Monologues pour hommes. La chute de l'ange rebelle ; Le rescapé ; C'est à dire
Fichet Roland jean ; Horovitz Israel ; Rullier Chr
THEATRALES
14,00 €
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EAN :9782842603205
Avec ces monologues pour comédiens, Roland Fichet, Israël Horovitz et Christian Rullier racontent trois chemins d'hommes profondément différents qui font le point sur leur vie. L'Ange rebelle est né froid. Glacé par une mère, et gelé dans un Lieu. Sa parole marque son avancée, ou sa chute, vers le calme, vers l'ailleurs, vers son intérieur. Elle ponctue notre propre avancée dans sa chute, son calme, son ailleurs et son intérieur. Quelle qu'en soit la méthode, et quels qu'en soient les obstacles. Le Rescapé, lui, aperçoit la ligne d'arrivée et lutte pour atteindre enfin ce mirage qui sans cesse se retire à lui. Perpétuel épargné, il soliloque sur les étapes de son existence en attendant d'en finir. Le troisième, locuteur de c'est à dire, prend les mots pour prétexte à retracer sa route, et la bouche à témoin du parcours accompli. Premiers mots, gros mots, jeux de mots, mots du matin pleins d'espoir et mots du soir sans lendemain, mots qui piègent et qui mentent, mots à venir. La fin du chemin, un jour, ne pourra être alors que la lecture et la transmission de ses propres mots par un autre qui, ailleurs, dira "je" à sa place. Trois trajectoires, trois monologues, comme autant de partitions originales.
Nombre de pages
101
Date de parution
15/10/2009
Poids
146g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782842603205
Titre
Monologues pour hommes. La chute de l'ange rebelle %3B Le rescapé %3B C'est à dire
Auteur
Fichet Roland jean ; Horovitz Israel ; Rullier Chr
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
146
Date de parution
20091015
Nombre de pages
101,00 €
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Dans ces " Micropièces ", Roland Fichet joue avec les genres et les styles. Il explore plusieurs formes du théâtre avec pour seule règle la brièveté, la concision, l'épure. D'une écriture nerveuse, il invite à la découverte des petits riens de la vie, mais aussi à la flânerie dans les grandes questions universelles. Des pièces d'identité, des croquis, des silhouettes, des paysages, des dialogues, des chansons. " Des fantômes, de pauvres hères, des silhouettes aperçues par la fenêtre, saisies au vol. " Chaque petite histoire est " adressée à l'auditeur, au spectateur, écrite dans un souffle, dans un rythme. Pour le théâtre. Que ça. " Un véritable matériau dramaturgique à découvrir, tant pour le plaisir de la lecture que pour celui du spectacle.
Comment toucher commence dans un village du Congo, Maty-Ougourou. Niang Saho, le chef d'une bande de rebelles, a été trouvé mort un soir dans un petit bois et transporté dans une cabane de forestier. Mais à l'aube, son corps a disparu. Est-il vraiment mort? Ariane-Sylvie Sutter, Carina Rosquera, Dino Galice, Michaël Guür Keromnès, Esther Ikoli, Swana/Lou, Zo/Kris se divisent et se séparent. En pleine guerre intestine, Niang Saho a fondé une commune libre. Il veut mettre ses pas dans ceux de Che Guevara, présent au Congo en 1963. Mais bouleversé par son rapport aux ancêtres et aux femmes qu'il ne peut pas toucher, Niang Saho va devenir à Lagos, au Nigeria, un ministre de la parole d'un tout autre type. Tous les personnages marchent, voyagent en quête de leur corps amoureux, en quête du corps de l'autre, en quête d'un dévoilement. Des Africaines, telles des sentinelles du réel, se dressent à chaque frontière. Les membres de la bande se confrontent au mystère et au paradoxe des deux injonctions articulées tout au long de ce texte métaphysique: ne me touche pas/touche moi. Comment toucher est la troisième pièce du triptyque Anatomies. Les deux premières ont été mises en scène à Brazzaville au Congo et jouées en 2008 et 2009 dans dix pays d'Afrique. Roland Fichet met en scène Comment toucher en France en 2010 au Théâtre national de Bretagne, au Théâtre de l'Est parisien et au Théâtre du Pays de Morlaix.
Le monde rural a explosé. Il en reste plein de petits cailloux dans la langue, dans l'imaginaire, dans la politique, dans notre rapport au monde. Ce sont autant de grains de sable qui font dérailler la machine, qui décalent légèrement les dialogues, le récit, la langue. Ca dérape. Il y a partout des «fissures» pour reprendre un des titres de ces comédies.Quelquefois flotte autour de l'une ou l'autre comme un parfum d'ailleurs celtique qui nous remet en mémoire que l'auteur est né à deux pas de la forêt de Brocéliande.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.