
Philosophie N° 86, Eté 2005 : Wittgenstein, Recherches philosophiques (II)
Les Recherches philosophiques qui furent inlassablement remises sur le métier par Wittgenstein pendant les années quarante ont été publiées par G. E. M. Anscombe et R. Rhees en 1953, deux ans après la mort du philosophe. Elles se sont très vite imposées comme l'un des grands textes de la philosophie de la fin du XXe siècle. Dans la seconde livraison que nous leur consacrons, nous publions trois études. La première, signée par Paul Feyerabend, est un compte rendu substantiel - mais aussi critique - rédigé à la veille de leur publication. Elle montre que les Recherches proposent une théorie " instrumentale " de la signification qui n'est pas sans rappeler la position de Poincaré dans les Dernières pensées et qui induit une critique radicale de l'essentialisme et du psychologisme. Les deux autres sont signées par des philosophes contemporains. David Stern suggère de prendre plus au sérieux qu'on ne l'a généralement fait l'ami-dogmatisme foncier du dernier Wittgenstein et de considérer les Recherches comme un dialogue à plusieurs voix qui n'est réductible ni à un " plaidoyer pour une philosophie du langage ordinaire " ni à un ensemble d'objections sceptiques aux " usages philosophiques du langage ". Élisabeth Rigal, pour sa part, esquisse une lecture génétique du texte en prenant pour fil conducteur la question du vouloir dire et de l'intention et en tentant de déterminer ce qui sépare le point de vue du dernier Wittgenstein de celui du Tractatus logico-philosophiques et des textes de la période intermédiaire.
| Nombre de pages | 94 |
|---|---|
| Date de parution | 10/06/2005 |
| Poids | 118g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707319241 |
|---|---|
| Titre | Philosophie N° 86, Eté 2005 : Wittgenstein, Recherches philosophiques (II) |
| Auteur | Feyerabend Paul |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 118 |
| Date de parution | 20050610 |
| Nombre de pages | 94,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Contre la méthode. Esquisse d'une théorie anarchiste de la connaissance
Feyerabend PaulPassionné et provocant, ce plaidoyer pour un savoir libertaire, contre tout carcan méthodologique, se fonde sur une analyse minutieuse des coups de force qui ont fondé l'évolution de la science. Dévoilant les ruses de l'histoire des sciences, critiquant le dogmatisme caché des épistémologies modernes, Feyerabend renouvelle avec véhémence et humour le débat sur la raison. "Esquisse d'une théorie anarchiste de la connaissance", ce livre est maintenant devenu un classique de la philosophie des sciences.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,80 € -

La science en tant qu'art
Feyerabend PaulInitiateur de " l'anarchisme épistémologique ", opposé au carcan méthodologique qui enferme et réduit les infinies possibilités de la science, le philosophe Paul Feyerabend (1924-1994) a nourri une réflexion particulièrement riche et critique. Ses thèses ont rencontré un écho international et il a été fun de ceux qui ont contribué à la réévaluation de la " vérité scientifique ". Prenant le contre-pied de toutes les théories existantes, Feyerabend affirme que la science n'est pas, dans son processus de formation, un édifice rationnel, mais une discipline capable de travailler à partir de n'importe quel matériau - mythique, artistique ou politique - quitte à le rationaliser et à bâtir un véritable et nouveau mythe de la science pure. Au-delà de l'étude des rapports et des influences réciproques de la science et de l'art, Feyerabend démontre que la science non seulement est tributaire des arts et de son temps, mais qu'elle se développe aussi comme l'un des beaux-arts, dans une homologie de structure beaucoup plus que formelle. Cette thèse proprement révolutionnaire, source d'une véritable controverse philosophique, remet en question de manière passionnante les conceptions habituelles.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

Dialogues sur la connaissance
Feyerabend PaulRésumé : A travers ces dialogues imaginaires, surprenants et ironiques, entre qui croit savoir et qui sait ne pas savoir, Feyerabend amène à réfléchir sur la science et les préjugés, l'école et l'autorité, la médecine et l'astrologie, et bien d'autres thèmes cruciaux de la culture contemporaine. Feyerabend ne sépare pas la philosophie et la vie, car, pour lui, la philosophie est la vie. Et comme toute activité vitale, la connaissance, nous montre-t-il, se décompose et se recompose indéfiniment au fil de la communication - des idées, certes, mais aussi des sentiments, des passions, des désirs et des espoirs humains.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,50 € -

Tuer le temps. Une autobiographie
Feyerabend PaulAchevé quelques semaines avant la mort de Paul Feyerabend, voici un extraordinaire autoportrait de l'un des esprits les plus originaux de ce siècle. Philosophe des sciences, Feyerabend n'était pas un constructeur de théories. C'est une attitude résolument critique et la défense radicale d'un ironique "anarchisme épistémologique" qui ont fait sa renommée. Mais sa vie privée est restée méconnue; elle constitue pourtant une aventure emblématique de notre temps.Né à Vienne en 1924 dans un milieu modeste, Feyerabend narre avec une rare honnêteté l'expérience d'une jeunesse vécue sous le nazisme qui l'amènera dans l'armée allemande sur le front russe. Il y sera grièvement blessé et en demeurera infirme et impuissant à vie. L'après-guerre lui offrira l'occasion inattendue de découvertes intellectuelles (la philosophie), de passions culturelles (l'opéra) - et de rencontres multiples: de Ludwig Wittgenstein et Bertolt Brecht à plus tard Karl Popper, qui deviendra son maître, et, très vite, la cible favorite de ses attaques les plus vives.Critique sans égard pour la notoriété de ses adversaires, Feyerabend n'oublie pas d'être autocritique. Ses doutes et ses hésitations ne sont pas l'aspect le moins intéressant de sa trajectoire intellectuelle. Mais le plus étonnant sans doute, pour un esprit aussi actif, est le permanent sentiment d'ennui avec lequel Feyerabend affronte le temps, qu'il passe à tuer, nous dit-il en cet exceptionnel témoignage.Histoire d'une vie aussi riche en idées qu'en amours, et de rencontres avec le siècle (de l'Allemagne nazie à l'Europe moderne, en passant par la Californie des années 60), voici l'autobiographie d'un homme libre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Les Rites d'interaction
Goffman ErvingLa vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,00 € -

Stigmate
Goffman ErvingIl y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,00 € -

LES HERITIERS. Les étudiants et la culture
Bourdieu Pierre ; Passeron Jean-ClaudeSi l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.EN STOCKCOMMANDER17,00 €
De la même catégorie
-

Ethique à l'usage de mon fils
Savater FernandoRésumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".EN STOCKCOMMANDER15,90 € -

Nicolas Berdiaev (1874-1948)
Sollogoub Igor, Collectif , Dautais Philippe, FromStanislas Fumet essayiste de renom, dans sa belle préface au grand ouvrage de Berdiaev "Le sens de la création", écrivait : "L'esprit de Berdiaev, qui est la noblesse même - j'y insiste - se fraie des passages dans l'obscurité qui font étinceler des splendeurs où nous sommes habitués à ne rien voir" . Les organisateurs du présent colloque ne sauraient mieux dire la raison profonde de l'indéfectible attachement qui les lie au vieux Maître russe. En 2013, en introduction d'un précédent colloque, ils affirmaient ceci qu'ils tiennent à redire, car leur conviction demeure identique, à ceci près qu'elle s'intensifie chaque jour : "La pensée de Berdiaev - sur l'homme, sur Dieu, sur la vérité, sur la liberté, sur l'amour, sur la beauté, sur l'acte créateur -, est à même d'exploser sans retour les a priori conceptuels et les routines intellectuelles qui paralysent la pensée et la vie de nos contemporains. Elle est à même de leur ouvrir des espaces de méditation et de réflexion, de perception et de signification, de création et d'action dont ils n'ont pas la moindre idée". Oui, de découvrir la pensée du philosophe de Clamart a sauvé le grand historien Olivier Clément de "la nuit de l'âme" . Le voeu le plus cher de ce colloque c'est, qu'à son issue, chacun ait perçu que cette découverte est vraiment à même de réenchanter la vie.IndisponibleCOMMANDER22,00 € -

La plus belle histoire du bonheur
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge ArleLa vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,70 € -

La faiblesse du vrai. Ce que la post-verité fait à notre monde commun
Revault d'Allonnes MyriamRésumé : L'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,00 €
