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Hobbes. La vie inquiète
Foisneau Luc
FOLIO
10,50 €
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EAN :9782070467884
Comment pouvons-nous vivre ensemble, alors que nous sommes en désaccord sur la manière dont il faut vivre ? Hobbes répond : parce que nous ne sommes pas d'accord sur ce qu'est une vie réussie, nous devons penser la réalité politique en termes de souveraineté et de justice. Refusant tout à la fois la réponse de Machiavel, qu'il n'y a pas de morale en politique, et celle de Platon, qu'il n'y a pas de politique sans une idée du Bien, l'auteur du Léviathan nous aide à tirer les conséquences de nos conflits moraux et religieux. La première de ces conséquences est politique : nous obéissons aux lois parce qu'il existe un Etat capable de nous y contraindre ; la deuxième est anthropologique : nous ne nous considérons pas comme des êtres sociaux mais comme des individus ; la troisième est juridique : les règles de droit procèdent, non d'une exigence de vérité, mais d'un souci de paix partagé ; et la dernière est théologico-politique : c'est le souverain, et personne d'autre, qui autorise en dernière instance l'expression publique du sentiment religieux. A partir des concepts fondamentaux de Hobbes et de leur réception contemporaine (notamment chez Mauss, Voegelin, Foucault et Rawls), Luc Foisneau montre que, si nos vies sont inquiètes, c'est que l'état de nature n'est jamais loin, que l'Etat-Léviathan qui nous protège nous inspire de la crainte et que notre bonheur est fait de la succession indéfinie de nos désirs. Lisons Hobbes.
Nombre de pages
624
Date de parution
02/05/2016
Poids
303g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070467884
Titre
Hobbes. La vie inquiète
Auteur
Foisneau Luc
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
303
Date de parution
20160502
Nombre de pages
624,00 €
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Des Etats Unis de Donald Trump à l'Argentine de Javier Milei, sans oublier la Hongrie de Viktor Orbán, une nouvelle forme de raison d'Etat sans aucun scrupule se donne à voir sur la scène internationale. Son mépris des droits humains et de la démocratie au nom d'une efficacité prétendue ne vient pas de nulle part : il exprime une révolte contre la patiente domestication politique des arts de gouverner depuis la fin du Moyen Age. A rebours de cette histoire, les nouveaux seigneurs de l'économie et de la guerre entendent gouverner à leur seul profit contre l'Etat. Ce livre s'intéresse à l'émergence entre les XVIe et XVIIIe siècles de deux projets politiques concurrents, l'un tourné vers l'affirmation des droits de l'Etat, l'autre vers la mise en oeuvre de manières de gouverner efficaces. En retraçant cette histoire, de Machiavel à Bodin et de Hobbes à Rousseau, Luc Foisneau nous invite à réfléchir à ce que gouverner veut dire.
Résumé : Comment le principe de raison est-il devenu principe de la philosophie ? Dans quelle mesure est-il une découverte de l'époque moderne ? pourquoi le mérite de cette découverte revient-il principalement à Leibniz ? Sans doute est-ce, telle est du moins l'hypothèse de ce volume, parce que le principe Leibnizien de raison suffisante s'applique à tous les domaines dans lesquels un rapport est susceptible d'être déterminé entre des termes. En logique, ce principe gouverne l'analyse des propositions ; en métaphysique, il rend compte du fait qu'il existe quelque chose plutôt que rien ; en morale, il implique qu'une action ne peut jamais être le produit d'une volonté indifférente. Pour autant, le principe de raison ne reçoit pas une détermination univoque au XVIIème siècle : Descartes, Hobbes et Spinoza lui font également jouer un rôle particulier, qui éclaire par contraste l'originalité du célèbre " Nihil est sine ratione " de Leibniz. Ces éclairages croisés permettent notamment de mieux comprendre les implications philosophiques des débats autour de la liberté, de la nécessité et du hasard.
Thomas Hobbes (1588-1679) ouvre, avec le Léviathan, de nouvelles perspectives en philosophie politique, mais aussi en logique, en physique et en métaphysique. C'est l'inventeur de la notion d'état de nature, et du pacte fondateur de la société civile qui permettrait d'en sortir. Son oeuvre, considérée tantôt comme annonciatrice de l'athéisme contemporain et tantôt comme fidèle au christianisme, est au centre du débat qui divise, depuis la fin du XIXe siècle, historiens et philosophes sur le thème de la sécularisation de la pensée politique moderne. Contrairement aux théologiens médiévaux dont il s'inspire, Hobbes n'inscrit plus sa réflexion politique dans l'horizon du salut éternel, mais, selon Luc Foisneau, dans l'horizon de la mortalité humaine. Quelles sont les conséquences d'un tel changement de perspective ? Principalement une égalité naturelle entre les hommes : celle-ci anticipe de manière fulgurante la célèbre critique rousseauiste du droit du plus fort et nous met en demeure de penser autrement la constitution du politique, la toute-puissance de l'Etat protégeant les hommes de la peur qu'ils s'inspirent mutuellement. Plus largement, cet ouvrage montre en quoi la thèse d'une domination de Dieu par nature contribue à l'élaboration d'une anthropologie politique, au déploiement d'une théorie de la souveraineté et à une critique de la théologie politique.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...