29 chercheurs de secteurs disciplinaires différents rendent hommage à l'universitaire et attestent dans le même temps du dynamisme de ses problématiques Dans cet ouvrage, 29 chercheurs de différentes disciplines rendent hommage à Jacques Walter, professeur en sciences de l'information et de la communication qui a dirigé le Centre de recherche sur les médiations de l'Université de Lorraine pendant plus de 20 ans. Ils prolongent ici ses travaux sur les processus de médiatisation des conflits et de médiation mémorielle et attestent du dynamisme de ses problématiques en lien avec les conflits du 20e siècle (Shoah, Résistance, Déportation...), les formes de témoignages (écrits "ordinaires" , oeuvres littéraires, documents audiovisuels...) et les carrières testimoniales. Mais aussi la Révolution culturelle chinoise, la radicalité militante, les attentats terroristes... Béatrice Fleury est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Lorraine, membre du Centre de recherche sur les médiations et co-directrice de la revue Questions de communication. Ses travaux portent sur les médiations mémorielles de plusieurs conflits du 20e siècle ainsi que sur les figures anonymes et les traces de faits. Arnaud Mercier est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris-Panthéon-Assas, membre du Centre d'analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias et chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations. Ses travaux portent sur la communication politique, le journalisme et les usages des réseaux socio-numériques. Angeliki Monnier est professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Lorraine et directrice du Centre de recherche sur les médiations. Ses travaux de recherche portent notamment sur les usages des médias et les environnements informationnels en ligne.
Nombre de pages
493
Date de parution
07/03/2023
Poids
760g
Largeur
162mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782384510207
Titre
Temoignage, mémoire et histoire. Mélanges offerts à Jacques Walter
Résumé : Au cours de l'Histoire, l'aveu s'est déplacé de la sphère judiciaire (et/ou du christianisme) vers d'autres composantes sociales. Si bien qu'aujourd'hui, il se manifeste ou s'exprime en nombre d'occasions, ce dont attestent les contributeurs à ce dossier qui envisagent l'aveu dans ce qu'il a de structurant. En effet, qu'ils soient linguistes, spécialistes en études littéraires, historiens, chercheurs en sciences de l'information et de la communication, ces derniers montrent, à partir de l'analyse de textes - littéraires ou non -, de films - de fiction ou pas -, et/ou d'événements particuliers, que l'aveu témoigne du rapport qu'un groupe ou une personnalité entretient à son passé et à son avenir, en même temps qu'aux autres, c'est-à-dire à ceux qui en sont les destinataires. Mais, si plusieurs auteurs montrent comment l'aveu dit le vrai, d'autres montrent aussi qu'il peut s'en éloigner, ou faire accéder à une vérité autre que celle que son auditoire pourrait en attendre.
En 2012, en France et en Algérie, mais selon des dispositions différentes, on a commémoré les soixante ans de la fin de la guerre d'Algérie. Côté français, l'événement a non seulement été très publicisé, mais il a aussi favorisé une importante médiatisation des paroles de sujets anonymes. Racontant " leur " guerre ou celle de proches, ces récits ont individualisé l'Histoire commune, montrant l'hétérogénéité du rapport à ce passé. Signés ou non, assortis d'un nom ou seulement d'un prénom, ces récits ont conforté l'idée selon laquelle le singulier et l'ordinaire peuvent eux aussi contribuer à l'écriture de l'Histoire. De la sorte et en conformité au traitement d'autres conflits, la guerre d'Algérie a été abordée selon une focalisation sur de paroles singulières. Un procédé présent auparavant mais amplifié à l'occasion de la commémoration. C'est donc à cette mise en perspective que Béatrice Fleury s'intéresse, retraçant entre 1959 à 2012, les parcours médiatiques de plusieurs personnalités anonymes qui, impliquées d'une manière ou d'une autre dans la guerre, ont été conduites à jouer ensuite un rôle testimonial significatif. S'attachant aux raisons pour lesquelles elles ont acquis - temporairement - un statut public, Béatrice Fleury tente de comprendre pourquoi, plus que d'autres, elles ont pu exemplifier des faits et faire passer des idées. Pour élucider les enjeux et contraintes de cette configuration associant privé et public, l'auteure s'intéresse aux circonstances qui ont fait et font qu'un anonyme sort de l'ombre et accède à la sphère publique. En traitant d'un témoignage et d'un témoin singuliers, elle retrace donc les facteurs relatifs à cette mise en visibilité et met en évidence le rôle joué par différents acteurs du champ social (journalistes, écrivains, historiens, membres d'associations et personnalités politiques).
A l'occasion des 20 ans de la revue, le comité de rédaction de Questions de communication pose 10 questions, chacune consacrée à une thématique d'actualité. En invitant deux chercheur·es à répondre à chaque interrogation, ce sont des approches complémentaires qui sont proposées et ouvrent des perspectives. Transversale et pluridisciplinaire, cette livraison spéciale aborde la communication sous plusieurs prismes : discriminations et violences, dispositifs participatifs, propagandes internationales, pandémie et stratégies de communication, environnement, espace/temps et travail, algorithmes, audiovisuel numérique, art et sciences sociales, matériel/immatériel.
Ce numéro explore la pair-aidance et le soutien social en ligne et ouvre un débat sur l'acceptabilité sociale des politiques et pratiques de la santé publique Dans le Dossier, les auteurs explorent les pratiques, les publics et les dynamiques du soutien social en ligne entre pairs. La rubrique Echanges initie une discussion autour des notions d'acceptabilité sociale et de santé publique. Les trois Notes de recherche étudient les enjeux du genre dans les pratiques professionnelles des communicants, la bulle de filtre dans les industries culturelles ainsi que la communication politique en tant qu'objet préconstruit. En VO accueille un article en langue anglaise sur les ressources du fact-checking à l'échelle européenne. Deux Focus proposent une lecture approfondie de Construire l'événement. Les Médias et l'accident de Three Mile Island d'Eliseo Véron et de Des machines, des plateformes et des foules. Maîtriser notre âge numérique d'Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee. Enfin, les Notes de lecture rendent compte de 60 publications.
L'ouvrage s'adresse à un public de chercheurs dans le champ des études urbaines et aux professionnels de l'aménagement (élus, techniciens en collectivité, agences d'urbanisme, architectes, etc.) L'ouvrage rassemble des contributions de sociologues, géographes et architectes qui s'intéressent aux dynamiques urbaines dans des villes petites et moyennes situées dans un "entre deux" entre urbanité et ruralité. Loin des métropoles, ces lieux peuvent être perçus comme en déclin ; ils sont néanmoins le support de pratiques sociales, culturelles et économiques variées. L'ouvrage permet de définir les petites et moyennes villes, leur histoire et les enjeux actuels qui traversent ces territoires entre attractivité résidentielle, économie locale, gouvernance, développement durable et transition en France ou ailleurs. Elsa Martin est maitresse de conférences en sociologie et membre du laboratoire Tetras (Université de Lorraine). Ses recherches portent principalement sur la sociologie des villes petites et moyennes et les politiques d'attractivité des territoires. Jean-Marc Stébé est professeur émérite de sociologie à l'Université de Lorraine. Ses recherches portent principalement sur la sociologie de la ville, de l'urbain et du périurbain.
Résumé : Surnommée "la fiancée du danger" ou "Marie casse-cou", Marie Marvingt (1875-1963) fut pionnière dans de multiples domaines. Parmi les premières femmes aviatrices, elle se distingua également comme championne omnisports (alpinisme, ski, natation, cyclisme...) et inventrice de l'aviation sanitaire ainsi que d'une technique de suture chirurgicale réduisant les risques d'infection. Après une vie d'aventures, elle parcourut le monde en tant que journaliste et conférencière, devenant une source d'inspiration pour de nombreuses femmes, à une époque où les modèles d'émancipation féminine étaient encore rares. Au fil des ans, cependant, le grand public oublia peu à peu Marie Marvingt, qui s'éteignit dans un relatif anonymat en 1963, près de Nancy, où elle avait passé la majeure partie de sa vie.
Ce numéro traite la pluralité au sens large. Il montre que celle-ci ne se résume pas à un appariement entre forme (marque du pluriel) et sens (pluralité correspondant à "plus d'un") et qu'elle présente une remarquable "épaisseur" : au sein d'une langue, la pluralité s'exprime par différents moyens tandis que les formes plurielles renvoient à plusieurs significations et référents (ensemble d'individus, tout constitué, partie d'un ensemble...). Cette polysémie permet de nombreuses réalisations sémantiques régulières mettant autant d'outils rhétoriques et discursifs à disposition : jeux sur la pluralité, argumentation par valorisation/dévalorisation du nombre, de l'unité ou de la diversité...
Survivre à sa propre mort : n'est-ce pas l'expérience la plus fantastique à vivre ? Survivre à sa propre mort : n'est-ce pas l'expérience la plus fantastique à vivre ? Si les "expériences de mort imminente" (EMI) sont de plus en plus médiatisées, on ignore souvent à quoi ont abouti les recherches à leur sujet. Cet ouvrage livre un historique (depuis le 19e siècle et des expériences qu'on n'oserait plus reproduire aujourd'hui) et un état des travaux. Il s'appuie sur plusieurs disciplines (médecine, neurosciences, philosophie...) pour combattre les idées reçues et soutenir une définition élargie et un nouveau modèle de compréhension du phénomène permettant une meilleure prise en compte de la diversité des expériences vécues et un meilleur accompagnement de leurs conséquences parfois difficiles. Renaud Evrard est psychologue clinicien, maître de conférences habilité à diriger des recherches en psychologie à l'Université de Lorraine et membre de l'Unité de recherche Interpsy. Ses travaux portent principalement sur les expériences vécues comme paranormales (ou exceptionnelles) d'un point de vue clinique, historique et anthropologique. Il a notamment publié Folie et paranormal : vers une clinique des expériences exceptionnelles (Presses universitaires de Rennes, 2014) et Phénomènes inexpliqués (HumenSciences 2023).