Pauvretés esthétiques au XIXe siècle. Regards croisés franco-britanniques
Fix Florence ; Gillard-Estrada Anne-Florence
EUD
15,00 €
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EAN :9782364414372
Les grandes sociétés industrielles et libérales que sont le Royaume-Uni et la France au cours du XIXe siècle, en plein essor du capitalisme, connaissent une pauvreté urbaine, d'autant plus criante qu'elle contraste autant avec les idéologies du progrès et de l'effort qu'avec les aménagements hygiénistes des villes. La présence dans les rues de Londres et de Paris de mendiants, femmes perdues et enfants abandonnés, est documentée par la photographie naissante, débattue au parlement, étudiée dans des essais d'économie, de médecine, d'urbanisme. Elle est aussi partout dans l'art, par la peinture de genre, la gravure, les romans réalistes. Comment la dénonciation de la misère s'accommode-t-elle de son esthétisation ? Le regard empathique porté sur l'extrême dénuement sert-il ou dessert-il la charité privée, la mise en place de politiques de santé, l'aide de l'Etat aux indigents ? L'étude croisée de romans et de tableaux, en France et au Royaume-Uni, permet d'analyser le portrait de ces "bons" et "beaux" pauvres, remarquables sujets de fictions, que l'on se plaît à lire et à regarder.
Nombre de pages
194
Date de parution
17/05/2022
Poids
343g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782364414372
Titre
Pauvretés esthétiques au XIXe siècle. Regards croisés franco-britanniques
Auteur
Fix Florence ; Gillard-Estrada Anne-Florence
Editeur
EUD
Largeur
149
Poids
343
Date de parution
20220517
Nombre de pages
194,00 €
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Au XVIIIe siècle naquit le mélodrame, forme de théâtre alliant texte et musique, où les larmes n'étaient point tabou: car on pleurait alors, dans les salons et à la tribune de l'Assemblée, hommes comme femmes, dans la vie privée comme dans l'espace public. Les pleurs prouvaient la sincérité, et la rétention des émotions était suspecte. En deux cents ans, le signe de la sensibilité est devenu marque de sensiblerie et l'individu moderne, s'il s'épanche au téléphone, dans des blogs ou sur Facebook, ne pleure plus en public. La tentation des larmes perdure cependant, mais une sorte d'effroi devant l'émotion brute nous a incités à la reléguer dans le roman ou le cinéma, où elle est programmée. Ce livre, qui fait appel à des objets aussi variés que le théâtre de Pixérécourt, celui de Rostand ou d'Hugo, le film Titanic, la série des Twilight, le phénomène Bollywood, le succès de Love Story ou, avant lui, les films de Douglas Sirk, entend penser le "mélo" comme un plaisir des larmes et en suivre la trace et les motivations dans notre culture récente.
Dans le théâtre post-brechtien, l'accessoire agace ou fait sourire : on a tôt fait d'y voir une facilité, une complaisance à l'éclat superficiel, au mieux une virtuosité technique. Le "magasin des accessoires" semble un lieu patrimonial et suranné, dont seules les périodes plus anciennes savaient lire et comprendre le sens, souvent plus subversif qu'illustratif. Pour parler d'Histoire, notamment, l'objet serait somme toute devenu suspect : étendards, guillotines et autres portraits sortis des musées pour passer à la scène ne paraissent pas indispensables et l'on joue de plus en plus en costume de ville plutôt qu'en costume historique. Ce volume a tenu à revenir sur cette association hâtive mais tenace qui fait de l'accessoire dans le théâtre historique un outil un peu désuet et banal du grand spectacle : il est pourtant bien là dans nombre de dramaturgies de la modernité, faisant le bonheur de bien des metteurs en scène, de bien des comédiens... et de bien des spectateurs.
Le mot "théâtre" désigne tout à la fois une pratique et un lieu. Exercé par des professionnels ou des amateurs, il peut investir des espaces très divers ; édifice, il est souvent le point fort d'une ville et de son histoire architecturale. Lieux-repères, les théâtres favorisent l'échange, l'expression, la pensée et la mémoire. Ils contribuent à la construction de la citoyenneté et de la culture. Leurs affectations différentes, leurs changements de noms et de propriétaires, leurs programmations, leurs scandales et leurs succès écrivent, avec elles ou contre elles, l'histoire des villes. Ce sont ces diversités que cet ouvrage se propose d'aborder.
Résumé : Tueur en série, assassin de femmes vulnérables qu?il met à l?épreuve de la curiosité avant de les en punir, Barbe-Bleue est une figure de la violence conjugale que l?on retrouve, depuis Charles Perrault, sous diverses variantes au théâtre, au cinéma, dans la peinture occidentale comme en poésie et encore très récemment dans un roman d'Amélie Nothomb. Ce qui fascine, outre la brutalité des faits, c'est qu?une part de secret résiste à la compréhension : le "pourquoi" des meurtres et des pièges nous reste opaque. Serait-ce que Barbe-Bleue est en fait la victime, de la rumeur, de médisances, mais surtout de l'indiscrétion de femmes volages, incapables de lui laisser une part d'intimité ? Penser le secret de Barbe-Bleue, c'est interroger l'intimité, la confiance, l'interdit dans le couple occidental moderne.
Ce manuel d'initiations à la sociologie ne consiste ni à refaire une histoire des "grands" auteurs, ni à retracer et dérouler une histoire des idées. La première façon d'opérer comporte certaines limites, à commencer par celle de faire d'un penseur une sorte de héros isolé et mythifié. La seconde manière de faire s'intéresse moins à des êtres humains singuliers qu'à des systèmes, au risque de réduire l'épaisseur sociale et historique de la discipline à quelques idées vues comme flottant au-dessus de l'histoire. C'est pourquoi ce manuel propose de sensibiliser à la sociologie en partant de questions simples et directes que se posent beaucoup de nos contemporains, à commencer par celles relatives à la famille, l'identité, la culture, la déviance ou encore aux utopies, aux générations, au numérique et au genre. Ainsi chacun pourra s'exercer au raisonnement sociologique en abordant des questions de société qui correspondent à autant de chapitres pouvant être lus indépendamment. Il propose en outre un petit vade-mecum théorique pour s'y retrouver dans la galaxie des courants de pensée sociologiques. Holisme, interactionnisme symbolique, individualisme méthodologique, sociologie actionnaliste, sociologie pragmatique ou encore marxisme sont ainsi présentés dans leurs grandes lignes.