Flaubert Gustave ; Thibaudet Albert ; Silvestre de
FOLIO
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EAN :9782070462858
Extrait Pour mieux lire l'oeuvre Au temps de Gustave Flaubert Une période politique troublée Après la Révolution française qui a clos le XVIIIe siècle en abolissant la monarchie, le XIXe siècle voit se succéder différents régimes politiques : dès 1804, Napoléon, Premier consul, se proclame empereur. S'ensuit alors une période de grandes conquêtes militaires, source de fascination pour la future génération romantique qui saura entretenir cet élan révolutionnaire. En 1814, Napoléon abdique une première fois. La première Restauration, qui voit le retour des Bourbons, est interrompue par la période des Cent-Jours (1815), au cours de laquelle l'Empereur reprend le pouvoir et qui s'achève par la défaite de Waterloo. La seconde Restauration, après les Cent-Jours, rétablit la monarchie, et trois rois se succèdent jusqu'en 1848 : Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe. Mais le peuple français n'est pas en accord avec cette royauté qui peine à s'adapter aux évolutions d'une société en pleine révolution industrielle. La révolution de février 1848, à laquelle assiste Flaubert, au côté de nombreux écrivains et artistes de l'époque, instaure la IIe République ; Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, auréolé de la gloire de son oncle, est élu prince-président. Mais les espoirs seront vite déçus... Le 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte organise un coup d'État et, l'année suivante, il se proclame empereur. Le peuple français entre dans la période du second Empire, qui servira de cadre à de nombreux romans réalistes et naturalistes (par exemple Nana de Zola). Enfin, en mai 1871, Paris vit les épisodes sanglants de la Commune, révolte populaire provoquée en partie par la guerre franco-prussienne de 1870 (trame de fond de la nouvelle Boule de suif, de Maupassant). Au terme de ces conflits, la IIIe République voit le jour ; elle ne prendra fin qu'en 1940, au cours de la Seconde Guerre mondiale. Une société en pleine évolution C'est sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848), appelé «monarchie de Juillet», que la France commence son industrialisation. La vie politique se voit alors peu à peu dominée par les familles de la haute bourgeoisie, liées aux banques ou aux grandes entreprises ; ces bourgeois s'enrichissent de manière considérable grâce à la révolution industrielle, car ce sont eux qui possèdent les mines, les chemins de fer, les filatures, les commerces... À l'inverse, l'exode rural - les villes se développant très rapidement, les habitants des campagnes vont s'y installer - contribue à l'apparition d'une population urbaine ouvrière qui vivra dans des conditions misérables, décrites dans L'Assommoir de Zola, par exemple. L'argent devient la clé de voûte de l'édifice. Le Premier ministre Guizot instituera d'ailleurs le credo de cette nouvelle époque : «Enrichissez-vous !», tandis que les grands magasins et la publicité amorcent la création de la société dite «de consommation». La monarchie de Juillet est aussi marquée par un nouvel essor de la colonisation française, évoquée dans Un coeur simple par le départ de Victor pour un voyage au long cours (chapitre III). À partir de 1827, c'est l'Algérie qui est colonisée, au prétexte d'un coup d'éventail donné par le dey (régent) d'Alger au consul français I Le développement des chemins de fer aura une autre conséquence plus inattendue : l'essor des villes balnéaires sur les côtes normandes et bretonnes. Avec le nouveau concept de loisirs, dorénavant on vient aussi en bord de mer pour s'amuser, et non plus simplement pour profiter des vertus marines. En effet, dès le XVIIIe siècle, en Angleterre, l'idée que les bains de mer étaient bons pour la santé et qu'ils vivifiaient le corps s'était instaurée. Très vite, la bonne société française avait suivi cette mode anglaise, et les enfants malingres étaient envoyés dans le premier établissement de bains de mer, créé à Boulogne en 1790. À partir des années 1820, le phénomène s'amplifie encore. Les côtes normandes sont particulièrement appréciées car elles sont proches de Paris ; Deauville est créée au XIXe siècle par le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, et Trouville est mise à la mode par des peintres qui vont y séjourner. (...) --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Fille d'Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s'agit bien pour Flaubert de raconter l'amour brut qui l'attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires: beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d'une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux; d'autres au contraire s'enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d'évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d'étrange ne s'est pas effacé, mais l'évidence, s'est imposée d'une beauté jusqu'alors inédite en littérature ? la beauté d'une fable où la violence de l'Histoire se trouve somptueusement mise en scène.Collection Classiques dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.Édition préfacée, annotée et commentée par Jacques Neefs.
Un coeur simple, la première nouvelle de Gustave Flaubert est parue dans le livre Trois contes, publié en 1877. UN CoeUR SIMPLE EST AU DEPART UNE NOUVELLE DE GUSTAVE FLAUBERT TIREE DU RECUEIL TROIS CONTES, QUI RETRACE L'HISTOIRE D'UNE SERVANTE AU XIXE SIECLE, EN NORMANDIE, FELICITE DE SON PRENOM. Félicité qui a cinquante ans, est au service de Mme Aubain, veuve endettée et mère de deux enfants, qui a dû emménager dans une maison héritée de ses ancêtres à Pont-l'Evêque. Servante modèle, Félicité est entrée au service de Mme Aubain à l'âge de 18 ans suite à une déception amoureuse - l'homme qu'elle aimait s'est marié avec une vieille femme pour échapper à la conscription -. Félicité s'occupe des enfants de Mme Aubain, Paul et Virginie, âgés de sept et quatre ans puis Paul va quitter la maison pour suivre des études au collège de Caen. Félicité souffre d'abord de ce départ puis se trouve consolée par une nouvelle distraction : le catéchisme quotidien de Virginie. Mais la fille de Mme Aubain part bientôt poursuivre son éducation chez les Ursulines à Honfleur. Félicité va alors reporter son amour sur son neveu Victor qui s'engage pour un voyage au long cours dont il ne reviendra pas. Quelque temps après, Virginie meurt d'une fluxion de poitrine. Félicité, seule, voue alors une immense tendresse à Loulou, un perroquet dont on lui a fait cadeau. Suite à une angine, la servante devient sourde ainsi isolée du monde, elle ne perçoit plus que la voix de son perroquet quand un matin d'hiver elle découvre Loulou mort. Sa douleur est tellement grande que suivant le conseil de Mme Aubain, Félicité décide de le faire empailler. Après la mort de Mme Aubain, la pauvre servante reste dans la maison invendue qui se dégrade peu à peu. Ayant contracté une pneumonie, Félicité ne vit plus que dans l'unique souci des reposoirs de la fête-Dieu. Elle décide même d'offrir Loulou empaillé pour orner le reposoir situé dans la cour de la maison de Mme Aubain. Pendant que la procession parcourt la ville, Félicité agonise et dans une ultime vision, le Saint-Esprit lui apparaît sous l'aspect d'un gigantesque perroquet.
C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar" , lors d'une soirée organisée pour fêter l'anniversaire de la bataille d'Eryx contre Rome. Les mercenaires prennent part dans les jardins de leur général, Hamilcar. Echauffés par son absence et par le souvenir des injustices qu'ils ont subies de la part de Carthage, ils ravagent sa propriété. Le général Giscon tente, sans y parvenir, de calmer les barbares, qui veulent se saisir des coupes de la Légion sacrée. Au sommet du palais apparaît alors la fille d'Hamilcar, qui descend pour les tancer de leurs destructions, et les calmer.
Ce livre est un recueil de trois nouvelles: Un coeur simple, Légende de Saint Julien l'Hospitalier et Hérodias. Celui-ci témoigne d'une grande puissance d'évocation, qu'il s'agisse du portrait psychologique de Félicité dans 'Un coeur simple', de la violence des actes de Saint Julien, ou de l'atmosphère surchargée jusqu'au vertige d'Hérodias.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys
Refonte en version poche de Mémoire de mon enfance bretonne (978273735992-7). Roland Colin est le fils d'un émigré breton élevé au pays par Marig ar Rouz, son étonnante grand-mère qui a vécu trois guerres (1870, 1914-1918, 1939- 1945), découvert Buffalo Bill et ses Indiens à Brest en 1889, et est morte à presque 90 ans. Près d'elle, son petit-fils reçoit le précieux viatique de la langue et de la culture des racines. Pour le jeune adolescent, la guerre en Bretagne est une bouleversante épreuve, tempérée par la magie de la vie du terroir. A la Libération, Roland Colin monte à Paris, en quête d'un engagement social et professionnel dans un monde à rebâtir. Il entre à l'Ecole de la France d'Outremer où Senghor est son professeur. Négritude et Celtitude se comprennent alors comme alliance entre les identités et les solidarités nouvelles à construire. Ce livre est l'histoire d'un parcours fertile en expériences rejoignant les problèmes les plus vifs du temps présent.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.