
Une foi inaccomplie
L'écrivain Guillaume de Fonclare confie ici une foi qui n'atteint pas son objet, et qui bute sur les certitudes d'un rationalisme bien ancré. Témoignant d'une aspiration spirituelle forte, l'auteur livre le récit d'une vie endeuillée vouée à l'espérance et qui pourtant résiste à croire. Ses précédents livres avaient déjà croisé la question spirituelle, elle est ici aimantée par le récit sensible d'une vie passée à chercher le visage de Jésus. Un visage qui s'est d'abord confondu avec celui du père, trop tôt disparu. Alors quand le miroir se brise, comment croire encore ? Dans ce texte sensible, instruit par des années de fréquentation assidue des textes bibliques, la quête d'une foi solide devient un éloge de ce qui se tient au bord du vide.
| Nombre de pages | 128 |
|---|---|
| Date de parution | 06/04/2022 |
| Poids | 118g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782227500235 |
|---|---|
| Titre | Une foi inaccomplie |
| Auteur | Fonclare Guillaume de |
| Editeur | BAYARD ADULTE |
| Largeur | 125 |
| Poids | 118 |
| Date de parution | 20220406 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Dans ma peau
Fonclare Guillaume deMon corps est un carcan; je suis prisonnier d'une gangue de chairs et d'os. Je bataille pour marcher, pour parler, pour écrire, pour mouvoir des muscles qui m'écharpent à chaque moment. Mon esprit ressasse d'identiques rengaines; je ne vois plus les sourires de mes enfants, ni les tendres regards de celle que j'aime; je ne vois que mes mains qui tremblent, mes bras qui peinent à amener la nourriture à la bouche et mes jambes qui ploient sous le poids d'un corps devenu trop lourd. Je ne suis plus qu'un homme mal assis qui songe sans fin, et si j'ai aimé ce corps, je le hais à présent. Nous cohabitons désormais et il a le dernier mot en tout; je ne me suis résolu à cette idée que contraint."Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,50 € -

Dans tes pas
Fonclare Guillaume deSans y prendre garde, je m'étais arrêté; j'ai cessé d'agir, j'ai cessé d'avancer. J'en ai pris conscience lorsque j'ai voulu, autant par bravade que par volonté de me rassurer, parcourir à pied les cent mètres qui séparent notre maison du carrefour d'en haut. J'y suis parti seul, sur un rythme lent, en cadençant mes pas pour marcher droit. La chaussée inégale et les défauts de la route, la chaleur et mon souffle court; au carrefour, c'est avec soulagement que je me suis assis sur le banc de pierre jaune, à l'ombre consolante d'un grand arbre. J'ai pris un air dégagé et faussement serein pour tenter de cacher combien ces cinq minutes de marche m'avaient éreinté.C'est alors que j'ai saisi le grand vide de ma vie, lorsque j'ai réalisé que la seule personne à qui je souhaitais donner le change, c'était moi-même; à trop vouloir vivre intensément, à vouloir n'être que dans l'instant qui passe, j'ai perdu l'essentiel, cette force d'action qui, malgré les épreuves et les difficultés, m'avait donné jusqu'alors l'énergie de tenir debout. Je me suis épuisé à donner le change, en perdant de vue qu'il me faut vivre pour moi-même avant toute chose, si je tiens à vivre avec les autres. Le ciel s'est obscurci et un vent froid a balayé la petite place. Je me suis levé et, les yeux rivés sur la route, j'ai fait le chemin retour. La journée a passé et je n'ai rien montré de mon trouble.Le lendemain matin, j'ai refait le chemin en voiture, pris à gauche au carrefour, remonté la rue d'Hancourt et roulé jusqu'au raidillon qui mène à la sortie du village et la route de Bernes. Je me suis garé dans un chemin creux, et j'ai gravi l'allée bordée de tilleuls qui mène à Notre-Dame-des-Vignes, petite chapelle de pierres de taille blanche et de briques qui surplombe la route, juchée sur une humble éminence. Trois ou quatre mètres de large pour sept ou huit de long, elle ne paye pas de mine, mais ne manque pas d'élégance avec son oeil-de-boeuf au fronton de l'entrée, et sa robe claire constellée de graffitis: L. H., 1851; Charles Chombier, 1885; Caporal Émile Adam, 1915; J + E = A.E., 1998... Mais Notre-Dame-des-Vignes est l'écrin d'un bien plus grand trésor: dans une niche de l'abside minuscule trône une Vierge à l'Enfant de bois peint et d'une facture malhabile; l'Enfant Jésus est étrangement posé sur les bras de sa mère à qui il tourne le dos, et on le dirait suspendu dans les airs devant elle.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,70 € -

Joë
Fonclare Guillaume deExtrait Le 21 mars 1918, un grand fracas d'obus et de mitraille déchire le petit jour sur le front de la Somme ; cinquante divisions allemandes se lancent à l'assaut des lignes britanniques et françaises avec le fol espoir de faire, après quarante-quatre mois de guerre, la percée décisive. Les Allemands emploient leurs Sturmtruppen, petits groupes autonomes qui réduisent les défenses pour le gros de la troupe qui occupera ce qui aura été conquis. Au fond des tranchées, on s'embroche à coups de baïonnette, on se tabasse au marteau, à la masse d'arme, au manche de pioche, on détruit fortins et bunkers à l'explosif et au lance-flamme ; il faut avancer vite et on ne fait pas de prisonniers. Les lignes alliées sont enfoncées, mais on recule dans un désordre qui n'est pas une débâcle, on réorganise les défenses pour les déployer dans la profondeur : moins d'unités en première ligne, à charge pour elles de ralentir et d'user l'ennemi, pour qu'il arrive affaibli devant une deuxième et une troisième ligne renforcées qui arrêteront sa progression. Fin avril, les Allemands sont à bout de souffle ; ils veulent en finir à tout prix en jetant leurs forces dans un dernier effort. Le 27 mai à l'aube, cinq mille pièces d'artillerie bombardent les positions françaises du Chemin des Dames, et sept divisions déferlent sur quinze kilomètres de front, bousculant tout sur leur passage. En fin de journée, les Allemands sont sur les bords de l'Aisne, et tout le front est sur le point de céder. Ce matin-là, vous ne dormiez pas. Depuis la veille au soir, votre régiment roulait vers son nouveau point de stationnement, un endroit où l'on vous débarquerait pour monter à l'assaut d'un réseau de tranchées, ou d'une redoute, ou bien encore d'un village en ruine hérissé de défenses. C'est ce qu'on réservait au 156e corps d'attaque, et à vous, sous-lieutenant Joë Bousquet de la 3e compagnie du 1er bataillon, parce que vous êtes le spécialiste des missions difficiles. On vous dépose au lever du jour sur une vaste plaine ondoyante de blés dans les parfums d'une aube de printemps. L'ennemi est là, derrières les collines, qui arrive au son du canon. On vous tient d'abord en réserve, en espérant qu'on pourra se passer de vous. Les combats font rage toute la matinée, et bientôt, il ne reste que votre division pour tenir la ligne ; derrière, c'est le grand vide, une étendue sans soldats qui court jusqu'à Paris. Alors en fin d'après-midi, on vous donne l'ordre d'occuper un bosquet qui est devenu, parce qu'il se tient sur un point haut, une forteresse imaginaire qu'il faudra tenir coûte que coûte, même si cela doit se payer un bon prix de morts et de blessés. Il fait beau, vous marchez au milieu des bleuets et des coquelicots qui font sur les immensités d'avoine et de blé des taches vives et presque joyeuses. Vous atteignez sans heurt vos positions, retranchés derrière un talus. Puis les obus commencent à pleuvoir ; les soldats ennemis arrivent, ils sont beaucoup plus nombreux que vous et leur feu est terrible.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,85 €
Du même éditeur
-

Et si les animaux écrivaient ?
Despret Vinciane ; Tsaï GilberteBeaucoup de ceux qui connaissent les animaux pensent qu'ils écrivent, à leur manière...Ils se parlent entre eux et avec d'autres. Les chiens laissent des messages pour les autres chiens sur les arbres et les réverbères. Les chats le font aussi, ils disent quantité de choses dans les odeurs qu'ils déposent un peu partout. Ainsi le font également les loups, les sangliers, les poulpes avec leur encre, les chèvres des montagnes, les fourmis...Tous écrivent avec des traces, des marques, des signatures, et chaque animal apprend à les décrypter. Et si nous imaginions qu'un jour nous aussi serons capables de les lire ?EN STOCKCOMMANDER12,95 € -

Les cinq sens
Bailly Jean-Christophe ; Tsaï GilberteEcrivain, poète et philosophe, Jean-Christophe Bailly nous invite à parcourir nos sens avec de multiples lunettes. Avec philosophie, il nous interroge : les sens sont-ils le propre de l'homme ? Les arbres avec leur ramification et leur système racinaire possèdent-ils un sens proche du toucher ? Les animaux ont-ils les mêmes que nous ? Dans ce cheminement, il emprunte à la biologie animale, en dressant des parallèles avec les saumons qui se repèrent grâce à l'odorat pour remonter les rivières et retrouver leur lieu de naissance, ou la crevette-mante qui voit à 360 degrés. Il se fait aussi linguiste, en évoquant le toucher et en tirant le fil entre "prendre" et "comprendre" . Il est politique, surtout, en s'arrêtant sur nos oreilles, notre nez, notre bouche : "Vivre c'est être poreux, pénétrable, échanger" . Nous sommes ouverts, "nous ne sommes pas de petites volontés fermées sur elles-mêmes" .EN STOCKCOMMANDER12,95 €
De la même catégorie
-

Vous me coucherez nu sur la terre nue
Ringlet GabrielRésumé : A l'approche de la mort, François d'Assise confiait à ses compagnons son souhait de reposer un moment " nu sur la terre nue ". C'est le sens de ce dévêtement ultime qu'explore ici Gabriel Ringlet, pour apporter un éclairage nouveau sur la fin de vie et son accompagnement. A partir de témoignages bouleversants, dont certains lui sont parvenus après le succès de son livre Ceci est ton corps, l'écrivain et théologien prend le parti de l'infinie douceur pour offrir un viatique qui trouve sens pour chacun. Il témoigne également de son expérience dans un centre de soins palliatifs en Belgique - où la loi autorise pour certains cas l'euthanasie - et donne alors toute sa place à l'écoute et au rituel pour les personnes qui en font la demande. Les mots justes s'allient aux gestes simples pour cet adieu si singulier. Une méditation sublime sur la nudité de l'absence, une célébration de la vie.EN STOCKCOMMANDER10,15 € -

Des rites pour la Vie
Ringlet GabrielComment bénir une union "loin de toute Eglise"? Comment célébrer face à la maladie incurable, à la faute irréparable, au choc d'une IVG ? Quels rituels de dernier adieu autour d'une euthanasie ? Peut-on réenchanter les liturgies et les sacrements chrétiens traditionnels ? ... Gabriel Ringlet est sans cesse questionné et sollicité de toutes parts, en tant que prêtre et en tant que "célébrant", hors des rituels ecclésiaux. Les demandes viennent de catholiques pratiquants, de croyants en rupture d'Eglise, ou d'incroyants en recherche de symboles. A travers de nombreux récits d'expériences, il nous livre sa conviction profonde : quelles que soient nos (in)croyances, tout "passage", heureux ou douloureux, peut être à la fois intégré, approfondi et élevé lorsqu'il est célébré. C'est pourquoi Gabriel Ringlet a fondé et anime depuis quelques années l'Ecole des rites, ouverte à tous. Au-delà des requêtes qu'il reçoit, il s'intéresse aux personnes qui les formulent, et crée avec elles, à partir de leur vie, des rites pour la Vie. Ainsi s'invente une "ritualité ouverte" visant à élargir l'espace de la grâce ..EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Au secours sainte Rita. Patronne d'un monde d'espérance
Cornette de Saint Cyr Amandine« On va tous mourir - ça on le savait déjà -, mais, là, ça se précise : guerres, surpopulation, réchauffement climatique? Pour sauver la planète, ou du moins ce qu'il en reste, il faudrait traverser l'Atlantique à la rame, se nourrir de sauterelles et s'habiller chez Emmaüs. » Alors que le monde est en proie à de grands bouleversements, l'autrice se trouve, elle-même, confrontée à ses tourments existentiels. À la recherche d'aide et de réconfort, elle décide de partir pour Cascia, sur les traces de la patronne des causes perdues : sainte Rita. Son voyage en Italie dévoile les témoignages poignants d'autres pèlerins qui se sont, eux aussi, tournés vers la sainte. Au-delà de la relation à la foi, ce récit explore le phénomène fascinant de la vénération universelle de cette sainte qui transcende les barrières religieuses. Pourquoi ce besoin grandissant de l'invoquer ? Qu'est-ce que cela révèle de notre époque ? Notre monde est-il à ce point désespéré ? Et comment la sainte peut-elle nous aider ... Au secours sainte Rita est un appel à l'espoir, une invitation à croire en la puissance de la prière et à la grâce divine dans ces temps difficiles. Amandine Cornette de Saint Cyr est romancière. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages dont Bonne à rien (Anne Carrière), Les dents de ma mère (Plon), Des plumes sous ma couette (l'Archipel).Notes Biographiques : Amandine Cornette de Saint-Cyr est romancière. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Bonne à rien (Anne Carrière).EN STOCKCOMMANDER19,10 € -

Comprendre et vivre la liturgie. Signes, gestes et symboles expliqués à tous, 3e édition revue et au
Accart Xavier ; Rougé MatthieuEN STOCKCOMMANDER18,00 €



