Gonseth Marc-Olivier ; Laville Yann ; Mayor Grégoi
MEN
18,70 €
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EAN :9782880780319
Sous le titre Figures de l'artifice, l'équipe du MEN propose une réflexion sur le rapport que les sociétés de ce début du XXIe siècle entretiennent avec les technologies de pointe susceptibles de modifier dans un proche avenir la carte et les frontières de l'humain. Abordant tour à tour l'écart Homme-Homme, Homme-dieu, Homme-animal et Homme-machine, elle associe des figures choisies tant dans le domaine des pratiques sociales et des recherches scientifiques que dans celui des récits mythiques et populaires. Désir narcissique de remodeler les corps par une approche esthétique de moins en moins discrète, rêve démiurgique de donner vie aux objets et aux corps inanimés, pouvoir de pénétrer au coeur du codage génétique et d'en modifier la carte en mélangeant les genres, volonté obstinée de réparer et d'augmenter les ressources corporelles confrontées aux obstacles de l'infirmité et de la compétition, tentation de s'extraire du corps pour devenir pur esprit capable de pénétrer les réseaux d'information, telles sont quelques-unes des directions explorées par l'exposition et présentées dans cet ouvrage. L'exposition s'appuie pour ce faire sur le destin d'un personnage appartenant à la mythologie grecque, qui suit une trajectoire complexe dans le domaine de la recherche et de ses applications : Dédale, à la fois sculpteur, architecte, ingénieur, voire roboticien, ainsi que meurtrier impulsif et stratège roublard, sachant tirer parti mais également s'extraire de ses propres créations. Devenu nom commun, le dédale est aussi ce parcours initiatique que tout individu doit parcourir en affrontant ses peurs enfouies et ses espoirs déçus, et dont il ne croit s'évader qu'en développant de nouvelles aptitudes repoussant les contraintes de sa condition. Le coeur de l'exposition permet à cet effet de poser ouvertement la question du sens de nos parcours et de nos choix dans un contexte où l'instant présent et la navigation à vue tiennent lieu d'horizon mental et de mode d'orientation. Catalogue de l'exposition, cet ouvrage richement illustré est enrichi de schémas, de notes manuscrites, de photos et de plans conceptuels des différentes phases de conception de l'exposition.
Date de parution
30/07/2007
Poids
1 080g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782880780319
Auteur
Gonseth Marc-Olivier ; Laville Yann ; Mayor Grégoi
Editeur
MEN
Largeur
140
Date de parution
20070730
Nombre de pages
0,00 €
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Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...
Tandis que les médias charrient un flot ininterrompu de nouvelles apocalyptiques, l'équipe du MEN invite à se pencher sur la question de l'après, en collaboration avec des artistes et des chercheurs en sciences sociales. Richement illustré, le livre What are you doing after the apocalypse ? retranscrit fidèlement l'exposition du même nom qui revient sur la toile de fond de toutes les politiques de sauvegarde et de conservation : les événements dramatiques qui confrontent les sociétés humaines à l'oubli, à la perte et à la disparition.
L'idée centrale développée dans l'exposition Secrets - dernier chapitre de la trilogie consacrée au Patrimoine culturel immatériel - est que le secret constitue une modalité essentielle de la communication. En ce sens, il existe au moins autant pour informer que pour taire et son parcours tend vers la révélation partielle ou totale des contenus apparemment dissimulés. Objet de méfiance lorsqu'il opacifie le fonctionnement de puissantes institutions et leurs processus décisionnels, il est en revanche considéré comme indispensable lorsqu'il protège la justice, les médias, la sphère privée ou des intérêts personnels. Véritable clé de l'exposition du même nom, le livre Secrets révèle les lieux publics qui, en ville de Neuchâtel, ont abrité les mises en scène illustrant l'importance, la place et le fonctionnement du secret dans la vie quotidienne, à travers des champs aussi variés que l'économie, la santé, la religion, l'intime, le juridique, les médias ou les sciences. Cet ouvrage richement illustré fait la lumière sur les différentes réflexions liées au secret, proposées par l'équipe du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN). Il recense par ailleurs des articles rédigés par des ethnologues, anthropologues et historiens de renom qui invitent à poursuivre la réflexion sous un angle nouveau.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
L'expérience muséographique qui a donné lieu au présent ethnopoche constitue une première mondiale : un musée québécois, un musée français et un musée suisse s'associent pour assembler trois volets d'une réflexion ethnologique présentée au MEN en 1995, au Musée dauphinois de Grenoble en 1996 et au Musée de la Civilisation de Québec en 1997. L'équipe du MEN a choisi la voie pluridisciplinaire pour explorer les arcanes de la différence. Donnant carte blanche aux auteurs dont elle a sollicité la participation, elle a exploré en leur compagnie les limites du concept retenu, investissant l'écart qui sépare diversité et différence, description et jugement de valeur, science et sens commun, vie quotidienne et utopie. Dans son texte et dans ses marges, l'ouvrage ainsi constitué met à jour quelques particularités fondamentales de notre modernité, issues de la distance à la fois minimale et considérable qui sépare 0 de 1 : l'appel du vide, l'évanescence des signes, la perte des repères et l'hégémonie du virtuel.
Les musées ont-ils un "mal nécessaire" ? En même temps qu'ils prolifèrent de manière presque inquiétante et sous les formes les plus antagonistes, les musées, en ce dernier quart du XXe siècle, soulèvent des débats particulièrement animés. Si répandue qu'elle soit, l'institution procède d'une conception spécifiquement occidentale du temps qui passe, impliquant une dimension de l'espace nécessaire à son déroulement, à quoi s'oppose celle du temps qui dure des civilisations "archaïques" et "primitives" . Le repli nostalgique que manifeste la multiplication des musées est signe d'une angoisse face à l'avenir, d'où sans doute la crise qu'ils semblent traverser actuellement. Conservatoires incomplets et imparfaits d'un passé qui fuit, troublés par la perte de consensus du temps présent, impuissants à saisir le futur, ils subissent la critique tant des modernistes que des classiques.
Résumé : Dans cette arche de papier, ne seront sauvés ni un éléphant rose, ni une puce savante, ni un montre du loch Ness, ni un percheron invalide encore moins une vache laitière... Mais une blatte repoussante, un écureuil trop chéri, un porc réduit à sa carcasse, un ourson allaité au sein, un cochon d'Inde scientifiquement engraissé, un insecte comestible à défaut d'une pièce de boeuf à griller, une chauve-souris mystérieuse, un renard rivalisant avec son chasseur, un cheval prétexte, un scarabée à épingler et un chien familier... Et bien sûr, quelques savants, professeurs et chercheurs, ethnologues, naturalistes ou même collectionneurs ! Abordant sous plusieurs angles la relation homme-animal, les contributions des différents auteurs permettent de mieux cerner les rapports complexes qu'entretiennent ces deux mondes vivants, séparés mais étroitement solidaires. Ils dessinent une approche du droit à la différence et, en filigrane, posent la question si actuelle du spécisme.
L'ancêtre est un mort qui a réussi, au terme d'une sévère élection. Vie exemplaire, "bon" trépas, funérailles conformes ne garantissent nullement l'accès au panthéon et le droit au culte. S'ils manifestent une présence particulièrement frappante dans les sociétés non occidentales, les ancêtres ne hantent pas que les espaces exotiques et peuvent prendre des formes insoupçonnées. Dans un domaine qui offre encore tant de champs de recherches, où les nations attendent d'être réellement définies, place est ainsi ouverte à l'expression la plus large et à des auteurs de divers horizons, non seulement ethnologues et sociologues, mais aussi critiques littéraires, écrivains ou philosophes : Chacun révèle sa propre approche de l'ancêtre, mais tous nous rappellent que si nous voyons peut-être un peu plus loin ce n'est pas parce que notre vue s'est améliorée mais parce que nous avons pris appui sur nos prédécesseurs.