En 1978, le livre Skyline de Franco Fontana contribua à ouvrir la voie à la nouvelle photographie italienne par son radicalisme et son approche typiquement photographique. Ce fut aussi le premier livre des éditions Punto e Virgola fondées par Luigi Ghirri à Modena, un sacré label où se retrouvèrent avec lui à peu près tous les photographes importants de sa génération (Basilico, Jodice, Chiaramonte, Guidi, Salbitani, etc) dans un voyage qui les révéla tous au grand public. Le livre publié simultanément en France par Contrejour connut un énorme succès et fut réédité deux fois dans la même année. Cet ouvrage de quatre-vingts pages, très simplement fabriqué, sans prétention graphique excessive, présentant une photographie par page fut l'aboutissement d'une oeuvre en pleine maturité, affranchie de tous les tics en vogue dans les photo clubs, la publicité ou le photojournalisme conventionnel. Skyline ne faisait l'éloge d'aucune ville, ne vantait nulle production locale, il s'agissait d'un travail clos sur lui-même. Partant du réel tangible, en l'occurrence ici le paysage, et les lignes d'horizon, il excluait tous les éléments inutiles pour préserver l'essentiel, l'exaltation des formes et des couleurs. Fontana mit en code ses paysages familiers aussi bien que les étendues inconnues de telle façon que les signes, l'espace, la forme et la couleur devinrent les seuls éléments de l'image même lorsqu'il circulait à vive allure sur l'autoroute. Avec Skyline, quelques mois avant le fameux livre Kodachrome de Luigi Ghirri et six ans avant Viaggio in Italia, Franco Fontana fut le premier à questionner les possibilités linguistiques du procédé couleur et les caractéristiques esthétiques de la photographie en réinterprétant personnellement le monde qui l'entourait tout en entamant une relecture du paysage italien. Ce livre reprend l'édition et la couverture souple originale italienne autant dans son format que dans la présentation et le nombre de photographies comme l'avaient mis en page Paola et Luigi Ghirri. Afin d'améliorer la qualité, la photogravure a été refaite en partant des diapositives. Le tirage est limité à 500 exemplaires. L'exposition Franco Fontana se tiendra à la galerie Polka en septembre et octobre 2023 Franco Fontana et né à Modena en 1933. Il a débuté la photographie dans les années soixante créant au fil de ses expositions et de ses nombreux livres un langage personnel appliquée à la lecture de diverses typologies environnementales, des espaces urbains et des paysages. Helmut Gernsheim (1913-1995), né à Munich fut un célèbre historien de l'art spécialisé en photographie qui découvrit la première image réalisée par Nicéphore Niépce en 1826. Il était aussi photographe et possédait une énorme collection de photographies.
Nombre de pages
80
Date de parution
07/09/2023
Poids
402g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9791090294608
Titre
Skyline. Edition bilingue français-anglais
Auteur
Fontana Franco ; Gernsheim Helmut
Editeur
CONTREJOUR
Largeur
210
Poids
402
Date de parution
20230907
Nombre de pages
80,00 €
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En 1978, le livre Skyline de Franco Fontana, aboutissement d'une oeuvre en pleine maturité, contribua à ouvrir la voie à la nouvelle photographie italienne par son radicalisme et son approche typiquement photographique. Après ses débuts de photographe amateur en 1960 à l'âge de vingt-cinq ans, il aura fallu plus de quinze ans à Franco Fontana, pour arriver à une telle maîtrise de son art. Il établit ainsi sa renommée non pas comme un coloriste de plus à une époque où il était d'usage de se livrer à tous les petits trafics technologiques, et à l'utilisation abusive des filtres colorés mais en tant qu'observateur soucieux de révéler au monde les tableaux vivants que nos yeux n'avaient pas encore perçus. En publiant à nouveau Skyline, près de trente-cinq ans après sa première édition et en le resituant dans le parcours personnel de l'auteur et de l'évolution de la photographie, on se rend compte aujourd'hui de sa pertinence, de son originalité et de sa modernité. "Dans la photographie, je cherche la dimension de l'espace ; à mon avis c'est la base de tout l'équilibre de la vie, et par conséquent de toute forme artistique." Franco Fontana.
On connaissait de Franco Fontana, ses paysages lesquels il fit oeuvre d'une composition ample et coloriste où l'épure graphique fait loi et dont le livre Skyline apparut en 1978 comme un aboutissement.. Le sujet des métropoles américaines accompagnées de leur inévitable tumulte urbain semblait a priori aller à l'encontre de la cohérence de son oeuvre antérieure à la belle ligne et aux aplats chromatiques soignés. Qu'allait-il donc quérir dans les grandes métropoles américaines lors de ses différents voyages étalés de 1985 à 2001 ? Alors que ses compositions habituelles sont d'un classicisme régulier, lisible et articulé, ses images américaines sont indéniablement empreintes d'italianité. avec le goût pour l'harmonie et l'équilibre géométrique des pères de la Renaissance. Les bandes colorées des paysages d'autrefois deviennent ici des plans étagés. Le choix du plan d'ensemble fait des personnages des silhouettes esquissées plus que des individualités
Résumé : Tout au long de ses soixante années de carrière, Franco Fontana a photographié ce que l'on ne voit pas, réussissant à fixer dans l'objectif une image "autre" , détachée de la réalité, libérée du sujet représenté. Son travail sur la géométrie, les proportions et la composition lui a permis d'atteindre par paliers une synthèse conceptuelle qui est à la fois son langage personnel et sa manifestation formelle. Invisible, volume de 168 pages comptant plus de 100 photographies, est le résultat d'une exploration minutieuse des archives de l'artiste, qui a fait émerger des clichés inédits, allant des recherches les plus expérimentales aux manifestations les plus libres de sa subjectivité, sans négliger pour autant les images iconiques qui ont rendu leur auteur célèbre dans le monde entier. Cet album, composé avec un soin particulier, s'adresse à ceux qui souhaitent avoir une vue d'ensemble du parcours de l'auteur, mais aussi explorer cet espace intérieur, au-delà du réel, dévolu à l'interprétation suggestive, à la quête de l'image en devenir, que seule la sensibilité visuelle du photographe sait recueillir et traduire en un cliché unique et inimitable, de sorte que l'invisible devient soudain visible.
Résumé : Maître de la photographie couleur, Franco Fontana est l'une des figures majeures de la photographie italienne. Capturant le monde à travers des compositions géométriques audacieuses, des couleurs éclatantes et un langage minimaliste, Franco Fontana s'approprie les paysages qu'il traverse depuis plus de cinquante ans. Ici, c'est le paysage de Paris qu'il explore. Ses rues, ses jardins, ses monuments, mais aussi ses troquets, son métro, ses façades décaties, sa foule. C'est en 1958 qu'il se rend pour la première fois dans la capitale française, au retour de son service militaire. A partir de ce moment-là, il s'y rendra à maintes reprises. Cet ouvrage rassemble ses photographies prises entre la fin des années 1970 et novembre 2022, date de son dernier voyage. A Sous son objectif défile ainsi la vie animée de la capitale, véritables tableaux vivants dont l'ambiance unique est parfaitement décrite sous la plume de Jean-Baptiste Gauvin. Auteur et journaliste, il imagine ici un récit fictif épistolaire : celui d'un italien s'installant à Paris qui raconte à un ami sa nouvelle vie parisienne. Mêlant un certain humour et des détails historiques, il vient souligner la déambulation du photographe italien dans la Ville lumière. A La publication du livre est accompagnée d'une exposition à la galerie Polka à l'automne 2023. A Franco Fontana est né le 9 décembre 1933 à Modène en Italie et commence la photographie au début des années 1960. En 1978, il publie son livre Skyline et devient l'une des figures les plus emblématiques de la photographie italienne grâce à son travail sur le rapport des couleurs à l'espace, aux formes et à la lumière. A Jean-Baptiste Gauvin est auteur et journaliste. Spécialisé dans les arts visuels, il collabore régulièrement avec des revues dédiées à la photographie (LIKE, L'Oeil de la photographie, Process...). Il publie prochainement un ouvrage sur le séjour du peintre Claude Monet à Belle-Ile-en-Mer aux éditions Les ateliers Henry Dougier.
Cet ouvrage s'inscrit dans 2025 Année de la préservation des Glaciers initiée par l'Unesco alors que 2024 fut l'année la plus chaude jamais enregistrée. La disparition progressive des glaciers entraîne la perte culturelle de panoramas inestimables, éblouissants dans leur majesté, qui ont fasciné des générations de voyageurs, d'artistes, de poètes et de photographes. Mais les glaciers sont avant tout, des éléments fondamentaux dans la régulation du cycle hydrologique et du climat local et mondial, ils sont vivants et favorisent la vie. Deux milliards de personnes dépendent d'eux pour l'approvisionnement en eau potable et les deux tiers de l'agriculture irriguée mondiale. Avec ce livre Sebastião Salgado nous propose le récit dramatique d'une lente disparition des neiges éternelles en saisissant à travers de nombreuses expéditions la beauté époustouflante de ces sites. Son écriture photographique et son langage original sont immédiatement reconnaissables, basés sur un noir et blanc et des gris subtils grâce à des lumières et des cadrages qu'il maîtrise parfaitement. De la péninsule antarctique au Canada, de la Patagonie à l'Himalaya, de la Géorgie du Sud à la Russie, la plupart des photographies de cet ouvrage ne sont nullement une dénonciation ou des effets faciles. C'est juste la beauté poignante de ces paysages comme des paradis en perdition, le silence des étendues blanches où se profilent des ombres noires qui nous émeuvent et nous terrifient en même temps. Si l'homme est absent, sa présence implicitement destructrice nous interpelle, nous obligeant à réagir car il est sans doute encore temps de rétablir une forme d'amour avec notre planète. Le livre est enrichi d'un essai d'Elisa Palazzi, climatologue et professeur au département de physique de l'université de Turin. Sebastião Salgado né en 1944 au Brésil a débuté la photographie en 1973 et s'est toujours intéressé à l'activité humaine et à la planète. Son premier livre Autres Amériques fut publié en 1986 par Contrejour. Depuis qu'il a fondé Amazones Images avec Lelia Wanick Salgado, il développe de véritables voies de diffusion par les livres et les expositions en faveur des causes qu'ensemble ils décident d'épouser et de soutenir.
L'oeuvre de John Batho (né en 1939) nécessite de voir au-delàde l'apparente simplicité de ses images. Le photographe mène depuis plus decinquante ans une observation minutieuse du monde qui l'entoure. Comme un enfantqui découvrirait à chaque instant la richesse des couleurs et des effets de lalumière, John Batho - fasciné par le pouvoir de captation de l'appareil photo -tente de retenir la présence physique de son environnement immédiat. C'est dansl'intimité de sa Normandie natale qu'il réalise ses premières photographies en1961. Tout entier disposé à la poésie des choses simples, son regard se pose surles détails qui suscitent en lui une émotion : un pull rouge se détachant sur unciel bleu, des oranges posées sur une table de la même couleur, les teintesdélicates d'un mur coloré de Burano. Progressivement, cetteapproche photographique va affirmer sa propre langue. A rebours de sescontemporains français pour qui photographie d'auteur rime avec noir et blanc, John Batho va explorer les multiples enjeux de la photographie couleur. Uneobservation simple s'impose à luiA : " Il y a un effet de la couleur parcontamination. Vous mettez une image en couleurs à côté d'une autre et il sepasse des interactionsA " constate-t-il. Passant de la diapositive Kodachrome autirage Fresson, du Cibachrome à l'impression numérique jet d'encre, John Bathoaime explorer de nouveaux territoires. " Dès mes premiers travaux, j'ai comprisl'importance des procédés et des supports restituant l'image photographique, surtout lorsque celle-ci est en couleur, car la perception de l'image et de sescouleurs est déterminée par le matériau d'inscription. A " La modernité de sonoeuvre se loge précisément ici, dans sa capacité à interroger sans cesse lanature profonde et la présence de la photographie. JohnBatho est né en Normandie en 1939. Il commence à photographier en 1961. A partirde 1963, il entreprend une recherche dont le résultat fera apparaître une visionpersonnelle de la couleur. Suivront de nombreuses expositions qui assureront àson travail une diffusion internationale. De 1983 à 1990, John Batho est chargéde cours à l'Université Paris VIII. De 1992 à 2001, il enseigne à l'EcoleNationale Supérieure d'Art de Dijon. Ses oeuvres sont présentes dans denombreuses collections publiques et privées en France et à l'étranger.
1974, Hervé Gloaguen, membre de la prestigieuse agence Viva est l'un des rares photographes français à s'exprimer en couleurs alors que la plupart de ses confrères utilisent le noir et blanc dans la tradition des humanistes. Lors d'un voyage en Italie, qu'il parcourt du nord au sud avec sa femme et sa fille, il fait étape à Rome et installe son combi Volkswagen sur une colline qui domine la ville. Cherchant à être toujours au plus près de son sujet, il tente de restituer la sensualité qui s'empare de la jeunesse autour des fontaines, des terrasses de cafés et des restaurants. Immédiatement, il a l'intuition qu'il doit saisir les mystères de la vie nocturne et de ses lumières artificielle. Prenant d'abord ses photos sur des films négatifs, il bascule rapidement vers les diapositives, profitant du soutien généreux de Kodak qui offrait alors des pellicules aux photographes professionnels et aux agences. Entre 1974 et 1995 il réalise cinq voyages d'un mois. Il se mêle à la foule pour se fondre en elle quand le crépuscule pointe et ainsi profiter de ce plaisir qu'offre la ville à un jeune homme en quête de rencontres. Rome a tant de choses à offrir àceux qui la comprennent et la vivent. Comment ne pas être percuté, saisi au vif par ces images montrées pour la première fois, extrêmement modernes par leur simplicité et leur habileté artistique et technique, images dont les cadrages racontent la connivence entre le photographe et ceux qu'il photographie. Il s'agit en tous cas d'un nouveau regard porté sur une cité tant de fois racontée par le cinéma, la musique, la littérature et la photographie, nous faisant sans doute regretter ces belles années encore épargnées par le tourisme de masse et les smartphones tous azimuts. Hervé Gloaguen est né à Rennes en 1937. Il débute en photographiant le milieu du théâtre parisien, et s'éprend du jazz qu'il découvre à la Nouvelle Orléans. En 1965, il parcourt les Etats-Unis pour réaliser des commandes et en profite pour suivre les célébrités du jazz. Après avoir rejoint l'agence Vu en 1971, il est en 1972, l'un des fondateurs de l'agence de presse Viva. Depuis 1982, il est représenté par l'agence Rapho, signe plusieurs reportages dans le magazine GEO et effectue de nombreuses publications. Il vit et travaille à Paris.