Déportation, camp de concentration, génocide: ces termes sont aujourd'hui associés aux crimes contre l'humanité commis par les nazis. Longtemps, les mémoires ont réuni les deux principaux phénomènes décrits par ces notions: la répression de la Résistance, qui entraîne la déportation vers les camps de concentration, et la persécution des juifs d'Europe, qui vise à leur assassinat systématique dans des "centres de mise à mort" spécialement conçus à cette fin. Longtemps, les mémoires ont surtout mis en évidence la déportation résistante et patriotique, avant que, à partir des années soixante-dix, la spécificité du génocide des juifs d'Europe apparaisse plus nettement et que la mémoire de leur extermination s'impose progressivement en France. Au point qu'elle recouvre parfois aujourd'hui l'ensemble de la notion de déportation. Ecrire un manuel sur les déportations et le génocide des juifs destiné d'abord aux lycéens et à leurs professeurs, c'est pour l'historien relever l'enjeu posé par ces évolutions, qui ne rendent pas bien compte des processus complexes caractérisant les crimes nazis. Tous découlent d'une même idéologie prônant l'inégalité et la violence, la hiérarchie des races et le mépris des êtres considérés comme "inférieurs" ou "inutiles", et offrant les conditions propices au meurtre de masse et au génocide. C'est pourquoi ce livre adopte une approche globale de la question et traite des déportations vers le système concentrationnaire et du génocide des juifs, de la répression et de la persécution. La spécificité de l'extermination des juifs d'Europe n'en ressort que plus nettement. Ce livre a aussi pour but de combler une lacune: aucune synthèse en France ne détaille dans un même ouvrage les différentes étapes de la répression et de la persécution menées sur notre territoire entre 1940 et 1945. Biographie de l'auteur Thomas Fontaine, historien, a participé à la direction des recherches pour le Livre-Mémorial des déportés arrêtés par mesure de répression, publié par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. Outre plusieurs articles sur ce sujet il a fait paraître en 2005, aux éditions Tallandier, une monographie sur le camp de Romainville, Les oubliés de Romainville, un camp allemand en France (1940-1944). Grâce à la Fondation de la Résistance, il rédige actuellement une thèse sur les déportés et les déportations de répression partis de France.
Nombre de pages
143
Date de parution
27/08/2009
Poids
480g
Largeur
185mm
Plus d'informations
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EAN
9782847346183
Titre
Déportations et génocide. L'impossible oubli
Auteur
Fontaine Thomas
Editeur
TALLANDIER
Largeur
185
Poids
480
Date de parution
20090827
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Claude Warocquier est né à Calais en 1923. Dès l'âge de 17 ans, il rejoint la Résistance, s'impliquant dans des missions de renseignement et d'aide aux soldats alliés. Il aide notamment des soldats belges à échapper à l'occupant en leur fournissant des vêtements civils. En raison des dangers liés à ses activités, sa famille quitte Calais pour s'installer dans le Val-d'Oise. ? En 1943, il intègre les Francs-tireurs et partisans (FTP) au sein du groupe "Jean Jaurès". Il participe à des actions de sabotage, dont une contre une centrale électrique à Chelles. Le 11 septembre 1943, il est arrêté à Montreuil avec plusieurs camarades et, après avoir été torturé sans révéler d'informations, est condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Il est fusillé au Mont-Valérien le 6 octobre 1943 à l'âge de 20 ans . ? Son corps est inhumé anonymement au cimetière d'Ivry-sur-Seine. Plusieurs mois plus tard, ses restes sont rapatriés à Calais, où une cérémonie officielle a lieu le 3 février 1944. Il est enterré dans le carré des fusillés du cimetière sud de la ville . ? A titre posthume, Claude Warocquier reçoit plusieurs distinctions, dont la Médaille militaire, la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent, la Croix de la Résistance et la Médaille de l'internement. Sa soeur, Madeleine Charitas-Warocquier, a consacré sa vie à préserver la mémoire de son frère et des autres résistants calaisiens . ...
Ce nouveau numéro de la revue En Jeu réunit des articles portant sur le système concentrationnaire nazi, les camps allemands, leurs statuts, leurs fonctionnements et leurs évolutions, leurs mémoires enfin, à travers l'exemple des parcours des victimes françaises de la répression et de la persécution. Ils sont pour la plupart le fruit de recherches menées depuis quelques années dans la continuité du Livre-Mémorial édité en 2004 par la Fondation pour la mémoire de la déportation, qui ont permis d'enrichir nos connaissances sur ces sujets. Sont étudiés le statut spécifique et les rôles successifs du camp de Schirmeck, en Alsace annexée ; la formation par les services nazis de convois d'inaptes au travail, conduits dans des camps-mouroirs ; ainsi que l'utilisation du procédé Hollerith, ou comment le recours à des fichiers mécanographiés a pu servir la gestion des effectifs concentrationnaires. Un autre article s'intéresse aux mémoires de ces camps et à l'émergence du haut-lieu de mémoire sur le site de Natzweiler-Struthof. A partir du fonds photographique du journal collaborationniste Le Matin, une étude revient sur la rafle dite du billet vert, en mai 1941 à Paris, la première des grandes rafles ciblant les Juifs de France, la première aussi à avoir été photographiée par des journalistes de presse.
Les cinquante fusillés du 2 octobre 1943 crurent tous qu'ils allaient être déportés. Leurs lettres sont les dernières écrites avant de quitter le sol de France, dans l'inconnu, pas leurs derniers mots avant d'affronter le peloton d'exécution. Leur destin a basculé le 28 septembre 1943. Ce jour-là, en plein Paris, un groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d??uvre immigrée (FTP-MOI) tue Julius Ritter, organisateur en France des réquisitions du Travail obligatoire. La mort de ce haut dignitaire nazi réactive exceptionnellement en représailles une exécution d'otages, alors que la Politique des otages avait été suspendue en octobre 1942. Comment ces cinquante hommes furent-ils choisis, alors qu'ils ne correspondaient pas tous au profil des communistes et des Juifs, les «?Judéo-Bolcheviques?», retenus en 1941-1942 pour désigner les otages?? Qui étaient ces «?derniers otages?», aucune autre exécution n'ayant ensuite été organisée avant les massacres de la fin de l'Occupation?? Quels furent leurs derniers mots inscrits sur les murs de la chapelle du Mont-Valérien?? Eux qui n'eurent sans doute pas le droit d'écrire leur dernière lettre avant de mourir, à moins que ces feuillets fragiles aient été détruits par les services allemands, comme une dernière infamie.
L'histoire du jeune résistant Fernand Zalkinov, fusillé au Mont-Valérien le 9 mars 1942 suite à un procès dressé pour l'exemple par l'occupant, est peu voire pas connue du grand public. Ce parcours intense et condensé sur deux années renferme une histoire extraordinaire et touchante relatant plus largement l'histoire d'une famille russe communiste, d'origine juive, décimée par la répression nazie. Par ces faits de Résistance, il sera condamné à la peine de mort. Enfin, parce que figure par excellence du judéo-bolchevisme, les nazis condamneront également son père, Naim/Naoum en le choisissant comme victime expiatoire. Sa mère, Hana, ses deux soeurs, Rachel et Juliette, et son beau-frère Raymond Moyen seront déportés en Allemagne et exterminés dans les camps. De cette page de l'histoire sombre et grave, ont été exhumés récemment près d'une cinquantaine d'archives privées dont l'ultime correspondance du fils. Juliette Goutverg-Fisz, cousine de Fernand Zalkinov a montré pour la première fois ces documents à sa fille, Nicole Maupas. Si cette histoire est restée longtemps enfouie dans les souvenirs de sa mère, ce corpus est aujourd'hui mis au jour grâce au récit familiale transmis au Mont-Valérien et aux nouvelles générations.
Au commencement, ce n'était qu'une histoire de conquêtes, d'empire et de liberté. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine.À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français commence à être perçu comme l'agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l'arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforment alors une guerre d'indépendance en un inextricable conflit international.De la conquête coloniale, au XIXe siècle, à 1949, le premier opus des Guerres d'Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu'à l'engrenage du conflit international.Notes Biographiques : Philippe Franchini est l'auteur d'une vingtaine d'essais historiques et romans. Il a notamment coécrit, avec Alain Missoffe, Femmes de fer. Elles ont incarné la saga Wendel (Tallandier, 2020).
Espagne, 1936 : le général Franco déclenche un coup d'Etat contre le gouvernement de Front populaire qui plonge le pays dans une guerre civile de près de trois années. Cette guerre a fait plusieurs centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants, et jeté sur les routes plus d'un demi - million de réfugiés, contraints à l'exil. L'auteur démontre, point par point, en quoi cette guerre civile a mis en oeuvre toutes les logiques et pratiques de l'extermination de masse : exécutions sommaires par milliers, procès factices, torture et viols systématiques, emprisonnements abusifs...