Après l'ère du soupçon, voici l'ère néolibérale, qui met le monde en coupe réglée, l'organise à sa façon, manage les " ressources humaines " comme elle gère matières premières et sources d'énergie. Face à une telle coercition, que peut la littérature ? C'était la question de Sartre dans les années cinquante, c'est à nouveau celle des écrivains contemporains. Évocations du monde du travail, romans d'usine et d'entreprise se multiplient sous la plume de François Bon, Didier Daeninckx, Thierry Beinstingel, Nicolas Bourriaud, Lydie Salvayre, Jean-Charles Massera, Michel Houellebecq... Mais s'agit-il encore d'engagement de la littérature en ce début de XXIe siècle, alors que les idéologies sur lesquelles fonder cet engagement se sont effondrées ? Une oeuvre qui parodie le discours néolibéral, qui recourt à la satire ou à l'ironie comme à autant de protestations désenchantées, qui met en scène des personnages licenciés, des délocalisations, sans construire de discours pour en rendre compte, peut-on la dire engagée ? Par delà la définition sartrienne de l'engagement, cet essai convoque le discours économique et managérial, les théories postmodernes et néolibérales auxquelles s'affronte la littérature actuelle. Il interroge sa manière d'en traiter, ausculte les formes nouvelles inventées à cet effet, et montre comment, entre implication sociale, posture d'auteur et dispositifs inédits, les écrivains inventent les voies d'une nouvelle critique sociale.
Nombre de pages
217
Date de parution
05/04/2013
Poids
362g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757404492
Titre
L'engagement littéraire à l'ère néolibérale
Auteur
Florey Sonya ; Meizoz Jérôme
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
362
Date de parution
20130405
Nombre de pages
217,00 €
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Florey Sonya ; Cordonier Noël ; Ronveaux Christoph
Qui considère aujourd'hui les structures de formation, les curricula de formation, les plans d'études, les attentes des enseignants, leurs pratiques effectives, constate les profondes mutations du statut, de la place et des usages de la littérature à l'école. Cet ouvrage cherche à nommer ces évolutions en s'appuyant sur plusieurs entrées. Certains auteurs considèrent le contexte surplombant les études littéraires : les conditions de formation ont pesé sur l'épistémologie de la didactique de la littérature et sur les fondements mêmes de l'acte de transmettre. D'autres chercheurs se penchent sur l'objet littéraire dans sa dimension praxéologique et analysent les orientations contemporaines dans l'interprétation littéraire, les oeuvres lues en classe et leurs différents supports, les dispositifs didactiques qui peuvent le mieux épouser les formes des évolutions spécifiques au début du XXIe siècle. Enfin, des didacticiens étudient les curricula de formation des maitres, afin d'évaluer si les cursus proposés aux étudiants sont des accélérateurs ou des freins dans la mutation constatée. Ce livre problématise ainsi ces diverses facettes de l'enseignement de la littérature, en variant les points de vue et en associant des orientations littéraires, didactiques, sociologiques et historiques. Il intéressera autant les lecteurs qui souhaitent cerner plus précisément les enjeux de l'enseignement de la littérature à l'école aujourd'hui que les praticiens qui désirent renouveler leurs gestes professionnels.
La didactique du français ne peut faire l'économie de penser les effets des nouvelles technologies sur sa discipline et sur l'enseignement, au risque soit de perdre son adéquation au réel, soit de manquer d'un recul critique nécessaire pour se prémunir d'éventuels effets dommageables. L'enjeu de cet ouvrage est d'explorer, de part et d'autre de la frontière scolaire, traditionnellement étanche, les jeux de circulation et d'innovation qui en marquent la rénovation. Dans un premier temps sont regroupés des articles qui mettent au jour le renouvellement des pratiques enseignantes traditionnelles, la redéfinition de certains savoirs scolaires, la promotion du travail collaboratif, l'usage inédit des hyperliens et l'exploration de la multimodalité. Dans un second temps, plusieurs articles étudient les pratiques communicationnelles sur les réseaux sociaux et les plateformes de sociabilité numérique, ainsi que le possible usage de celles-ci pour établir des liens plus serrés entre l'école et la vie des élèves, voire d'imaginer de nouvelles voies d'actualisation du savoir et de la culture, à même de garantir la transmission, au coeur des ruptures induites par ces nouveaux médias eux-mêmes.
Lorsqu’une loi, un impératif ou une norme semble incorrecte d’un point de vue moral, devons nous y obéir aveuglement ? Lorsqu’une directive est imposée et que celle-ci nous semble déraisonnable, sommes nous contraints de nous y plier ? Selon Henry David Thoreau, la réponse est non ! Dans cet ouvrage, traduit dans le Français de Maupassant, l’auteur nous donne son point de vue tranché quant à la nécessité de désobéir aux grandes instances lorsque les directives imposées sont contraires à nos valeurs et mettent en péril notre ‘’humanité’’. Malgré sa parution en 1849, les thèmes et questions abordées dans cet ouvrage restent d’actualité et peuvent sans mal s’appliquer aux problématiques que nous rencontrons encore à l’heure actuelle dans notre société. Désobéir serait donc, parfois, la solution la plus convenable face à l’absurdité de nos gouvernement.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Face à de nombreuses crises internationales et à des évolutions dangereuses - citons ici seulement la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient ainsi que la montée générale du populisme de droite, du nationalisme et des régimes autoritaires en Europe et dans le monde - la diplomatie culturelle française et allemande, portée par des instruments et institutions différents comme l'Institut français et le Goethe-Institut, se voit confrontée à de nouveaux enjeux et défis. Quels sont les nouveaux instruments, quels les échecs et les succès ?
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Dans la continuité du tome 1 qui retrace l'histoire de l'université de Douai-Lille de 1562 à 1968, ce second volume présente, en sept chapitres abondamment illustrés, les principales évolutions de cette institution de 1968 à nos jours. L'université de Lille, ses quatre facultés et ses instituts, se réorganisent en application de la loi Faure de novembre 1968, donnant naissance à trois universités : Lille 1, Lille 2 et Lille 3. Ces trois entités font face à une seconde vague de massification de leurs effectifs étudiants et enseignants, qui nécessite de nombreux aménagements spatiaux. Les études sont profondément rénovées, développant de nouvelles filières plus professionnalisées, alors que la recherche s'affirme et se structure en laboratoires plus importants. La fusion de janvier 2018 crée ensuite une communauté de près de 80 000 membres, nécessitant de profondes réorganisations internes, mais rendant plus visible l'université de Lille à l'échelle nationale et internationale.