La Seine, mon fleuve. A cinq ans, j'y ai pour la première fois jeté, sous la surveillance attentive de mon père, une ligne eschée d'une larve de grande éphémère. L'eau y était, à l'époque, cristalline et verte comme l'émeraude. Que de perches musclées et batailleuses, à la peau rugueuse zébrée de vert clair et sombre, les nageoires rouges, sont venues finir dans notre bourriche au filet de lin brun, ce matin-là. L'aurore timide puis rose, blanche et bleue, le soleil vainqueur des légères brumes matinales, immense découverte pour moi, m'a offert l'amour du fleuve, si lent, si calme dans sa puissance, si limpide. L'âge venant, le canotage et le tourisme fluvial m'ont apporté leurs connaissances. J'ai ressenti, de Troyes à Honfleur, la beauté et la poésie de cette eau, de ces rives, de ces paysages. Puisse le lecteur partager avec moi les joies que m'a données ma Seine.
Nombre de pages
148
Date de parution
26/02/2016
Poids
190g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782310025416
Titre
Rêveries sur Seine
Auteur
Fischbach Jacques
Editeur
AMALTHEE
Largeur
148
Poids
190
Date de parution
20160226
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fischbach Franck ; Guilhaumou Jacques ; Löwy Micha
Le concept d'idéologie est entré dans le langage commun, mais il semble également avoir perdu beaucoup de sa signification. Alors qu'il était doté chez Marx d'une fonction fondamentalement critique (critique de la philosophie, de la religion, du droit, de l'économie), ses usages ordinaires sont aujourd'hui marqués par une certaine forme de dépolitisation. Ses usages savants (dans les sciences humaines) en héritent, dissociant à leur tour idéologie et critique de l'idéologie. Quel crédit accorder aux modalités philosophiques et sociologiques de l'éviction de la critique de l'idéologie ? Quelles sont les conditions et les formes d'une relance de la critique de l'idéologie ? Autant de questions qui présentent une certaine urgence au moment où les transformations de l'espace public politique et médiatique contribuent à conférer un nouvel intérêt à la question de l'idéologie.
A la source de ce livre il y a la conviction que certaines des évolutions les plus négatives des sociétés contemporaines confèrent une actualité nouvelle au concept d'aliénation selon la compréhension qu'en ont proposée des penseurs aussi apparemment éloignés l'un de l'autre que Marx et Heidegger : l'aliénation comprise comme privation de monde. Nos sociétés mondialisées sont paradoxalement celles où s'impose l'expérience d'une privation de monde sans précédent. Plusieurs dimensions de cette privation sont analysées ici, notamment l'expérience temporelle d'un présent éternel, l'épuisement de l'historicité et l'accélération frénétique des maintenant successifs. Quant au lieu où se joue originairement la privation de monde, Franck Fischbach soutient la thèse qu'il s'agit du travail dans la forme salariale qui est la sienne sous le capital et dont le caractère mutilant n'a cessé d'être amplifié par les plus récentes évolutions. C'est donc aussi d'une transformation du travail que dépend la possibilité d'un advenir historique de l'être de l'homme dans le monde.