Dans ses Souvenirs d'outre-Gaulle (Plon, 1979), l'amiral Flohic évoquait l'action publique et militaire du général de Gaulle. Aujourd'hui, il raconte l'homme qu'il a connu, afin d'en donner " une image différente de celle qui apparaissait en majesté sur les écrans de télévision ". Car " contrairement à ce que dit Malraux, je témoigne qu'il n'a cessé d'exister un Charles qui regardait agir le Général, l'encourageait et le jugeait ".C'est donc un de Gaulle familier dont on découvre les habitudes, les mots et les réflexions, sur fond de retour aux affaires, de drame algérien (" Cela ne vous fait-il pas l'impression d'un pays fini ? ", lui demande-t-il en 1960) ou de contestation sociale... dès le 28 avril 1968, à quelques jours de l'explosion, Flohic est le témoin de la lassitude qui s'empare déjà du Général et lui fait dire : " Cela ne m'amuse plus beaucoup ; il n'y a plus rien de difficile, ni d'héroïque à faire. "Seul témoin et organisateur de la " fuite " à Baden Baden le 29 mai 1968, il consacre à cet épisode de nombreuses pages. On y découvre un de Gaulle désemparé, qui n'hésite pas à solliciter les conseils de son aide de camp éberlué : " Que va-t-il se passer maintenant ? Que peut-on faire ? Maintenant que je ne suis plus sur le territoire français, le Conseil constitutionnel va constater ma déchéance ! "L'amiral Flohic sera enfin, avec Mme de Gaulle, l'unique compagnon de voyage du Général lors des trois mois qu'il passa en Irlande, en mai-juin 1969, après son retrait du pouvoir. Mais aussi, tout au long de la présidence, le témoin officiel ou informel de rencontres avec Kossyguine ou encore Kennedy, auquel il servit d'interprète en 1961.
Nombre de pages
156
Date de parution
08/09/2010
Poids
100g
Largeur
100mm
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EAN
9782809803853
Titre
De Gaulle intime. Un aide de camp raconte
Auteur
Flohic François
Editeur
ARCHIPEL
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100
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100
Date de parution
20100908
Nombre de pages
156,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre donne la parole à François Flohic, qui fut l'aide de camp du général De Gaulle. Il vécut avec lui les événements de 68 et la fugue à Baden, où eut lieu la rencontre avec le général Massu. La situation politique et sociale électrise le pays et De Gaulle échafaude une stratégie élaborée pour quitter le pouvoir par la grande porte de l'Histoire... Ce qu'il fera effectivement, après le referendum de 1969 rejeté par les Français. Levant le voile sur ces événements, le vice-amiral Flohic (aujourd'hui âgé de 97 ans) en livre les détails insoupçonnés dans un dialogue avec le journaliste José Lenzini. En fin d'ouvrage, il change d'interlocuteur : c'est avec Daniel Cohn-Bendit qu'il se replonge dans cette page de l'histoire.
François Flohic nous présente un Général âgé, inquiet pour sa famille, belliqueux et freiné par son fils et son Premier ministre. Il nous emmène avec lui dans la fugue à Baden, lieu de la fameuse rencontre avec le général Massu où tout pût basculer. D'ailleurs on constate que le monde a vraiment changé quand le Général cherche de son hélicoptère prési¬dentiel? une cabine télé¬phonique pour appeler Massu ! Témoin rigoureux et fin observateur, François Flohic relève et décrypte les signes de la stratégie que le Président échafaude pour quitter le pouvoir par la grande porte. Cinquante ans après, se replonger dans cette période et la regarder du point de vue de De Gaulle est absolument passionnant. François Flohic, né en 1920, est vice-amiral. Engagé en 1940 dans les Forces navales françaises libres, il sera l'aide de camp du général de Gaulle de 1959 à sa mort, presque sans interrup¬tion. François Flohic est mort en 2018, quelques mois seulement après la publication de cet ouvrage.
L'amiral Flohic avait évoqué l'action publique et militaire du général de Gaulle, dont il fut l'aide de camp. Ici, il raconte l'homme qu'il a connu, un de Gaulle familier dont on découvre les habitudes et les réflexions, sur fond de de drame algérien ou de contestation sociale, jusqu'à l'ultime voyage en Irlande en 1969. Aide de camp du général de Gaulle de 1959 à 1963, puis de 1965 à 1969, l'amiral Flohic raconte l'homme qu'il a connu, afin d'en donner " une image différente de celle qui apparaissait en majesté sur les écrans de télévision ". C'est un de Gaulle familier dont on découvre les habitudes, les mots et les réflexions, sur fond de retour aux affaires, de drame algérien ou de contestation sociale. Dès le 28 avril 1968, à quelques jours de l'explosion, Flohic est le témoin de la lassitude qui fait dire au Général : " Cela ne m'amuse plus beaucoup ; il n'y a plus rien de difficile ni d'héroïque à faire. " Seul témoin et organisateur de la " fuite " à Baden Baden, il donne à voir un de Gaulle désemparé, qui n'hésite pas à solliciter ses conseils. L'amiral Flohic sera enfin l'unique compagnon de voyage du Général lors des trois mois qu'il passera en Irlande, au printemps 1969, après son retrait du pouvoir. Témoin officiel de rencontres avec Massu, Kossyguine ou encore Kennedy, auquel il servit d'interprète en 1961, il livre un des derniers portraits rapprochés du général de Gaulle.
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