fontcuberta Joan ; Cheval François ; Bleton Claude
Editeur
BEC EN AIR
Largeur
151
Poids
330
Date de parution
20140307
Nombre de pages
128,00 €
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Dans un monde où la réalité est progressivement substituée par des apparences, la vérité est devenue un concept peu opérant. La photographie, une technologie historiquement au service de la vérité, exerce toujours une fonction de mécanisme orthopédique de la conscience moderne : l'appareil ne ment pas, toute photographie est une évidence. Mais derrière cette croyance rassurante se cache une trahison et, comme dans le baiser de Judas, ce leurre a un prix : quelques pièces d'or suivies d'un remords insupportable. La photographie peut-elle échapper au suicide annoncé ... Ce thème inspire une série d'essais à Joan Fontcuberta, artiste dont le travail précisément puise aux sources du conflit, entre le vrai et le faux, la réalité et la fiction ? axe conceptuel autour duquel il a articulé le programme 1996 des Ren-contres Internationales de la Photographie d'Arles.
Traduit pour la première fois en français, ce recueil d'essais de Joan Fontcuberta se penche sur le tournant technologique subi par la photographie ces dernières années : écrasée par le numérique et déplacée de ses fonctions premières, elle s'est métamorphosée. L'auteur égrène ici ce qu'il en reste : les vestiges de son authenticité, de sa relation ténue à la vérité, de son caractère documentaire, valeurs qui lui permirent de modeler le regard moderne. Au fil de ses réflexions critiques teintées d'humour, le photographe catalan explore aussi les nouveaux concepts apparus dans l'écosystème digital en posant les limites des principes de représentation du réel et de véracité. Utilisant les moyens technologiques à sa disposition (logiciels, moteurs de recherche...), il expérimente les notions de falsification et de transmission de l'information. Ces essais remettent en question la photographie, ses processus de production et plus particulièrement son aura d'authenticité parfois trompeuse. Tout comme la boîte de Pandore qui, suivant les versions du mythe, renfermerait les malheurs ou les bienfaits pouvant se répandre sur la terre, la technologie numérique fait profiter certains de ses bénéfices et déverse ses calamités sur d'autres. Blâmée pour avoir sapé durablement toute véracité, elle introduit pourtant un nouveau degré de vérité, espoir nourri par Fontcuberta. La photographie, art de la lumière, aspire aujourd'hui à incarner l'art de la lucidité.
Depuis bientôt trente ans, Joan Fontcuberta, photographe, mais aussi plasticien, essayiste, historien, critique, journaliste, formé dans sa jeunesse aux sciences du langage de l'information et de la communication, développe une ?uvre qui interroge dans tous ses aspects et conséquences la valeur narrative de l'image. Une ?uvre si singulière qu'il est difficile de la caractériser d'un mot sans la caricaturer, une ?uvre qui constitue une contribution majeure à la question de la vérité dans l'art. Cette façon qu'il a d'inventer des personnages, hommes ou animaux, des situations improbables, de développer des mythes et des légendes, de les détourner au profit d'un imaginaire en constant mouvement laisse le lecteur ébloui. Facétieux bien que foncièrement rigoureux, cet artiste inclassable ne cesse de pervertir les codes du langage iconographique et de mettre en doute la perception que nous en avons.
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer Ha
Panoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Jacob Nzudie photographie ses clients dans un supermarché au Cameroun tels qu ils désirent être vus. Ce lieu n est pas anodin. Destiné à une clientèle privilégiée, souvent composée d'expatriés occidentaux, il n'accueille pas la plupart des Camerounais. Il est utilisé par certains de ceux qui le fréquentent comme un instrument de rêve. On se rêve en nanti, en « indigène évolué » qui se passerait des marchés à ciel ouvert, de leur manque d'hygiène, de leur offre de produits exclusivement locaux et de la promiscuité des compatriotes peu fortunés. Le supermarché nourrit le fantasme. Même si ce sont d'abord les nécessités professionnelles et économiques qui ont conduit Nzudie à faire du magasin son « studio », son travail photographique possède un sens caché: sa production explicite les rapports ambigus de ses compatriotes à l urbanité et le désir d'ascension sociale dans cette société très hiérarchisée. --rencontres-arles.com
Depuis 2017, au cours de ses consultations, Fred de Casablanca, médecin généraliste, demande à certains de ses patients - avec qui la confiance est suffisamment forte - s'il peut photographier leurs mains. Parce qu'elles sont le lieu du premier contact avec eux lorsqu'il les accueille, parce qu'il peut déjà y ressentir l'anxiété, la sérénité, la souffrance ou l'exaltation. Il photographie en noir et blanc, en plan serré, dévoilant les marques laissées par le temps et par la vie sur leur corps et leur peau. Les images sont éclairées par de brèves histoires recueillies lors de la consultation qui sont autant de témoignages de vie. Le médecin généraliste est le premier médicament. De son bon dosage dépend la qualité de la relation médecin-patient, transposée ici avec une empathie rare.