Etats civils en questions. Papiers, identités, sentiment de soi
Fine Agnès
CTHS EDITION
28,01 €
Épuisé
EAN :9782735506712
Chacun de nous hérite à la naissance d'un nom, de prénoms, d'un sexe, d'une nationalité et presque toujours d'une filiation, qui constituent les éléments de notre identité personnelle, notre " état civil ". Dans de multiples occasions de notre existence, nous avons à décliner ces éléments, gérés par une administration étatique, pour établir, par exemple, nos pièces d'identité. Quels sont les rapports entre cette identité instituée et le sentiment de soi ? Les auteurs des contributions, ethnologues pour la plupart et historiens, se sont attachés à analyser quelques lieux et situations particulières qui mettent en jeu des usages diversifiés de l'état civil en cas de changements d'état : état civil des étrangers immigrés, mais aussi des Français de l'étranger, changements de filiation, de sexe et de nom, gérés par les institutions judiciaires et leurs agents, les avocats et les juges. L'un des fils rouges de cet ouvrage concerne les changements de nom, dans le temps des individus et dans l'espace social, le nom des étrangers naturalisés français, celui des transsexuels qui changent de sexe à l'état civil, des religieuses ou des prostituées, noms inscrits sur autant de papiers, personnels ou familiaux, plus ou moins officiels qui, chacun, expriment les multiples facettes de nos personnalités.
Nombre de pages
335
Date de parution
23/10/2008
Poids
745g
Largeur
242mm
Plus d'informations
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EAN
9782735506712
Titre
Etats civils en questions. Papiers, identités, sentiment de soi
Auteur
Fine Agnès
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
242
Poids
745
Date de parution
20081023
Nombre de pages
335,00 €
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Résumé : Pourquoi le filleul porte-t-il le prénom de son parrain ? Pourquoi ne peut-on refuser un parrainage ? Qui choisit-on comme parrain de ses enfants ? Les liens qui unissent aujourd'hui les parrains et leurs filleuls n'ont plus grand-chose à voir avec la parenté spirituelle telle qu'elle a été modelée au fil des siècles par la doctrine chrétienne mais aussi par la coutume. Longtemps, le baptême a été assimilé à une autre naissance : la cérémonie _ à laquelle la mère ne participait pas _ scellait le destin du nouveau-né puisqu'elle lui ouvrait la vie éternelle en effaçant la souillure du péché originel. Tels des parents en second, parrains et marraines étaient censés transmettre à l'enfant une partie de leur personnalité. Ils lui offraient des cadeaux rituels, l'aidaient à devenir un homme ou une femme accomplis et le conduisaient jusqu'au mariage. A ces devoirs répondaient ceux du filleul, l'un et l'autre étant liés jusque dans l'au-delà. Les relations de compérage, qui unissaient les parents au parrain, ont disparu dans la plus grande partie de l'Europe avec la coutume de choisir parrains et marraines dans la parenté proche, mais elles restent vivantes dans les Balkans, en Italie méridionale et en Corse. Comparables à des fraternités rituelles, elles étaient l'occasion d'élargir les solidarités familiales en nouant de nouvelles alliances. Alliances d'autant plus indestructibles que la culture chrétienne a toujours considéré la parenté spirituelle comme supérieure à la parenté naturelle. Dès lors, enfreindre les règles de cette parenté, en particulier l'interdit de relations sexuelles entre compère et commère, revenait à s'élever contre le parrain du Christ, Jean-Baptiste : commettre " l'inceste spirituel " ne pouvait qu'attirer la colère du Ciel, comme l'illustrent d'innombrables contes et légendes. En mettant en évidence le sens des gestes, des rites et des croyances liés au parrainage, ce livre montre aussi comment l'Europe chrétienne a façonné la représentation traditionnelle de la parenté naturelle. Agnès Fine est professeur à l'Université de Toulouse-le-Mirail et chercheur au Centre d'anthropologie des sociétés rurales (CNRS/EHESS) de Toulouse.
Cette synthèse des faits démographiques français depuis la Première Guerre mondiale s'appuie sur des indicateurs simples et précis et les dernières publications de l"INED. Elle y ajoute une dimension historique des phénomènes démographiques contemporains."
Notre système onomastique, composé d'un nom de famille et d'un prénom, est le fruit d'une longue évolution qui a fait du "nom de famille" le support privilégié de l'identité d'appartenance et souvent un discriminant de celle des femmes par rapport aux hommes, ces derniers pouvant seuls le transmettre à leur descendance. Mais il est un autre élément du nom à savoir ce que nous appelons le prénom qui fut pendant des siècles le seul nom de l'individu, homme ou femme. Or ce nom propre donné à la naissance a pu signifier la moindre valeur des filles et donner également à voir une subordination des femmes. Que font les noms sexués aux personnes ? En quoi peuvent-ils avoir des effets sur la construction sociale du sexe ? Quand et comment les femmes ont-elles contesté notre système onomastique ? Ce numéro de Clio met en lumière les différentes formes de la subordination des femmes que traduit leur nom, aussi bien dans les sociétés européennes du passé que dans d'autres sociétés, ainsi que la révolution que constituent depuis les années 1970 les législations européennes égalitaires en matière de nom.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.