À Nice, le soleil brille trois cents jours par an. À Nice, de vieilles haines grattent à la porte. À Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un baby-sitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte - un peu à l'ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c'était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s'aimer librement. Ce qu'elles n'imaginaient pas, c'est qu'il faudrait, pour aider l'une d'entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.