Au milieu des produits au positionnement clair, Magazine passait pour le vilain petit canard. Les punks leur reprochaient leur côté arty, la vieille garde les prenait pour des donneurs de leçons, et les gens du milieu pensaient, à raison, qu'ils ne respectaient rien ; on ne savait même pas dans quel bac placer leurs disques. Que des anciens punks, qui savaient à peine se servir de leur instrument deux ans plus tôt, se la racontent autant avec une musique prétendument complexe, cela appelait forcément au dédain. Au mieux, fustigeait-on leur prétention à marcher dans les pas du Low de David Bowie, au pire les traitait-on de sous Pink Floyd. 20 février 1976, sidéré, Howard Devoto découvre les Sex Pistols à Londres et les invite sur le champ à jouer dans sa ville, Manchester. De ce geste spontané, naît un des concerts les plus marquants de l'histoire musicale du XXe siècle. Emporté par l'énergie communicative du punk, Howard crée en parallèle son propre groupe, les Buzzcocks, avant de s'en détourner rapidement avec la volonté de se focaliser sur un son mêlant l'intensité brute à une démarche plus intellectuelle. Exigeant et impulsif, il fonde dans la foulée Magazine, le groupe qui sera à l'origine du mouvement post-punk. Face à ce début de carrière fulgurant et plein de rebondissements, une question surgit : pourquoi ce musicien charismatique et sans concession, figure phare de deux courants artistiques majeurs, n'a jamais rencontré un succès à la hauteur de son talent ? Cette biographie doublée de fiction raconte avec intelligence l'histoire d'un renoncement.
Nombre de pages
179
Date de parution
19/02/2015
Poids
252g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782360541652
Titre
Le renoncement d'Howard Devoto
Auteur
Fogel Benjamin
Editeur
MOT ET LE RESTE
Largeur
148
Poids
252
Date de parution
20150219
Nombre de pages
179,00 €
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Mars 1943. Le convoi 53 quitte Drancy. A son bord, plus de mille Juifs déportés vers le camp d'extermination de Sobibór, en Pologne. Treize d'entre eux vont tenter le tout pour le tout afin d'échapper à la mort. Ce roman haletant raconte leur incroyable évasion. Les évadés du convoi 53 retrace une histoire vraie, celle de Paul Fogel, le grand-père de l'auteur, et de ses compagnons d'infortune. Une histoire de survie au coeur de l'Allemagne nazie, où la force du collectif apparaît comme le dernier espoir des condamnés.
2060. " Malgré la transparence, on vous ment. " Ce slogan qui vient d'apparaître sur les murs de Paris inquiète les forces de l'ordre. Sébastien Mille, policier à la retraite et désormais bénévole, ainsi que sa fille, la commissaire Holly Mille, enquêtent sur l'origine et le sens de ces graffitis. Le mouvement insurrectionnel des Obscuranets, qui lutte contre la prolifération du virtuel et milite en faveur des libertés, ne va pas tarder à révéler le scandale de ce mensonge d'Etat, tandis que le jeune Léonard Parvel, treize ans, part en quête d'un père absent, soupçonné d'être le leader des insurgés.
2058 : le monde est entré dans l'ère de la transparence. Les données personnelles de chacun sont accessibles en ligne publiquement. Il est impossible d'utiliser Internet sans s'authentifier avec sa véritable identité. Pour préserver leur intimité, un certain nombre de gens choisissent d'évoluer sous pseudonyme dans la vie réelle. Sur le réseau, Camille, 30 ans, vit sous l'emprise intellectuelle d'Irina Loubowsky, une essayiste controversée qui s'intéresse à l'impact de la transparence sur les comportements humains. Dans la réalité, Camille se fait appeler Dyna Rogne et cultive l'ambiguïté en fréquentant un personnage trouble appelé U.Stakov, aussi bien que Chris Karmer, un policier qui traque les opposants à Internet. Mais Karmer est assassiné. Entre cette mort brutale et le mystère qui entoure Irina, Camille est amenée à se poser des questions. Mais elle est loin de soupçonner la vérité.
Le silence selon Manon" peut être lu comme un "prequel" de "La Transparence selon Irina." Dans les années 2025, le monde occidental se caractérise par une montée de l'agressivité sur les réseaux sociaux et en particulier des cas de cyber harcèlement, au point qu'une unité spéciale de la police, dirigée par le commissaire Sébastien Mille, a dû être mise en place. Sébastien Mille s'intéresse de près aux manoeuvres des groupes masculinistes en France. L'Amérique du Nord avait déjà connu dans les années 2010 des attentats dont les auteurs se réclamaient du mouvement "incel" (pour "involuntary celibate) "autrement dit des célibataires forcés qui conçoivent une haine des femmes et de la société contemporaine qu'ils jugent trop favorable au féminisme. A Paris, le groupe de musique hardcore Significant Youth, qui défend des valeurs humanistes et féministes dans ses chansons, est agressé lors d'un concert par une poignée de masculinistes qui fréquentent un forum dédié ; Yvan, le leader est pris à partie et son frère Simon ainsi que sa compagne sont blessés dans la bagarre qui s'ensuit. Cet épisode n'est que le prélude à un attentat beaucoup plus violent qui va bouleverser la vie des deux frères et de leur entourage. Il faudra à Sébastien Mille une obstination hors du commun pour s'approcher des coupables, d'autant plus insaisissables qu'ils se cachent sous maintes identités, dissimulés par la grande Toile protectrice d'Internet... A travers ce polar aux personnages ambigus et pervers qu'on croirait sortis de l'univers de Patricia Highsmith, Benjamin Fogel poursuit son exploration de notre cyber monde. Le crime n'a plus lieu dans les ruelles sordides des villes ou dans les caves des banlieues, il rode sur la Toile de manière d'autant plus insidieuse que ses auteurs savent être furtifs.
A la fin de l'ère industrielle, les grandes villes du nord de l'Angleterre n'offraient à leur jeunesse que le football et le rock comme échappatoire à la morosité ambiante. Après avoir engendré les Bee Gees, les Hollies ou Herman's Hermits dans les années 1960, écrit la légende du Free Trade Hall avec Bob Dylan puis les Sex Pistols, Manchester a régné sur la musique mondiale au cours des deux dernières décennies du XXe siècle. Avec ce livre, le lecteur revit les folles années Madchester en suivant les traces des inventeurs du post-punk, les Smiths et Joy Division ; il s'étourdit dans les rave parties au son psychédélique acid house emmené par les Happy Mondays, les Stone Roses et New Order ; il entre dans les coulisses de l'Haçienda, le club de tous les excès, avant d'observer, bouche bée, Oasis et les frères Gallagher remporter la partie... sans oublier de chanter avec les supporters des deux clubs de football, autres coeurs battants de la ville, dont chaque musicien est sommé de prendre parti pour United ou City.
Poursuivi par le FBI et dans l'attente de sa condamnation pour obscénité et exhibitionnisme lors d'un concert à Miami, Jim Morrison quitte les Doors et l'Amérique pour s'installer à Paris le 12 mars 1971. Il y rejoint sa compagne, Pamela Courson, junkie, flanquée de son amant et dealer, le jeune comte Jean de Breteuil. En exil, Jim espère devenir poète sur les traces de la Lost Generation. Il fréquente Agnès Varda, qu'il a connue à Los Angeles, et se rend à de nombreuses reprises dans le club le plus couru d'Europe de cette époque, le Rock'n'roll Circus. Là, il fait la connaissance de Johnny Hallyday et de Richard Bohringer. Dans la nuit du 3 juillet, il décède d'un infarctus du myocarde - selon le rapport du médecin légiste qui ne répond pas aux nombreuses interrogations laissées en suspens. Ce récit reprend l'enquête, confronte les témoignages, explore le contexte des différents protagonistes de l'histoire, de la guerre menée par la CIA à la contre-culture et des relations troubles qu'entretenait Jean de Breteuil avec la French Connection. Le mystère de la disparition du Sex God des Doors s'épaissit en même temps qu'il s'éclaire...
A La Réunion, le volcan et les cyclones menacent régulièrement la vie modeste des habitants des Hauts. Rose, qui a tout juste vingt ans, vivote avec ses trois enfants chez sa mère. Harcelée par cette dernière, sans emploi et sans mari, elle peine à les élever. En 1977, son fils Gabriel, lui est enlevé par les services sociaux pour être envoyé dans la Creuse. Dès lors, sa vie tangue et bascule. Elle délaisse ses filles, se mure dans le silence et s'évade en dansant sur les chansons de Dalida. C'est à la Vierge Marie-au-Parasol qu'elle se confie et pose les questions qui la hantent. Inspirée par l'affaire des enfants de la Creuse, l'autrice sonde les sentiments nés de l'arrachement en dressant le portrait de femmes qui luttent pour se tenir droites et pour qui la solidarité n'est pas un vain mot.
1976. Les Eagles règnent sur les charts. En février sort Their Greatest Hits (1971-1975) qui reste à ce jour l'album le plus vendu aux Etats-Unis (38 millions de copies écoulées) ; le 8 décembre de la même année, Hotel California débarque dans les bacs et la chanson titre envahit les ondes du monde entier. Entre morceaux d'anthologie, tensions et vies débridées, les Eagles marquent alors l'histoire de la musique américaine des années 1970. Cinquante ans plus tard, ils continuent de remplir les salles. Un succès planétaire qui doit beaucoup à la détermination de Glenn Frey et Don Henley, songwriters émérites convaincus que le country rock de leurs débuts pouvait les rendre célèbres. Eagles, Life in the Fast Lane retrace le parcours du groupe qui a retranscrit, peut-être mieux que quiconque, le californian way of life au gré d'albums et de morceaux restés célèbres.