Chaque année, 22 millions de tonnes de terre sont excavées pour la construction de la métropole et l'extension des limites de Paris. Notre imaginaire collectif est imprégné de l'image imposante des terrils du Nord-Pas-de-Calais pour visualiser ce que représente le concept de " terres excavées ", comprendre à quelle prégnance visuelle, à quel enjeu environnemental on est possiblement confronté. Mais, ici, ce ne sont pas ici des terres noires extraites des mines de charbon, mais les terres diverses et colorées des soubassements des multiples travaux publics grands-parisiens, particulièrement celles provenant du percement des tunnels du Grand Paris Express. L'enjeu est triple. Tracer, trier, analyser toutes ces terres en mouvement ; rendre fertiles celles qui peuvent l'être ; enfin leur donner une destination en concertation avec les collectivités : parcs, bois, terrains de sport, terres agricoles en ville ou zones de libre développement et de biodiversité dans les champs. Anne-Marie Filaire a choisi de photographier le moment de la réception des terres, en parcourant les huit sites actuellement en gestation dans le Grand Paris. Les instants particuliers où les terres sont déversées et réparties, et où s'esquissent, avec les ingénieurs, les profils paysagers. Elle offre un regard documenté en replaçant les sites dans le cadre du grand paysage, naviguant entre les centaines de camions et les engins de chantier, repassant plusieurs fois pour rendre compte de la vie sur place les jours de boue, de brouillard ou de sécheresse. C'est un travail photographique précieux, qui s'attache à montrer un entre-deux du paysage, avant qu'il n'advienne à nouveau. C'est, dit-elle, " un travail sur l'avenir ". Ses photographies racontent la beauté intrinsèque des sites, la beauté de leur matière brute, lais révèlent aussi leur morphologie. Au-delà des enjeux purement techniques, la somme des terres amassées est aussi, pour un artiste, un objet possiblement poétique, hors du temps, un univers temporaire qui s'effacera pour laisser place à un nouveau paysage. De ce point de vue, c'est aussi un livre d'artiste, qui révèle les nombreuses connexions avec l'art contemporain, en particulier le Land Art.
Nombre de pages
232
Date de parution
17/09/2020
Poids
804g
Largeur
182mm
Plus d'informations
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EAN
9782373680478
Titre
Terres. Sols profonds du grand Paris
Auteur
Filaire Anne-Marie ; Eveno Claude ; Mogno Laurent
Editeur
DOMINIQUE CARRE
Largeur
182
Poids
804
Date de parution
20200917
Nombre de pages
232,00 €
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Si le travail dA´Anne-Marie Filaire constitue avant tout un témoignage de sa présence dans des pays où se déroulent conflits et révolutions, elle a choisi de montrer ici des images intimes. Ce cahier signale des moments de sa vie familiale et parisienne entre ses différents voyages. LA´accent est mis sur la nécessité de sA´éloigner pour créer. Ces images intimes signalent les aller-retour, les absences, et la présence auprès de sa famille et définissent sa biographie.
Filaire Anne-Marie ; Bloch Géraldine ; Bailly Jean
Résumé : Édité à l'occasion d'une exposition au MuCEM de mars à mai 2017, cette monographie révèle l'ampleur et la force de l'oeuvre d'Anne-Marie Filaire. Une oeuvre dense, engagée, aussi rigoureuse qu'emprunte de poésie. C'est 20 ans de travail, de son Auvergne natale jusqu'aux poudrières du Moyen-Orient qui sont présentés ici.
Contrairement à d'autres effets du changement climatique qui ne sont pas vécus de manière tangible à grande échelle, l'élévation du niveau de la mer est un indicateur visible et implacable du réchauffement climatique, dont les conséquences se font sentir à l'échelle mondiale. Quelques-uns sont encore sceptiques, mais rien ne permet de nier que l'élévation du niveau de la mer, renforcée par les tempêtes et les ondes de tempête, provoque érosion, inondations, dislocations et entraîne des dommages catastrophiques le long des côtes, et bien à l'intérieur des terres. L'élévation du niveau de la mer est aussi un facteur de déstabilisation des marchés financiers et immobiliers, en particulier à cause du renchérissement des coûts d'assurance. Le livre se présente comme une sorte d'enquête pour montrer, d'une manière frappante et concrète, les perturbations environnementales, économiques et sociales liées à la montée des mers. L'auteur a documenté la côte est américaine (du Maine à la Floride) et le Golfe du Mexique (de la Floride au Texas) à titre d'exemple de notre vulnérabilité au changement climatique. Les images illustrent les différents états des territoires survolés au cours de différentes saisons, avant et après la survenue d'événements météorologiques majeurs (tempêtes, ouragans), lorsque la géographie et le paysage changent de façon spectaculaire. Alex MacLean a établi une liste de thèmes à photographier : les espaces naturels, et leur peuplement désordonné, les moyens de défense publics ou privés, mais aussi les projets d'infrastructure côtière tels que les aéroports, les centrales nucléaires, les autoroutes et les usines de traitement des eaux usées. La liste comprend également des zones naturelles telles que les " forêts fantômes " asphyxiées par les infiltrations d'eau salée. Pour raconter cette histoire, il était aussi important d'équilibrer le récit des risques et des destructions avec une vision plus positive. Le livre fait donc également état des stratégies de résilience comme les systèmes naturels pour dissiper les ondes de tempête, ou les aménagements de parcs et de " terres de conservation " pouvant accepter les eaux de crue sans subir de dégâts durables, toutes stratégies qui ont pour nous valeur d'exemple alors que la prise de conscience du phénomène de la montée des eaux n'est pas encore est loin d'être acquise en Europe. Le livre est introduit par une brillante prise de parole de Bill McKibben, un des acteurs majeurs de l'activisme en faveur du climat.
Résumé : Le dialogue entre professionnels et étudiants est une donnée pédagogique essentielle dans de nombreux pays, mais il reste exceptionnel dans l'enseignement supérieur français. D'où le grand intérêt porté à la démarche des " Ateliers de création urbaine " initiés par la région Île-de-France depuis 2008. Il s'agissait de réunir des étudiants en fin de cycle et de les confronter aux enjeux urbains régionaux, tout en leur laissant une entière liberté d'expression et de jugement. Il en est sorti un éventail très large de contributions, parfois optimistes, parfois sombres, voire catastrophistes. La richesse des propositions repose sur l'hétérogénéité des équipes, aux profils de cursus très différents (universités, écoles d'architecture et de paysage, mais aussi écoles de design, de commerce et de sciences politiques). Le livre Panorama offre une sorte de digest de toutes ces propositions réunies autour des thématiques récurrentes au cours des 6 sessions : les territoires interstitiels et délaissés, les nouvelles formes de commerce possible liées à l'eau ou aux circuits courts, les nouvelles formes d'agriculture urbaine, les gares réaménagées comme de véritables quartiers de ville, etc. Dans un des textes du livre, l'architecte Yves Lion se remémore l'extraordinaire convivialité ? la dimension théâtrale, même ? et la spontanéité qui ont présidé à tout ce travail et mené à un panel de propositions quelquefois des plus iconoclastes, comme la construction de tours de 1000 mètres de haut pour densifier les villes, la montée des eaux vue comme une opportunité à saisir, les robots appelés à gérer les supermarchés en zone sensible, entre autres. L'effervescence était réelle, les contingences oubliées, d'où l'extrême dynamisme intellectuel et graphique dont ce livre rend compte.
Résumé : La reconstruction a permis aux villes ravagées par la Seconde guerre mondiale de retrouver un visage avenant. Rebâties rapidement sur leurs propres ruines, ces villes de l'après-guerre ont, pour une large part, été conçues " sur mesure ". Mais sur une nouvelle mesure, celle de l'environnement citadin. Plus généralement, les villes se reconstruisent sans cesse sur elles-mêmes pour répondre à des besoins qui évoluent. Les données changent sous l'impulsion d'enjeux renouvelés : l'impératif d'économiser de l'énergie, la révolution numérique, les interconnexions de transport, l'évolution vers un habitat éco responsable. Ancrées dans leur territoire et leur culture, tendant à s'affirmer socialement équitables, économiquement viables et écologiquement soutenables, les villes du xxie se pensent durables ; elles requièrent des architectures adaptées pour répondre aux défis du monde contemporain. Construire et reconstruire la ville est plus que jamais d'actualité. D'où l'enjeu et la nécessité du " sur mesure ". L'ouvrage est conçu au même rythme que le montage de la manifestation, il sera donc disponible sur place à l'ouverture de la biennale le jeudi 22 septembre (pour une mise en librairie plus large début octobre). Il pourra donc bénéficier des retombées médiatiques liées aux nombreux cycles de conférences et débats qui réuniront architectes, urbanistes et paysagistes français et internationaux (Christian de Portzamparc, Michel Desvigne, François Grether, Winy Maas), également des philosophes et écrivains (Laurence Cossé, Maylis de Kerangal, etc.).
Son nom est flamand, sa vie parisienne. Thierry Van de Wyngaert est de ces architectes qui, peu publiés, ont néanmoins déployé une oeuvre d'une grande virtuosité, sur de nombreux équipements publics. Qu'il s'agisse de sièges administratifs, de centres d'archives, de programmes scolaires ou universitaires, il est sensible à la fluidité des parcours, à la flexibilité des espaces, à la lumière en abondance, pour un meilleur confort des usagers. Thierry Van de Wyngaert est de surcroît un architecte engagé à travers ses actions à l'Académie d'architecture qu'il a présidé.