Au milieu des produits au positionnement clair, Magazine passait pour le vilain petit canard. Les punks leur reprochaient leur côté arty, la vieille garde les prenait pour des donneurs de leçons, et les gens du milieu pensaient, à raison, qu'ils ne respectaient rien ; on ne savait même pas dans quel bac placer leurs disques. Que des anciens punks, qui savaient à peine se servir de leur instrument deux ans plus tôt, se la racontent autant avec une musique prétendument complexe, cela appelait forcément au dédain. Au mieux, fustigeait-on leur prétention à marcher dans les pas du Low de David Bowie, au pire les traitait-on de sous Pink Floyd. 20 février 1976, sidéré, Howard Devoto découvre les Sex Pistols à Londres et les invite sur le champ à jouer dans sa ville, Manchester. De ce geste spontané, naît un des concerts les plus marquants de l'histoire musicale du XXe siècle. Emporté par l'énergie communicative du punk, Howard crée en parallèle son propre groupe, les Buzzcocks, avant de s'en détourner rapidement avec la volonté de se focaliser sur un son mêlant l'intensité brute à une démarche plus intellectuelle. Exigeant et impulsif, il fonde dans la foulée Magazine, le groupe qui sera à l'origine du mouvement post-punk. Face à ce début de carrière fulgurant et plein de rebondissements, une question surgit : pourquoi ce musicien charismatique et sans concession, figure phare de deux courants artistiques majeurs, n'a jamais rencontré un succès à la hauteur de son talent ? Cette biographie doublée de fiction raconte avec intelligence l'histoire d'un renoncement.
Nombre de pages
179
Date de parution
19/02/2015
Poids
252g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782360541652
Titre
Le renoncement d'Howard Devoto
Auteur
Fogel Benjamin
Editeur
MOT ET LE RESTE
Largeur
148
Poids
252
Date de parution
20150219
Nombre de pages
179,00 €
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2058 : le monde est entré dans l'ère de la transparence. Les données personnelles de chacun sont accessibles en ligne publiquement. Il est impossible d'utiliser Internet sans s'authentifier avec sa véritable identité. Pour préserver leur intimité, un certain nombre de gens choisissent d'évoluer sous pseudonyme dans la vie réelle. Sur le réseau, Camille, 30 ans, vit sous l'emprise intellectuelle d'Irina Loubowsky, une essayiste controversée qui s'intéresse à l'impact de la transparence sur les comportements humains. Dans la réalité, Camille se fait appeler Dyna Rogne et cultive l'ambiguïté en fréquentant un personnage trouble appelé U.Stakov, aussi bien que Chris Karmer, un policier qui traque les opposants à Internet. Mais Karmer est assassiné. Entre cette mort brutale et le mystère qui entoure Irina, Camille est amenée à se poser des questions. Mais elle est loin de soupçonner la vérité.
Le silence selon Manon" peut être lu comme un "prequel" de "La Transparence selon Irina." Dans les années 2025, le monde occidental se caractérise par une montée de l'agressivité sur les réseaux sociaux et en particulier des cas de cyber harcèlement, au point qu'une unité spéciale de la police, dirigée par le commissaire Sébastien Mille, a dû être mise en place. Sébastien Mille s'intéresse de près aux manoeuvres des groupes masculinistes en France. L'Amérique du Nord avait déjà connu dans les années 2010 des attentats dont les auteurs se réclamaient du mouvement "incel" (pour "involuntary celibate) "autrement dit des célibataires forcés qui conçoivent une haine des femmes et de la société contemporaine qu'ils jugent trop favorable au féminisme. A Paris, le groupe de musique hardcore Significant Youth, qui défend des valeurs humanistes et féministes dans ses chansons, est agressé lors d'un concert par une poignée de masculinistes qui fréquentent un forum dédié ; Yvan, le leader est pris à partie et son frère Simon ainsi que sa compagne sont blessés dans la bagarre qui s'ensuit. Cet épisode n'est que le prélude à un attentat beaucoup plus violent qui va bouleverser la vie des deux frères et de leur entourage. Il faudra à Sébastien Mille une obstination hors du commun pour s'approcher des coupables, d'autant plus insaisissables qu'ils se cachent sous maintes identités, dissimulés par la grande Toile protectrice d'Internet... A travers ce polar aux personnages ambigus et pervers qu'on croirait sortis de l'univers de Patricia Highsmith, Benjamin Fogel poursuit son exploration de notre cyber monde. Le crime n'a plus lieu dans les ruelles sordides des villes ou dans les caves des banlieues, il rode sur la Toile de manière d'autant plus insidieuse que ses auteurs savent être furtifs.
2058 : le monde est entré dans l'ère de la transparence. Les données personnelles de chacun sont accessibles en ligne publiquement. Il est impossible d'utiliser Internet sans s'authentifier avec sa véritable identité. Pour préserver leur intimité, un certain nombre de gens choisissent d'évoluer sous pseudonyme dans la vie réelle. Sur le réseau, Camille, 30 ans, vit sous l'emprise intellectuelle d'Irina Loubowsky, une essayiste controversée qui s'intéresse à l'impact de la transparence sur les comportements humains. Dans la réalité, Camille se fait appeler Dyna Rogne et cultive l'ambiguïté en fréquentant un personnage trouble appelé U.Stakov, aussi bien que Chris Karmer, un policier qui traque les opposants à Internet. Mais Karmer est assassiné. Entre cette mort brutale et le mystère qui entoure Irina, Camille remet en question sa réalité mais reste loin de soupçonner la vérité.
Au début des années 1980, deux groupes New-Yorkais vont permettre au courant no wave de prendre un nouveau tournant : Sonic Youth et Swans. Si les premiers ont su s'imposer avec le temps comme des piliers du rock indépendant américain, les seconds, réunis autour de l'imposant Michael Gira, ont mené une carrière parsemée d'albums d'exceptions et d'échecs commerciaux retentissants. Swans et le dépassement de soi retrace le parcours hors normes de Michael Gira et de ses collaborateurs, de leurs débuts bruitistes d'une radicalité outrancière à leur reformation en 2010. Aujourd'hui, avec une musique à la portée chamanique, faite de boucles sonores obsédantes, ils sont plus que jamais portés aux nues par la critique musicale pour l'exigence de leur recherche esthétique. Entre analyse musicale et récit historique, ce livre nous plonge dans la scène musicale du New York d'après la déferlante punk afin de comprendre la quête sonore de ces musiciens pour qui la beauté ne se résume pas à une jolie mélodie.
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