La littérature et le cinéma ont souvent donné l'impression que le mythe du vampire était essentiellement masculin. De Lord Ruthven au mort vivant séducteur des romans d'Anne Rice en passant par l'immortel comte Dracula de Bram Stoker, la littérature, puis le cinéma nous ont présenté toute une galerie de héros - ou de ami-héros - d'outre-tombe particulièrement virils. Or, il ne faudrait pas oublier que les femmes vampires sont apparues dans l'imaginaire occidental bien avant Lord Ruthven et cela, dans un premier temps, par le biais de la poésie. " La Fiancée de Corinthe " dans le poème de Goethe, Gertldine dans " Christabel " de Coleridge, Oneiza dans "Thalaba le destructeur " de Robert Southey, "Lamia " et la " Belle dame sans merci " de Keats sont des femmes fatales dont le baiser est mortel, même si elles ne sucent pas toujours le sang de leurs victimes. C'est au cours des années 1820 que les vampires féminins à proprement parler vont faire leur apparition. L'un des deux premiers personnages de vampires féminins est sans doute Brunehilde dans la nouvelle d'Ernst Raupach " Laisse dormir les morts " (1823) qui ouvre l'anthologie, suivie par quatre récits représentatifs des plus " belles " histoires de femmes vampires (A. Crawford, M.E. Braddon, F.M. Crawford, X.L.). Un monde sépare en effet la femme fatale suceuse de sang des récits d'inspiration gothique du XIXe siècle et ces prédatrices modernes, ardemment féministes, qui luttent pour sauvegarder leur indépendance. Les nouvelles que nous avons choisies pour ce recueil sont des textes du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Jacques Finné les présente au fur et à mesure. Ce sont des classiques du genre, même si certaines d'entre elles sont peu connues du public français, voire inédites en France, comme " La Bonne Lady Ducayne " et " Un Mystère de la campagne romaine ". Elles donnent de la femme vampire une image très diversifiée, et nous espérons qu'elles sauront conquérir, sinon vampiriser, nos lecteurs.
Nombre de pages
213
Date de parution
03/06/2010
Poids
274g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782714310347
Titre
Les femmes vampires. Anthologie
Auteur
Finné Jacques ; Marigny Jean
Editeur
CORTI
Largeur
136
Poids
274
Date de parution
20100603
Nombre de pages
213,00 €
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Découvrez la Sérénissime telle que vous ne l'avez jamais vue, loin de ses clichés pour touristes d'un jour. Plongez dans Venise l'intrigante, l'ésotérique, la mystérieuse. Car tout peut arriver avec cette ville paradoxale, même le fantastique, surtout le fantastique. Elle a servi de décor à tant de carnavals, à tant d'amours mortes, à tant de meurtres atroces qu'une cohorte de fantômes, tristes ou vengeurs, glisse sur ses ponts, flotte sur ses canaux, vogue dans ses brouillards. Elle est si opposée à tout bon sens que le hasard n'y existe plus, que le burlesque porte des masques de drame, et le drame, des loups de burlesque. Cette anthologie rassemble dix-huit textes, en partie inédits, qui vont du XIXe siècle à nos jours. Ils sont autant de masques hilares qui tombent tout d'un coup pour révéler un visage en pleurs ou les traits atroces d'une goule, d'un vampire, d'un spectre... "Se perdre dans Venise" invitait déjà Henri de Régnier. Ces récits vous le permettront.
Parmi les écrivains victoriens (1837-1901) qui se sont frottés au surnaturel, la majorité sont des victoriennes : paradoxe apparent car si une femme dirigeait le plus grand empire du monde, les Anglaises n'avaient encore aucun droit mais seulement des devoirs. La femme dépend de son père jusqu'au mariage (souvent de raison) et de son mari, ensuite, La seule femme libre, dans l'Angleterre victorienne, c'est la veuve - après un deuil éprouvant de trente mois, il est vrai. Le sexe est couvert par l'ombre et le silence. Un extrême suscitant souvent son contraire, l'obligation de neutralité, de dignité, de presque indifférence expliquera le goût inavoué mais très solide des Anglai(se)s pour le dramatique, l'horrible, le sanglant, l'atroce, sous tous ses aspects. Bien moins célèbres que leurs confrères masculins, les Victoriennes, non seulement ne leur sont en rien inférieures mais ajoutent dans leurs récits cette subtilité caractéristique des Anglaises qui ouvrent déjà la voie à ces fameux flux de conscience dont Virginia Woolf sera la maîtresse incontestée. Il s'agit de dire, à mots couverts, de ressentir, nuque baissée ; quoi de mieux alors que le prétexte d'un genre dont le moyen, faire trembler, permet surtout de faire vibrer les régions secrètes, voire impudiques de l'âme, finalité de ces "ghost stories". Ce volume contient : Elizabeth Gaskell, L'Histoire de la vieille nurse ; Mary Braddon, Le Visiteur d'Evelyne ; Amelia Edwards, Salomé ; Rhoda Broughton, L'Homme au nez ; Elizabeth Lynn Linton, Le Destin de Madame Cabanel ; J.H. Riddell, La Vieille Mrs. Jones ; Vernon Lee, L'Amant fantôme ; Edith Nesbit, Les Hommes de marbre ; Clemence Housman, Fourrure Blanche ; Violet Hunt, La prière ; Margaret Oliphant, La fenêtre de la bibliothèque.
C'est à la suite d'une discussion avec Jean-Baptiste Baronian, grand spécialiste du fantastique, comme Jacques Finné, que celui-ci envisagea l'idée d'une recherche sur les mystifications littéraires. Une longue période d'accumulation et d'incubation fut alors nécessaire à Jacques Finné, pour prendre la mesure du phénomène, aussi vieux que la littérature elle-même. Ce livre est donc le fruit de nombreuses lectures, d'une longue réflexion sur la notion même de plagiat (Histoire, définition. défense, conséquence, sociologie) et sur des cas remarquables de mystifications littéraires : apocryphes, partiels ou intégraux, les affaires Rimbaud, le journal de Jack l'Eventreur, MacPherson, Mérimée, Adoré Floupette, Khayyam, les 1001 nuits, Lovecraft, le Necrononticon. les Protocoles des Sages de Sion... etc. De la mystification involontaire (avec Khayyam) aux mystifications pour rire, des mystifications intéressées aux mystifications de haine, Jacques Finné arpente un vaste territoire, celui de la littérature, que tous, mystificateurs ou non, ont rêvé d'investir.
La période dite victorienne correspond à l'apogée de la Ghost story au Royaume-Uni, comme aux Etats-Unis. Jacques Finné dans le prolongement du choix opéré dans Les Fantômes des Victoriennes, que nous rééditons simultanément, a retenu huit récits qui montreront, une fois encore, que durant le règne de Victoria les femmes écrivains n'avaient rien à envier à leurs homologues masculins. Les auteures retenues ont été plus ou moins célèbres, Gertrude Atherton, La femme et la Mort, (56 livres publiés), Gertrude Bacon, La grotte, (première en de nombreux domaines), Mrs. Alfred (Louisa) Baldwin, Sérénade muette, (dont les " aurait pu " jalonnent la vie), Mary Elizabeth Braddon, L'étreinte de glace, (romancière à succès, auteure de 90 romans et 150 nouvelles), Amelia B. Edwards, Une nuit dans la Forêt noire, (touche à tout de génie), Edith Nesbit, Le pavillon, (pionnière de la littérature pour enfants, où on la cantonne toujours), Margaret Oliphant, Le portrait, (pilier du Blackwood magazine et romancière reconnue), Mrs. Henry (Ellen) Wood, Dormir... peut-être rêver... (l'une des auteures les plus vendues et traduites de sa génération : cinq millions d'exemplaires). Si un bon nombre d'entre elles ont été très célèbres ou populaires, saluées par leurs confrères (Wilkie Collins, Henry James et bien d'autres) toutes mériteraient d'être tirées de l'oubli où elles sont tombées, et tout particulièrement Margaret Oliphant qui dans Le portrait retrouve la grâce dont La fenêtre de la bibliothèque témoignait déjà.
« Des bras contre du charbon ». Dans l'immédiat après-guerre, la Belgique cherche de la main-d??uvre pour exploiter ses mines. Elle scelle, en 1946, un accord avec l'Italie qui, en échange de l'achat prioritaire de charbon, enverra des milliers de jeunes travailleurs dans les mines belges.Originaire des Pouilles, Donato est l'un de ces ouvriers mineurs ayant tout quitté pour venir vivre et travailler au Pays noir. Ce livre raconte son histoire, ou plutôt il l'imagine à travers les yeux de Clio, la petite-fille de Donato, partie à la recherche de cette vie que son grand-père n'a jamais racontée.4e de couverture : « Des bras contre du charbon ». Dans l'immédiat après-guerre, la Belgique cherche de la main-d??uvre pour exploiter ses mines. Elle scelle, en 1946, un accord avec l'Italie qui, en échange de l'achat prioritaire de charbon, enverra des milliers de jeunes travailleurs dans les mines belges.Originaire des Pouilles, Donato est l'un de ces ouvriers mineurs ayant tout quitté pour venir vivre et travailler au Pays noir. Ce livre raconte son histoire, ou plutôt il l'imagine à travers les yeux de Clio, la petite-fille de Donato, partie à la recherche de cette vie que son grand-père n'a jamais racontée.Dans ce premier roman d'une extraordinaire inventivité langagière, Éléonore de Duve ravive tout un monde de sensations, de rencontres, d'existences entremêlées. Elle nous plonge, avec une prodigieuse force d?évocation, au c'ur de la jeunesse italienne de Donato, dans les collines lumineuses des Pouilles, jusqu'au noir sans fond de la mine. C'est une quête, aussi prudente qu'aimante, que Donato donne à lire : restituer la consistance d'une vie, en affirmant la capacité de la littérature à dire ce qui a été arraché et tu.Notes Biographiques : Éléonore de Duve est née en Belgique en 1989. Elle vit et travaille à Bruxelles. "Donato" est son premier roman.
L'expérience de la désorientation est au coeur de La Tectonique des Halles. Qu'est-ce que se perdre, et que perd-on exactement lorsqu'on se perd dans une ville - en l'occurrence Paris - que l'on connaît, aime et sillonne quotidiennement ? En prenant pour point de départ un moment où les repères habituels semblent tout d'un coup se brouiller, Guillaume Marie interroge la nature de ce rapport à la ville, à ses rues, à sa topographie, à ses cavités, à ses habitants humains et non-humains. Dans ce récit d'une écriture sensible et épurée, il nous plonge dans une flânerie entre les rives du souvenir, explorant la manière dont nos émotions trament les espaces que nous habitons.
Cette anthologie, confectionnée avec soin par Pierre-Georges Castex en 1947, est devenue un classique. Elle se donne pour mission de montrer la richesse du conte fantastique en France, rassemblant trente textes délectables, depuis les débuts (Jacques Cazotte, Charles Nodier, Théophile Gautier, Paul Gavarni...) jusqu'au tournant du siècle (George Sand, Gérard de Nerval, Guy de Maupassant, Guillaume Apollinaire...).