En plus de 40 ans, Utt contribua à accoutumer le public occidental au butô. Pourtant ses mystères demeurent. Kô Murobushi a chorégraphié ce solo pour et avec Carlotta Ikeda, mais ses fins autant que son évolution expriment d'autres réalités, plus profondes encore.Il y a le butô, cette forme extrême de la modernité japonaise. Ce mode de danse refusant de poser toute définition et qui procède beaucoup plus d'un questionnement que de l'application de recettes. Alors, à explorer ce solo et la pratique qui l'a généré, apparaissent des pans de l'histoire du Japon, de l'histoire de la danse et des regards croisés entre les cultures.Geisha FontaineChorégraphe, danseuse et chercheuse en danse. Après ses débuts au Capitole de Toulouse, elle se forme auprès de Cunningham, Nikolais, Yano, etc. Avec Pierre Cottreau, elle fonde en 1998 la compagnie Mille Plateaux Associés et crée 26 pièces. Docteure en philosophie de l'art, elle a écrit Les Danses du temps (CND) et intervient dans des universités et écoles d'art.
Nombre de pages
104
Date de parution
07/03/2025
Poids
96g
Largeur
124mm
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EAN
9782359883145
Titre
Utt de Carlotta Ikeda et Murobushi Kô
Auteur
Fontaine Geisha
Editeur
SCALA
Largeur
124
Poids
96
Date de parution
20250307
Nombre de pages
104,00 €
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Résumé : D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète aux " gargouillade ", " saut de chat " et " sissonne " du ballet classique, de la respiration à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui, selon elle, disent le mieux les multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps.[BR]Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique. Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...
Ce livre est un questionnement philosophique et artistique sur la singularité de la notion de temps en danse contemporaine. Les temporalités créées par la danse sontelles différentes de celles des autres arts ? Quelles expériences du temps la danse contemporaine nous invite-t-elle à vivre ? Quelle est la force du corps provisoire ? À travers l'analyse des « stratégies temporelles » adoptées par huit chorégraphes contemporains (Merce Cunningham, Jérôme Bel, Xavier Le Roy, Myriam Gourfink, Hideyuki Yano, Anne Teresa De Keersmaeker, Pina Bausch et Trisha Brown), Geisha Fontaine montre comment « le temps chorégraphique est une incessante actualisation des devenirs, un face-à-face avec autrui, l'affirmation du réel jusque dans sa disparition ».
D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète à la " gargouillade " du ballet classique, de l'improvisation à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui rendent compte des multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps. Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique. Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...
Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du "monde flottant" d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais. Si le nu comme genre n'apparaît au japon qu'à la fin du XIXe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de "beautés", les bain, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l'aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.