Publié en allemand en 1934, Genèse et développement d'un fait scientifique est l'un des textes les plus importants jamais écrit en épistémologie. Avec lui, Fleck inaugure ce qu'on appelle aujourd'hui la sociologie ou l'histoire sociale des sciences et entreprend d'élaborer une théorie de la connaissance qui sera reprise dans les années 60-70 par Thomas Kuhn. A partir du cas idéalement complexe de l'histoire de la syphilis et, plus particulièrement, de la " réaction " de Wassermann, Ludwik Fleck élabore une vision extrêmement originale de l'activité de recherche et de la production de nouveaux savoirs scientifiques. Fort de sa propre expérience de bactériologiste et d'immunologiste, Fleck montre que les " faits scientifiques " sont construits par des groupes de scientifiques qui définissent autant de " collectifs de pensée ". Chaque collectif possède un " style de pensée " spécifique, avec des normes, une conceptualité et des pratiques particulières. Fleck s'intéresse au fonctionnement du collectif, à l'incommensurabilité des faits scientifiques produits par différents collectifs, aux conséquences de cette incommensurabilité, ainsi qu'aux transformations des styles de pensée. La pensée riche et complexe qu'il propose intègre des analyses qui, portant aussi bien sur la psychologie des chercheurs que sur leurs techniques matérielles ou sociales, s'intéressant à la recherche médicale comme aux conditions de l'élaboration d'une théorie de la connaissance, rendent compte de la réalité de la production des savoirs scientifiques au moment où émergent les technosciences.
Nombre de pages
280
Date de parution
18/05/2005
Poids
374g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251430133
Titre
Genèse et développement d'un fait scientifique
Auteur
Fleck Ludwik ; Jas Nathalie ; Löwy Ilana ; Latour
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
374
Date de parution
20050518
Nombre de pages
280,00 €
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Publié en allemand en 1934, Genèse et développement d'un fait scientifique est l'un des textes les plus importants jamais écrit en épistémologie. Avec lui, Ludwik Fleck (1896-1961) inaugure ce qu'on appelle aujourd'hui la sociologie ou l'histoire sociale des sciences et entreprend d'élaborer une théorie de la connaissance qui sera reprise dans les années 1960-1970 par Thomas Kuhn. A partir du cas idéalement complexe de l'histoire de la syphilis et, plus particulièrement, de la "réaction" de Wassermann, l'auteur élabore une vision extrêmement originale de l'activité de recherche et de la production de nouveaux savoirs scientifiques. Fort de sa propre expérience de bactériologiste et d'immunologiste, Fleck montre que les "faits scientifiques" sont construits par des groupes de scientifiques qui définissent autant de "collectifs de pensée". Chaque collectif possède un "style de pensée" spécifique, avec des normes, une conceptualisé et des pratiques particulières. Fleck s'intéresse au fonctionnement du collectif; à l'incommensurabilité des faits scientifiques produits par différents collectifs, aux conséquences de cette incommensurabilité, ainsi qu'aux transformations des styles de pensée. La pensée riche et complexe qu'il propose intègre des analyses qui, portant aussi bien sur la psychologie des chercheurs que sur leurs techniques matérielles ou sociales, s'intéressant à la recherche médicale comme aux conditions de l'élaboration d'une théorie de la connaissance, rendent compte de la réalité de la production des savoirs scientifiques au moment où émergent les technosciences.
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