Ce livre défend une thèse provocante: notre avenir, écrit Vilém Flusser, sera avant tout affaire de "design". En effet, le design représente la confluence d'idées nouvelles empruntées à la science, à l'art, à l'économie et à la politique. C'est de façon apparemment toute naturelle que des éléments hétérogènes s'y combinent en un réseau complexe de relations. Dans des essais, des conférences, de courts textes en prose, Flusser étudie la situation actuelle et le style de l'époque à venir, son design. L'éventail est largement ouvert: ce volume comporte des réflexions sur les plans de câblage des ordinateurs et la fin des villes, des remarques sur la forme à donner aux fusées et aux parapluies. Il rassemble les textes de Vilém Flusser sur le design: considérations d'ordre phénoménologique sur notre environnement quotidien qu'il domine, gloses ironiques sur des objets et scénarios d'avenir, empreints d'une noire cruauté. Biographie de l'auteur Vilém Flusser, né à Prague en 1920, mort en 1991, émigre en 1940 et, après un passage par Londres, s'établit à Sao Paulo. Après avoir rempli des fonctions de direction dans l'industrie, il enseigne à l'université de Sao Paulo, à partir de 1959, la philosophie des sciences, et y devient en 1963 professeur de philosophie de la communication. Il a passé la fin de sa vie à Robion, en Provence. Nous avons publié de lui: Pour une philosophie de la photographie.
Nombre de pages
93
Date de parution
29/10/2002
Poids
134g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782842421458
Titre
Petite philosophie du design
Auteur
Flusser Vilém
Editeur
CIRCE
Largeur
119
Poids
134
Date de parution
20021029
Nombre de pages
93,00 €
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Le présent essai part de l'hypothèse qu'on peut observer deux coupures fondamentales dans la culture humaine depuis ses origines. La première, qui s'est produite vers le milieu du deuxième millénaire av. J.-C., peut être appelée" invention de l'écriture linéaire "; la seconde, dont nous sommes témoins," invention des images techniques ". Il se peut que d'autres coupures du même genre se soient produites dans le passé; mais elles ont échappé à notre prise. Cette hypothèse va de pair avec le soupçon que la structure de la culture est sur le point de connaître une transformation fondamentale. Le présent essai s'efforcera de justifier ce soupçon.
Une histoire de l'humanité vue du côté du Malin, écrite par le sociologue Vilem Flusser. Ou comment le diable n'en fait qu'à sa guise en nous poussant vers les sept péchés capitaux. Une allégorie ironique qui décrit notre monde moderne...
Ce livre, qui réunit plusieurs essais ou "esquisses phénoménologiques", propose des sources originales d'éveil philosophique : on y procède, comme chez Husserl ou Heidegger, à une mise entre parenthèses de nos habitudes, tout en rappelant que "pour atteindre la profondeur, il n'est pas nécessaire de voyager loin", ni même "de quitter son environnement le plus proche et le plus habituel".
L'homme n'est pas un animal communautaire comme le sont les abeilles ou les fourmis, communiquer avec d'autres hommes ne paraît pas aller de soi. C'est pourquoi la théorie de la communication n'est pas une discipline rattachée aux sciences naturelles. La communication entre les hommes relève de procédés artificiels ; elle recourt aux inventions ingénieuses. Il en ressort que la théorie de la communication est à ranger parmi les disciplines qu'il est convenu de qualifier d' "humaines" : qui ne lui sont pas "naturels" . Il se trouve que s'il est avéré que l'homme ne communique pas "naturellement" avec les autres hommes (parler n'est pas le fait d'émettre des sons propres à notre espèce, comme il en est du chant pour l'oiseau, pas plus que le fait d'écrire n'est un geste naturel comme l'est la pratique de la danse pour une abeille). il nous est souvent donné d'entendre émettre l'opinion que l'homme est un animal qui vit en communautés et ne saurait vivre en dehors d'elles.
Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Rédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.
Si Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.