La thématique : Angoulême / la bande dessinée comme enjeu de pouvoir Le salon d'Angoulême est la queue de comète d'une longue campagne de valorisation de la bande dessinée en Europe francophone, amorcée en 1962 avec le Club des Bandes Dessinées. Le Club était une association Loi de 1901 née des lecteurs de la revue FICTION, composée de nombreuses sommités comme Alain Resnais, Francis Lacassin ou Evelyne Sullerot et ayant des antennes en Suisse, Belgique et Espagne. Par "valorisation" , il faut entendre la dimension immatérielle et matérielle, culturelle et commerciale, de ce moyen d'expression artistique. En janvier 1974, la bande dessinée est déjà reconnue comme un art à part entière, le 9ème, et elle représente un important marché dans le domaine du livre. Le salon d'Angoulême émerge en fin de ce long cycle. Malgré l'adjectif "international" affiché par les organisateurs dès sa naissance, il s'agit en réalité d'une version francophone du Salon italien de Lucca, qui préexistait depuis déjà huit années et dont les organisateurs avaient servi de parrains. C'est aussi la dernière action promotionnelle de la SOCERLID du Parisien d'origine corse Claude Moliterni. Cette société avait doublé puis enterré le Club des Bandes Dessinées. Moliterni, en charge de la Convention de (bande dessinée de) Paris depuis 1969, livre son carnet d'adresses à l'équipe du nouvel événement réunie autour de l'attaché culturel d'Angoulême, sans regret car il a perdu toute apparence de neutralité en vendant sa revue PHENIX à l'éditeur Georges Dargaud et en devenant son salarié. - "Est-ce que le terme de "Salon" utilisé pour la bande dessinée ne fait pas un peu trop "installé" ? ... Dans quel esprit avez-vous organisé ce salon ? " - "Le nom ? ! Vous savez, c'est toujours un peu pareil quand il s'agit de désigner quelque chose... Convention était déjà pris (nda : la Convention de Paris), Congrès et tout... on a pris Salon parce que ça ne veut rien dire et c'est parfait ! " Francis Groux au micro de la télévision nationale française (ORTF), lors du Salon d'Angoulême 1, Janvier 1974. "Aujourd'hui, le groupe ICON (International Comics Organisation) est devenu une maffia, rien ne peut se faire sans nous. Ce n'était pas du tout l'objectif de départ, mais ce sont les faits, certains l'ont compris à leurs dépends.
Il y a cinquante ans, à la mi-août 1969, se déroulait dans l'Est des Etats-Unis l'événement musical le plus considérable de la seconde moitié du XXe siècle : le Festival de Woodstock : un marqueur culturel majeur de l'époque contemporaine. Vivez ou (re)vivez l'histoire et les moments forts de Woodstock, grâce à ce magnifique objet BD, véritable déclaration d'amour au plus grand festival de tous les temps !
Quatre ans et à peine quatre disques pour écrire une légende. Surgie comme une météorite dans le ciel psychédélique des sixties et fauchée en pleine gloire, Janis Joplin, première rock star féminine, n'aura survécu ni à ses rêves ni à ses addictions. Cinquante ans plus tard, l'odyssée boulversante de la petite Texane en mal d'amour nous touche en plein coeur.
Ce serait un magazine comme on n'en aurait encore jamais vu. Une revue pleine d'audace et d'exigences, de romanesque et d'ambition. Nourrie de littérature, de rêves et de légendes. Ce serait un copieux feuilleton en images, qui brasserait personnages, drames et visions en une vaste épopée inédite, et dont chaque nouveau chapitre serait une autre promesse d'un grand festin d'histoires. Il y aurait Pratt et Tardi bien sûr, et puis Forest, Auclair, Manara, Comès et tous les autres... Ce serait une aventure en bandes dessinées. On l'appellerait (A Suivre). 24 entretiens avec les principaux auteurs ayant participé à la revue, 39 portraits de personnages et 11 pages d'hommages.
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.
Ce livre rassemble 130 dessins choisis et sous-titrés par l'auteur, répartis en six chapitres à la longueur exponentielle. Chaque chapitre crée une cohérence thématique, voire narrative, entre les images. Ce livre est dans la continuité des livres de Frédéric Poincelet publiés aux éditions Ego Comme X. Les amateurs retrouveront son amour du dessin et son univers intimiste. Paru en 2008, il reparaît 7 ans plus tard avec une nouvelle jaquette conçue et dessinée par l'auteur.