Georges Pompidou et une certaine idée de la France heureuse
Flonneau Mathieu ; Manigand Christine ; Robin Emil
PETER LANG AG
51,45 €
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EAN :9782807608450
« Les peuples heureux n'ont pas d'histoire ». La citation est peut-être trop connue, elle n'en conserve pas moins tout son intérêt car, lorsque Georges Pompidou s'exprima en ces termes, il figea par la même occasion une part de ce que la mémoire collective conserve de son septennat tronqué. Sans doute en aurait-il conçu une légitime fierté et également serait-il interloqué par certaines lectures contestataires et à charge faites désormais de cette période. Les historiens, censés donc, selon ses souhaits, ne pas avoir trop de travail avec cette période, se trouvent désormais placés au contraire devant l'exploration de ce qui semblait aller de soi. L'empirisme et le subjectivisme du questionnement s'effacent devant l'identification d'indicateurs dits « sérieux ». En la matière, l'histoire des représentations s'adosse au chapitre d'une solide histoire des modernités matérielles. Il reste que l'on ne tombe pas amoureux d'une croissance économique et que le bonheur national n'est pas que la somme de vies heureuses égoïstes et insouciantes... L'analyse de la place laissée par un Président, certes en majesté, mais discret et non intrusif, permet de réinterpréter les canons d'un bonheur privé susceptible d'être ressenti par chaque citoyen. Ce dont la France pompidolienne hérite, ce qu'elle porte de neuf, de durable, ce qu'elle rend plus accessible et ce qu'elle va léguer par la suite, voilà les perspectives que ce livre entend explorer au cours d'une réflexion collective nourrie par la confrontation avec des acteurs.
Nombre de pages
304
Date de parution
01/11/1991
Poids
367g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782807608450
Titre
Georges Pompidou et une certaine idée de la France heureuse
Auteur
Flonneau Mathieu ; Manigand Christine ; Robin Emil
Editeur
PETER LANG AG
Largeur
210
Poids
367
Date de parution
19911101
Nombre de pages
304,00 €
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Agrandissement de soi-même" (Dino Buzzati), l'automobile a permis l'exaltation de l'individualisme. Elle a aussi enfanté une religion moderne et créé une riche culture dont le déchiffrement mérite le détour. Qu'elle soit appréciée ou au contraire perçue comme une absurdité voire une catastrophe, l'automobilisation du monde au XXe siècle n'en possède pas moins sa logique. En cheminant dans la sphère du rêve automobile et de ses icônes, en auscultant les évolutions et les déclinaisons de la pratique de l'art de conduire, en analysant les représentations de l'objet automobile et sa diffusion planétaire dans toutes les strates de la société, cet ouvrage propose au lecteur l'histoire culturelle d'une technique universelle. Depuis la fascination exercée par les toutes premières autos jusqu'à la servitude des embouteillages doublée d'insupportables deuils routiers, c'est à une véritable analyse de la civilisation automobile que Mathieu Flonneau s'exerce ici. Par un patient voyage dans les lieux de mémoire automobiles, en illustrant son propos de nombreux documents iconographiques et de textes littéraires, Mathieu Flonneau plaide dans cet essai pour une histoire de l'automobile qui soit enfin celle de l'automobilisme, c'est-à-dire l'histoire de l'un des styles contemporains de l'homme et de la femme, écartelés entre l'individuel et le collectif, bref, l'histoire d'un authentique art de vivre. Biographie de l'auteur Mathieu Flonneau, agrégé et docteur en histoire, est maître de conférences à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne et au Centre d'histoire sociale du XXe siècle. Historien de l'automobilisme et de Paris, il co-anime un séminaire universitaire consacré à l'histoire de la mobilité.
Pendant la période des Trente Glorieuses, on assiste à la démocratisation de l'automobile qui devient un phénomène de société. Première industrie nationale, l'automobile fait l'objet d'une attention particulière de la part de l'État qui encourage son développement. Un nouvel urbanisme, de nouvelles infrastructures, une nouvelle mobilité, voient le jour. De nombreux modèles, des plus accessibles aux plus prestigieux, marquent cette période, s'appropriant les routes ? on assiste aux premiers embouteillages ? et les imaginaires à travers le cinéma ou la publicité. Plus de 300 documents iconograhiques accompagnent le texte historique.
Comment expliquer la popularité du football à l'échelle européenne ? Une des pistes pour répondre à cette question est d'étudier le rôle de l'Union des associations européennes de football (UEFA) qui n'a eu de cesse d'agir en vue de renforcer les échanges footballistiques au niveau européen. À partir du dépouillement d'archives inédites, ce livre répond à un vide historiographique en proposant de retracer la genèse et la formation de l'UEFA dans une perspective globale et qui privilégie le long terme. Nous défendons ici la thèse que la mise en place de cette organisation au milieu des années 1950 est un tournant dans l'histoire du football européen. Trois axes principaux complémentaires sont développés tout au long de cet ouvrage. Le premier traite du rôle de la FIFA (Fédération internationale de football association), puis de l'UEFA dans le développement d'une dynamique européenne du jeu. Le deuxième questionne la possibilité qu'ont les dirigeants du football de créer un organisme qui transcende les barrières de la Guerre froide (à sa fondation, l'UEFA compte une trentaine de pays européens). Finalement, le troisième interroge les raisons de la constitution de l'UEFA durant les années 1950 ainsi que le modèle d'organisation choisi par ses promoteurs.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.